Salomé Leclerc : entre le calme (magnifique) et la tempête (maîtrisée)

Photo courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin

Photos courtoisie Francos/Frédérique Ménard-Aubin

Si vous êtes abonnés à Facebook, il est possible que vous ayez vu passer depuis trois semaines le contenu publicitaire de Salomé Leclerc, où elle disait : « Je m’en vais me perdre sur un lac pour les prochains jours. J’espère que la pêche sera bonne. Je pose ça ici et au retour, je mets le cap sur le 18 juin. On se retrouve à l’Astral pour les Francos de Montréal. Yo ».

Par Philippe Rezzonico

L’annonce virtuelle a peut-être permis de grossir le volume d’amateurs qui était très imposant dans la salle de la rue Sainte-Catherine mardi soir, mais il était inutile dans mon cas. J’avais entouré la date du calendrier depuis l’annonce du concert.

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ROBERT en CharleboisScope : un festin pour les yeux, un régal pour les oreilles

Robert en CharleboisScopeMaudite tournée, tournée Doux Sauvage, Tout écartillé, Avril sur Mars, 50 ans 50 chansons et quelques autres… Quand tu as vu toutes les tournées de Robert Charlebois depuis 25 ou 30 ans, comment peux-tu espérer qu’il te surprenne encore?

Par Philippe Rezzonico

C’est la question que je me posais en début de soirée, jeudi, avant la première montréalaise de ROBERT en CharleboisScope à la salle Wilfrid-Pelletier.

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Joe Jackson: un magistral survol d’hier à aujourd’hui

Joe Jackson-TourIl y a peu de choses aussi subjectives que la perception que l’on peut avoir d’un artiste et de son œuvre. Et cela s’applique particulièrement bien dans le cas de Joe Jackson qui était de retour à Montréal, jeudi, afin de présenter sa tournée rétrospective Four Decade.

Par Philippe Rezzonico

Pour l’adolescent que j’étais à la fin des années 1970, Joe Jackson était le proverbial joker dans le jeu de cartes : une fougue similaire à celle du mouvement punk né quelques années plus tôt duquel il conservait l’essence, mais aussi un esthétisme pop, soul et même jazz, génial fourre-tout qui s’inscrivait à merveille dans un autre courant musical nommée new wave.

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La renaissance de Metric

Photo promotionnelle/Justin Broadbent

Photo promotionnelle/Justin Broadbent

Environ une heure après le concert de Metric au M Telus, dimanche, on a vu apparaître sur la page Facebook du groupe une photo prise en coulisses des quatre membres enlacés par Murray A. Lightburn, leader du groupe The Dears, qui avait amorcé la soirée.

Par Philippe Rezzonico

Sous la photo, on pouvait lire : « Merci Montréal pour la meilleure fin de tournée de tous les temps ». Le programme triple qui mettait en vedette Metric, July Talk et Lightburn était le dernier de la tournée Art of Doubt du quartette formé de Emily Haines (voix, synthétiseur), Jimmy Shaw (guitares), Joshua Windstead (basse) et Joules Scott-Key (batterie).

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Morrissey en voix et en mode plaisir

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Morrissey n’aime pas la chasse au phoque. C’est d’ailleurs la raison de son boycott du Canada où il n’avait pas donné un seul concert depuis 15 ans. Il n’aime pas la fourrure non plus. Il est contre la consommation de viande et pour la défense des animaux. Il chante d’ailleurs depuis 35 ans une chanson (Meat Is Murder) sur le sujet qui a fait époque.

Par Philippe Rezzonico

Ces jours-ci, Morrissey menace de poursuites le magazine Spin qui a écrit que ses positions politiques sont proches du fascisme et il pourfend la première ministre britannique Teresa May… Bref, il est égal à lui-même : il ne semble aimer personne, ce qui est assez courant chez lui. Il faut croire qu’il n’aime pas les groupes invités à faire des premières parties non plus…

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Un vendredi soir à Asbury Park : The Interrupters

The InterruptersASBURY PARK – Le soleil était aussi éclatant que le mercure était incroyablement chaud. Pas moins de 22 centigrades, vendredi, lors de mon arrivée sur le boardwalk d’Asbury Park, vers 17 heures. Ce que j’ignorais encore, c’est qu’il allait être beaucoup plus élevé dans cinq heures dans le Convention Hall.

Par Philippe Rezzonico

Il est vrai qu’il ne devait pas avoir lieu dans le célèbre amphithéâtre qui jouxte le bord de mer, ce concert du groupe de ska punk californien The Interrupters. Nous devions être de l’autre côté de Ocean avenue, au Stone Pony. Mais la popularité d’Aimee Interrupter (née Allen) et des frères Bivona a été sous-estimée et le nombre de billets vendus a contraint les producteurs à traverser la rue.

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Ariane Moffatt: petites mains, précieux spectacle

Ariane-Petites mainsIl y a quelques certitudes dans la vie comme la saison des REER et la présence de verglas sur les trottoirs à Montréal. Du nombre, la plus sympathique est clairement cette capacité d’Ariane Moffatt à franchir avec succès l’épreuve de la scène avec n’importe lequel de ses disques.

Par Philippe Rezzonico

En deux décennies, les albums d’Ariane Moffatt n’ont certes pas tous présenté la même facture sonore. Le plus récent (Petites mains précieuses) paru l’an dernier, plus intimiste, ne semblait pas d’emblée taillé sur mesure pour une rentrée montréalaise au MTelus.

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40 ans de Bauhaus avec Peter Murphy et David J

Peter Murphy«I do get bored, I get bored, in the flat Field! I get bored, I do get bored! In the flat field!»

Par Philippe Rezzonico

Debout derrière son batteur qui frappait ses peaux comme un forcené, Peter Murphy était aussi menaçant que grandiose, samedi, au MTelus, quand il a chanté avec hargne et puissance le refrain de la chanson culte de Bauhaus. Et, non, personne ne s’est ennuyé une seconde.

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12 + 1: la liste jazz 2018 de Frank

OursL’année 2018 vient de nous quitter et revoici le temps de dresser la liste de nos albums de jazz préférés, ou moins prosaïquement, mes prix Vigeant (nommés en l’honneur de mon gourou de la note syncopée).

Par François Vézina

Sans en être surpris outre mesure, les petites maisons de disque comme Act, Smoke Session ou autre Pi s’arrachent la part du lion, reflet de leur remarquable travail artistique. Par ailleurs, plusieurs grands musiciens américains ont continué de s’inspirer du hip hop, à la recherche d’une nouvelle source d’énergie.

De l’autre côté de l’océan, le jazz hexagonal, complètement décomplexé, maintient sa créativité. Et s’il y a un nom pour résumer l’année, je propose celui de la guitariste Mary Halvorson, dont le nom apparaît deux fois sur ma liste, et dont un troisième album, Code Girl, que je n’ai pas encore écouté, a aussi été salué par la critique.

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Les immortelles de Brian Wilson pour réchauffer le cœur et l’âme

Brian Wilson et Al Jardine et les succès des Beach Boys ont réchauffé le public montréalais. Photo Facebook Brian Wilson

Rob Bonfiglio, Brian Wilson et Al Jardine et les succès des Beach Boys ont réchauffé le public montréalais. Photo Facebook Brian Wilson

Que fait-on quand on vient de vivre le 22 novembre le plus froid de mémoire d’homme au Québec? Tu te diriges vers l’aéroport afin de t’envoler dans le sud. Et si c’est impossible, tu te diriges au théâtre St-Denis pour entendre Brian Wilson, Al Jardine et Blondie Chaplin interpréter le répertoire immortel des Beach Boys.

Par Philippe Rezzonico

Disons que le mercure digne d’un 22 janvier a pesé lourd dans cette affaire. Il y a 48 heures, je n’avais aucune intention de me présenter à ce concert. Primo, car tout le monde croyait que le passage de Wilson et de ses collègues il y a deux ans était bel et bien le dernier. A 74 ans, ce génie fragile qu’est Brian Wilson avait bien mérité de se reposer.

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