Gala de l’ADISQ 2011 : Prédictions risquées et petites injustices

Le numéro de Marie-Mai fut le plus vitaminé du Gala 2010. Qui plongera dans la foule, dimanche soir? Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefevbre.

Gala de l’ADISQ, 33e du nom. Que vous soyez un fan invétéré de musique populaire, un amateur occasionnel, ou un simple curieux désirant quelques heures ou quelques minutes de divertissement, il y a de bonnes chances que vous soyez devant votre téléviseur, ordinateur, tablette numérique ou iPad, dimanche soir. Nous sommes tous comme ça : unis dans les grands rendez-vous culturels.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, on y remettra des statuettes à ce gala tenu au théâtre St-Denis et présenté sur les ondes de Radio-Canada. Des Félix, comme le veut l’usage. Seulement 12, toutefois, puisque 44 ont déjà été décernés à L’Autre Gala de l’ADISQ, ainsi qu’au Gala de l’Industrie, lundi dernier. C’est le propre des galas de musique, Grammy inclus. Trop de catégories, trop de nominations. Ça prendrait six heures à tout remettre en direct.

Donc, on embauche un animateur qui a fait ses preuves (Louis José-Houde, pour une sixième fois), on prépare des performances musicales (non, Arcade Fire ne sera pas du nombre, contrairement aux Garmmy et aux Junos) et on espère que les remerciements seront plus sentis que formels.

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John Mellencamp : entre l’ombre et la lumière

Un peu plus âgés que sur cette photo d'archives, John Mellencamp, Mike Wanchic et Dane Clark (à la batterie) ont livré une performance inspirée, jeudi, à la PdA. Photo courtoisie.

Ça fait plus de dix ans que l’œuvre musicale de John Mellencamp a atteint un autre niveau de maturité, celui de son âge : plus mélancolique dans le ton, plus sombre dans le propos et totalement conscient de sa mortalité. Ça n’a jamais été aussi évident sur scène que jeudi, dans la salle Wilfrid-Pelletier, ou l’ombre de l’Américain aura côtoyé de réels moments de lumière.

Par Philippe Rezzonico

Agé de 60 ans depuis trois semaines, Mellencamp ne fait plus des spectacles de « grands succès » depuis des lustres, mais il affichait une forme du tonnerre, jeudi. Aminci depuis son dernier passage au Centre Bell en 2008, fringué d’un complet – ça, je dirais que c’est l’influence de sa nouvelle flamme, l’actrice Meg Ryan -, Johnny avait la voix plus éraillé que naguère – il n’a jamais cessé de fumer malgré son infarctus de 1994 -, mais elle avait une puissance renouvelée.

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