Vigilant Vincent Vallières

Vincent Vallières a conquis son auditoire avec son spectacle intimiste Au coin de la rue. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

C’était bien et c’était bon. C’était Vincent Vallières, quoi. Et puis, vers le milieu de son splendide spectacle intimiste présenté vendredi à L’Astral, son musicien et ami, André Papanicolaou, a tiré sa révérence le temps de quelques chansons. Et là, on a découvert un nouveau Vallières.

Par Philippe Rezzonico

Vigilant, le Vincent. Il avait déjà le public dans sa petite poche depuis l’interprétation de Le temps est long, arrivée très tôt dans la soirée, qui a permis aux spectateurs de battre la mesure de cette chanson irrésistible.

Il avait charmé les fans de musique en nappant son Café lézard d’un harmonica déchirant et d’une guitare électrique qui semblait sortie d’une trame sonore d’Ennio Morricone.

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Karkwa : le last call

Martin Lamontagne, Julien Sagot, François Lafontaine, Stéphane Bergeron et Louis-Jean Cormier ont mené Les chemins de verre au bout de la route. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

La scène était quelque peu amusante dans la salle de conférence du Allstream Center, le 26 mars dernier, à Toronto. Karkwa venait de remporter le Juno remis à l’album francophone par excellence pour Les chemins de verre. D’ordinaire, ce prix remis au gala hors d’ondes n’intéresse que les médias francophones du Québec, ou presque. Mais cette fois, la donne était différente.

Par Philippe Rezzonico

En septembre 2010, Karkwa avait remporté à la surprise générale le prix Polaris remis annuellement au meilleur disque canadien, indépendamment du genre musical. Pour l’une des rares fois depuis l’instauration des Junos il y a de cela quatre décennies, les médias de la Ville-Reine connaissaient, ne fut-ce que de nom, le groupe francophone qui venait de s’imposer.

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Malajube atteint sa vitesse de croisière

Julien Mineau - que l'on voit aux FrancoFolies - et ses collègues de Malajube ont bien intégré les chansons de La caverne à leur spectacle. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Le mois de décembre est celui des bilans de l’année pour les journalistes, peu importe le secteur d’activité de prédilection. Sauf que cette semaine, c’est également la semaine des bilans pour un trio de groupes qui défilent en cascade au Métropolis. Premier en lice mercredi soir : Malajube.

Par Philippe Rezzonico

Contrairement à Radio Radio, vendredi, et à Karkwa, samedi, dont les performances vont clore des cycles créatifs, Malajube n’en était pas au dernier spectacle de la tournée de son album La caverne, son disque n’étant paru qu’au printemps. Mais c’était une bonne occasion de mesurer le chemin parcouru depuis le spectacle-surprise vu à L’Astral, cet été, dans le cadre des FrancoFolies.

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Disque d’or pour Karkwa : le quatrième fut le bon

Karkwa aura vu Les chemins de verre obtenir le statut de disque d'or. Photo d’archives. Courtoisie Alain Décarie

Ils l’ont eu. Finalement. Au quatrième disque. Qui plus est, à la toute fin de la présente tournée de l’album Les chemins de verre qui a mené le groupe de Montréal à Paris, tout en faisant de larges détours par New York et Saskatoon. Ce disque d’or, Karkwa ne l’a pas volé.

Par Philippe Rezzonico

On va le dire pour eux, vu qu’aucun des membres du groupe ne l’a souligné au micro mercredi après-midi au pub Saint-Elisabeth, lors de la remise de la plaque commémorative soulignant les 40, 000 exemplaires vendus de leur plus récent disque couronné d’un Félix, d’un Juno et d’un prix Polaris depuis septembre 2010.

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Quatre inédites de Metallica pour le 30e anniversaire

James Hetfield, lors du plus récent passage de Metallica au Centre Bell. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

Trente ans, ça se fête. Et Metallica en donne toujours plus à ses fans dans ces cas-là. A preuve, les quatre chansons inédites disponibles depuis ce matin via iTunes.

Par Philippe Rezzonico

Regroupées sur ce qui se nomme le Beyond Magnetic EP, les quatre titres (Hate Train, Just a Bullet Away, Hell and Back et Rebel of Babylon) sont des chansons non retenues pour l’album Death Magnetic, paru en 2008.

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Les Cowboys fringants: rodéo à Saint-Lazare!

Les Cowboys fringants ont célébré leurs retrouvailles avec leurs fans, samedi soir. Photo Pierre-Luc Daoust.

SAINT-LAZARE – Depuis La tournée montréalaise de 2002 et les escales aux Verres stérilisés, au Petit campus et au défunt Cabaret Music-Hall, je me disais qu’il fallait que je revoie les Cowboys fringants à la source, dans une salle intimiste, entouré d’inconditionnels. Quoi de mieux que le coup d’envoi de la tournée mondiale de l’album Que du vent, samedi soir, au bar Chez Maurice ?

Par Philippe Rezzonico

Ce n’est pas si loin, Saint-Lazare. Environ 45 minutes de Montréal. C’est néanmoins significatif d’aller voir un show des Cowboys dans un lieu où tu roules durant quelques kilomètres sur des routes de campagnes où il n’y a pas d’électricité. Cela fixe l’ambiance.

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Tonnes de flashs : la redécouverte du catalogue de Pag

Treize disques compacts dans le coffret. Ça en fait, des chansons à écouter… On l’a oublié parce que nous n’avons pas eu de nouvel album de Michel Pagliaro depuis 1988, mais il fut un temps ou Pag produisait des albums au rythme d’un ou deux par année.

Par Philippe Rezzonico

Tout Pag, ce Tonnes de flashs ? Pas tout à fait. Le plus ancien enregistrement, le 45 tours de J’ai marché pour une nation, remonte à 1969, tandis que le premier album réédité dans le boîtier remonte à 1971. Or, Pagliaro a commencé à graver des 33 Tours dès 1968.

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Toute une vie de Pagliaro en boîte

Michel Pagliaro ressort son catalogue qui dormait depuis des décennies. Photo courtoisie.

Il y a une quinzaine d’années, il ne voulait pas. Ça ne lui tentait pas. Il avait donc fait le minimum. Aujourd’hui, le temps presse, comme il le chante depuis quatre décennies. Cette année donc, on a droit à la totale. Tout Michel Pagliaro (ou presque) avec – enfin ! – une nouvelle chanson. Rencontre et redécouverte avec le parrain du Rock n’ Roll du Québec.

Par Philippe Rezzonico

En 1995, c’était la sortie de Hit Parade, compilation double d’importance, la première depuis l’avènement du disque compact. En entrevue à l’époque, j’avais demandé à Pag si une anthologie qui comprendrait des versions de spectacles, des chansons oubliées, des reprises et des prises alternatives n’aurait pas été plus intéressante. Il m’avait répondu qu’il ne voulait pas offrir des « crachats ». Ça m’avait drôlement frappé.

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La spectaculaire bande d’animation de Tintin

Le Tintin d'Hergé revu par Spielberg: comme si les bandes dessinées prenaient vie devant nos yeux. Photo courtoisie.

Un ami m’a déjà demandé pourquoi je m’intéressais aux films de super-héros. J’avais répondu qu’ils me permettaient de voir en chair et en os tout le mouvement que j’imaginais en lisant les Batman et Spider-man de mon enfance. Imaginez avec Tintin…

Par Philippe Rezzonico

Tintin, ce fut le premier héros grandeur nature et humaine, créé bien avant la bande de costumés américains.  Pour les petits gars nés au début des années 1960, lire Tintin était une évidence et un accès obligatoire vers le neuvième art. Tous les parents et amis en achetaient pour leur progéniture. Mon premier fut L’oreille cassée – pas le plus facile d’accès à l’âge de cinq ans -, mais déjà, j’étais fasciné par le mouvement implicite des vignettes.

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Ah! Jane…

Birkin qui chante Gainsbourg. Une affaire qui ne date pas d'hier. Photo d'archives.

Depuis qu’elle interprète son Serge, Jane Birkin nous a offert Gainsbourg sous diverses formes. Cette fois, le spectacle s’intitulait Jane Birkin & Serge Gainsbourg via Japan en raison de la présence de musiciens nippons. Au final, on arrive chaque fois au même immuable constat. Sur scène, Jane ne vit que par procuration afin de faire vivre son Serge le plus longtemps possible. Et c’est exactement pour ça que l’on y retourne sans cesse…

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, il y a des tas de variantes. Jeudi, dans le Métropolis, nous avions quatre – excellents – musiciens japonais pour seconder Jane qui a conservé son aura d’ingénue même si elle comptera 65 printemps la semaine prochaine.

C’est lors d’un passage au pays du Soleil levant, après le tsunami et l’accident nucléaire, que Birkin s’est liée d’amitié avec les artistes locaux avec qui elle avait donné un concert-bénéfice. C’est là qu’a germé cette idée de tournée revisitée de l’œuvre de Gainsbarre avec des musiciens asiatiques.

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