Gala de l’ADISQ : Marie-Mai, Éric, Vincent et… Fred, grands gagnants

Vincent Vallières et son Félix de la chanson de l’année pour On va s’aimer encore. Photo Catherine Lefebvre

Marie-Mai est toujours la reine. Eric Lapointe est devenu le roi. Et On va s’aimer encore, de Vincent Vallières, est la chanson la plus populaire. Mais au-delà de l’identité des lauréats et du total de statuettes de chacun, ce 33e Gala de l’ADISQ a mené à quelques moments d’émotion pure et à des triomphes qui méritent qu’on s’interroge quant au mode de scrutin.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps qu’une chanson n’avait pas fait l’unanimité comme On va s’aimer encore. Public, critiques, tout le monde est d’accord. Son thème universel a contribué à son succès, certes, mais fallait encore l’écrire de cette façon… C’est d’autant plus mérité que Vallières, aussi travaillant que perfectionniste, s’était fait blanchir il y a quelques années, après avoir été en nomination quatre ou cinq fois.

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Le blogue du Gala de l’ADISQ

Marie-Mai en feu lors du numéro d'ouverture du Gala de l'ADISQ. Photo Catherine Lefebvre.

Vous étiez devant votre téléviseur 50 pouces ou devant votre ordinateur pour suivre le déroulement du 33e Gala de l’ADISQ ? Nous étions dans le hall du théâtre St-Denis II, transformé pour l’occasion en salle de presse. Finalement. C’est kif-kif. Nous aussi, nous étions devant des écrans…

Par Philippe Rezzonico

Outre les gagnants de cette cuvée 2011, on peste contre quelques choix discutables à notre goût, on se félicite de certaines de nos prédictions, on commente les performances et on vous montre tout ça en photos, avec la collaboration des collègues Catherine Lefebvre, Richard Bousquet et Frédérique Tiéfry.

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Booooouuuuuuhhhhhhhhh !!!!!

Vous en avez sûrement entendu quelques-unes dans des partys d’Halloween ce week-end, mais, le jour «  H », c’est lundi. On parle, bien sûr, des chansons d’Halloween ou des chansons dont le thème évoque cette fête particulière.

Par Philippe Rezzonico

Certaines chansons ont été créées avec ce concept en tête. D’autres sont devenues des titres liés à l’Halloween à leur corps défendant.

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Roger Hodgson, les yeux fermés

Seul, Roger Hodgson est royal. Avec un groupe, il est impérial comme on l'a constaté à la PdA. Photo courtoisie.

Lorsque Rick Davies a annoncé le retour sur scène de Supertramp au printemps, il était écrit en gros traits dans le communiqué que Rodger Hodgson n’était pas de l’équipée. Cinq heures plus tard, Hodgson, dont les spectacles prévus pour l’automne à Montréal étaient annoncés, a répliqué avec un communiqué de son cru disant qu’il n’était pas lié à cette tournée. Voyez-vous ça… Pour une rare fois en 30 ans, Hodgson et Davies étaient d’accord sur quelque chose.

Par Philippe Rezzonico

Au-delà du droit légal de Davies et de la qualité du Supertramp acclamé cet été au Centre Bell, au petit jeu des comparaisons, Hodgson ne va jamais finir deuxième. C’était déjà vrai ces dernières années, même quand il venait se produire dans un cadre minimaliste, avec son multi instrumentiste.

Vendredi et samedi, Hodgson – avec la même voix incroyablement haut perchée qu’à ses 25 ans – était de retour à la PdA avec un groupe. Oh, là, là…

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L’empire du Soleil, façon Chris Isaak

Vendu, suis-je. Même en regardant distraitement la photo de la pochette dont la silhouette cache une partie des néons. Pas grave. Je connais. J’ai déjà été aussi proche que Chris Isaak des lettres lumineuses qui clignotent « Memphis Recording Service ». Sun Records.

Par Philippe Rezzonico

En cette ère où tout le monde fait des reprises, je me demandais à quel moment Isaak allait se frotter au lointain passé. Déjà, quand gars et filles bavaient sur le clip de Wicked Game, où le jeune Chris et la Top model Helena Christensen se roulaient dans le sable, on savait que sa voix le prédestinait à interpréter ces classiques. D’autant plus qu’on savait que ces immortelles-là étaient la raison pour laquelle l’ex-boxeur a un jour voulu faire de la musique. Il l’explique d’ailleurs en long et en large dans le livret.

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Gala de l’ADISQ 2011 : Prédictions risquées et petites injustices

Le numéro de Marie-Mai fut le plus vitaminé du Gala 2010. Qui plongera dans la foule, dimanche soir? Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefevbre.

Gala de l’ADISQ, 33e du nom. Que vous soyez un fan invétéré de musique populaire, un amateur occasionnel, ou un simple curieux désirant quelques heures ou quelques minutes de divertissement, il y a de bonnes chances que vous soyez devant votre téléviseur, ordinateur, tablette numérique ou iPad, dimanche soir. Nous sommes tous comme ça : unis dans les grands rendez-vous culturels.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, on y remettra des statuettes à ce gala tenu au théâtre St-Denis et présenté sur les ondes de Radio-Canada. Des Félix, comme le veut l’usage. Seulement 12, toutefois, puisque 44 ont déjà été décernés à L’Autre Gala de l’ADISQ, ainsi qu’au Gala de l’Industrie, lundi dernier. C’est le propre des galas de musique, Grammy inclus. Trop de catégories, trop de nominations. Ça prendrait six heures à tout remettre en direct.

Donc, on embauche un animateur qui a fait ses preuves (Louis José-Houde, pour une sixième fois), on prépare des performances musicales (non, Arcade Fire ne sera pas du nombre, contrairement aux Garmmy et aux Junos) et on espère que les remerciements seront plus sentis que formels.

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John Mellencamp : entre l’ombre et la lumière

Un peu plus âgés que sur cette photo d'archives, John Mellencamp, Mike Wanchic et Dane Clark (à la batterie) ont livré une performance inspirée, jeudi, à la PdA. Photo courtoisie.

Ça fait plus de dix ans que l’œuvre musicale de John Mellencamp a atteint un autre niveau de maturité, celui de son âge : plus mélancolique dans le ton, plus sombre dans le propos et totalement conscient de sa mortalité. Ça n’a jamais été aussi évident sur scène que jeudi, dans la salle Wilfrid-Pelletier, ou l’ombre de l’Américain aura côtoyé de réels moments de lumière.

Par Philippe Rezzonico

Agé de 60 ans depuis trois semaines, Mellencamp ne fait plus des spectacles de « grands succès » depuis des lustres, mais il affichait une forme du tonnerre, jeudi. Aminci depuis son dernier passage au Centre Bell en 2008, fringué d’un complet – ça, je dirais que c’est l’influence de sa nouvelle flamme, l’actrice Meg Ryan -, Johnny avait la voix plus éraillé que naguère – il n’a jamais cessé de fumer malgré son infarctus de 1994 -, mais elle avait une puissance renouvelée.

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Gala de l’ADISQ: le virage grand public

Maxime Landry et Marie-Mai qui célèbrent en 2010 leurs nombreux Félix. Une image que l'on pourrait revoir pas plus tard que dimanche. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Lorsque les mises en nomination en vue du Gala de l’ADISQ ont été dévoilées il y a quelques semaines, deux proches ont noté que ce n’était pas une « grosse année ». Connaissant leurs goûts musicaux, ça voulait dire – décodeur requis, ici – que c’était une année « grand public ». Ils ont vu juste. Du moins, en partie.

Philippe Rezzonico

Là où ils font un peu fausse route, c’est que l’année en question, justement, y est pour beaucoup dans la perception qualitative. Les disques, DVD et autres spectacles en nomination doivent être parus ou présentés entre le 1er juin d’une année X et le 31 mai de l’année suivante. Bref, si l’artiste A et la formation B n’ont rien produit durant ces douze mois, ils sont absents des nominations.

Il y a des cas particuliers. Un artiste ou son gérant peuvent décider de ne pas mettre en lice un album paru, disons, quatre ou six semaines avant la fin de la période de mise en candidature (1). Ils pourront le faire l’année suivante s’ils le désirent, mais les ventes liées à l’album seront toujours comptabilisées sur une période maximale de 12 mois.

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Avril Lavigne : PPPP (*)

Avril Lavigne aura offert un spectacle chiche - une heure 25 minutes - et fade, au Centre Bell. Photo Catherine Lefevbre.

Après dix années de carrière, une artiste a généralement plus d’atouts dans son jeu : voix ajustée, catalogue de chansons garni, présence de scène affinée, etc. Quand je suis sorti du Centre Bell, mardi soir, au terme du spectacle d’Avril Lavigne, je me disais que j’aurais préféré revoir le DVD de sa première tournée offerte au même endroit en 2003.

Par Philippe Rezzonico

Aucune production scénique digne de ce nom, band en mode « pilote automatique», enchaînements bancals, pas d’énergie communicative, absence d’écrans: nous avons probablement assisté au spectacle le plus navrant livré par une artiste de statut international depuis des lustres. C’était chiche et fade.

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«L’Autre» Gala de l’ADISQ… Vraiment ?

Malajube a remporté le Félix dans la catégorie Album - alternatif. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

On le nomme «L’Autre» Gala de l’ADISQ. Celui de la différence. De l’audace. «L’épicurien. Le huis clos de la délinquance», comme le précisait l’animatrice Catherine Pogonat, lundi, au début de la soirée de remise tenue au théâtre St-Denis. Pourtant, au-delà de la qualité indiscutable des œuvres célébrées dans des catégories perçues comme étant «grand public», «pointues», ou «alternatives», c’est essentiellement la notoriété, la visibilité et le poids des ventes qui auront compté.

Par Philippe Rezzonico

Difficile de trouver des noms de groupes ou d’artistes plus connus ou populaires que ceux d’Eric Lapointe (Album – rock), Louis-José Houde (Album ou DVD – humour), Ginette Reno (Album – meilleur vendeur), Roch Voisine (Album – reprises, Artiste québécois – interprétation autres langues), Martin Petit (Spectacle – humour) et Arcade Fire (Album – anglophone) dans leurs catégories respectives.

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