Jersey Boys : le théâtre de Frankie Valli

Frankie Valli et The Four Seasons. Photo courtoisie.

Le hasard a voulu que je voie Jersey Boys, le film de Clint Eastwood paru en 2014, quelques semaines avant Jersey Boys, le musical de Broadway créé en 2005, qui est de passage à Montréal pour une première fois cette semaine.

Par Philippe Rezzonico

S’il est évident que Eastwood a réalisé son film en respectant à la lettre la chronologie du spectacle, il est tout aussi clair que la production souvent didactique affiche une parenté plus marquée avec le théâtre que le musical au sens pur du terme.

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Les listes de Frank: les prix de 2014

Au début de la liste, en 2011, ce n’était qu’un jeu entre moi et mon pote Stéphane, parti s’établir, le traître, dans une petite ville du Nord de la France. Un classement sans classement. Un prétexte pour parler d’albums que j’aimais. Les prix Vigeant (du nom de l’ami qui m’a fait découvrir le jazz).

Par François Vézina

Cette année-là, on y retrouvait entre autres Pierrick Pédron et Ambrose Akinmusire (déjà), Miles Davis et Giovanni Guidi, Sonny Rollins et JD Allen, Youg Sun Nah et Bill Carrothers. Et même pour me moquer légèrement de lui, Wynton Marsalis. Keith Jarrett eut même droit à sa propre catégorie.

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Bilan spectacles 2014 : 20 grands moments et quelques dérapages

Stromae: un bombardement sensoriel constat. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin

J’ai vu des tas de bilans de disques au cours du dernier mois. Mais pratiquement aucun des meilleurs – ou pires – spectacles de l’année. Pourtant, désormais que la musique ne vaut plus rien (merci U2), c’est avec le prix parfois exorbitant des spectacles que le consommateur/amateur de culture se fait avoir ou pas.

Par Philippe Rezzonico

Heureusement, la majorité des artistes se prépare adéquatement et se donne sur scène. Cela mène à ce bilan très personnel de spectacles vus ici et ailleurs. Très majoritairement d’exceptionnels à excellents… mais avec quelques dérapages. On se souhaite une année du genre en 2015.

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The Franklin Electric: joli retour à la maison

The Franklin Electric au théâtre Corona Virgin Mobile. Photo Facebook The Franklin Electric/Daniel Lannegrace

Les anglophones ont un mot idéal pour décrire les spectacles présentés par The Franklin Electric ce week-end, au théâtre Corona Virgin Mobile: homecoming. La première prestation, livrée vendredi, était tout à fait dans le ton : un groupe, ses fans et un fichu de beau moment de musique.

Par Philippe Rezzonico

À plus petit échelle – quand même -, on ressentait la même chose que l’an dernier, également en fin d’année, quand Half Moon Run était venu boucler 12 mois de rêve au Métropolis.

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Beau Dommage: le retour aux origines

Michel Hinton, Réal Desrosiers, Pierre Bertrand, Marie Michèle Desrosiers, Michel Rivard, Pierre Huet et Robert Léger. Photo courtoisie Michel Pineault.

L’année 1974 fut celle de la parution du premier disque de Kiss, de Diamond Dogs de David Bowie et d’un long-jeu nommé Beau Dommage, premier album du groupe québécois du même nom qui allait marquer l’imaginaire collectif.

Par Philippe Rezzonico

En dépit de diversités sonores et stylistiques majeures, Kiss, Diamond Dogs et Beau Dommage ont un trait commun : ils sont tous nés à l’ère du vinyle. Pour les membres de Beau Dommage, la parution d’un coffret rééditant les albums du groupe quatre décennies après sa naissance est une belle façon de boucler définitivement la boucle.

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Le retour de la Diana pop

Diana Krall. Photo courtoisie.

L’été dernier, Diana Krall couronnait plus ou moins deux décennies de collaborations avec le Festival international de jazz de Montréal en s’offrant un spectacle monstre sur la place des Festival. L’an prochain, on la reverra dans un autre contexte.

Par Philippe Rezzonico

La Canadienne sera de retour dans la métropole le 29 mai 2015, à la salle Wilfrid-Pelletier, dans le cadre d’un concert somme toute intimiste après  sa prestation estivale devant une mer de monde.

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Bruce Springsteen 1979-1983 : la musique, l’œuvre et la vie

Sept albums – six avec son groupe fétiche et un en solo – échelonnés sur un peu plus d’une décennie : Bruce Springsteen The Album Collection Vol. 1 1973-1984, réédité en format compact et vinyle, mardi, se veut l’héritage du plus important auteur-compositeur et interprète américain depuis 40 ans.

Par Philippe Rezzonico

Pour ses fidèles de la première heure, ce coffret est l’occasion de revivre sa jeunesse en chronologie. Pour ceux nés plus tard, le boîtier se veut un livre d’histoire qui permet de découvrir un monument, comme on le fait encore de nos jours avec les Beatles ou Elvis.

Et pour ceux qui ont entendu ces chansons dans une salle de spectacle et dans un stade, ici ou ailleurs, l’écoute entière de cette œuvre n’est rien de moins qu’un cas de téléportation instantanée sur la route du tonnerre.

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Vincent Vallières: à chacun son disque

Vallières: l'art du disque à l'avant-scène. Photo courtoisie CCF/Jean-François Leblanc

J’étais rendu à Tapecul, la 14e chanson de Chacun dans son espace, quand j’ai rangé ma bagnole tout près du Lion d’Or, où Vincent Vallières allait livrer son spectacle « Face A » au Coup de cœur francophone. Et le trajet m’a rappelé à quel point j’avais aimé ce disque à sa parution, en 2003.

Par Philippe Rezzonico

Chanceux, j’allais pouvoir l’entendre intégralement dans quelques minutes – tout comme Le repère tranquille (2006) – en cette première de deux soirées thématiques où Vallières, Andre Papanicolaou, Michel-Oliver Gasse et Simon Blouin se proposaient d’offrir les quatre plus récents disques du sympathique Vincent, comme si on les écoutait sur un tourne-disque.

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John Fogerty : 1969 ou 2014, même intensité, même combat

Fogerty: une énergie aussi légendaire que ses chansons. Photo Facebook John Fogerty.

L’année 1969 fut celle où l’Homme posa le pied sur la lune, celle du bed-in de John Lennon et Yoko Ono à Montréal, ainsi que du festival de Woodstock. Mais ce fut aussi l’année prolifique où Creedence Clearwater Revival mit en marché trois albums nés de la plume de John Fogerty, l’éternel et increvable adolescent… de 69 ans.

Par Philippe Rezzonico

Vous ne me croyez pas? Vous auriez dû voir le début de ce spectacle, mercredi, au Centre Bell, où l’on voyait le Fogerty cuvée jeunesse chanter Born on the Bayou sur un écran de tissus qui, lorsqu’il s’est affaissé, a fait place au Fogerty cuvée 2014. Hormis la présence de la chemise à carreaux, on n’y voyait aucune différence.

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