FIJM 2018 : 1, 2, 3, jump! au Saunapolis

Moment de danse obligatoire pour tous avec Jain. Photo Valérie Gay Bessette-Courtoisie FIJM

Moment de danse obligatoire pour tous avec Jain. Photo Valérie Gay Bessette-Courtoisie FIJM

En entrant dans la salle de la rue Sainte-Catherine sur le coup de 21 heures, le niveau d’humidité à l’intérieur m’a semblé aussi élevé que celui à l’extérieur, ce qui n’était pas peu dire. Et au nombre de spectateurs présents sur place, il fallait jouer du coude pour tenter de se frayer un chemin. Il n’y a pas de doute, Jain nous a fait revivre jeudi soir le bon vieux temps du Saunapolis.

Par Philippe Rezzonico

Le Saunapolis, c’était évidemment le surnom donné par les journalistes et les habitués du Métropolis il y a dix ou 15 ans, dès que le système de ventilation se portait pâle. Ce qui se produisait presque immanquablement dès qu’un spectacle affichait complet et qu’il était présenté en période estivale.

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FIJM 2018 : le jazz de tous les continents dans toute sa splendeur

Zakir Hussain, DAve Holland et Chris Potter-Photo Frédérique Ménard-Aubin-FIJM

Zakir Hussain, Dave Holland et Chris Potter-Photo Frédérique Ménard-Aubin-FIJM

A-t-on déjà vu André Ménard aussi élogieux en remettant un prix du Festival international de jazz de Montréal à un artiste de réputation internationale? Pas souvent. L’enthousiasme du cofondateur du festival était aux antipodes de l’humilité avec laquelle le tablaïste Zakir Hussain a accepté le prix Antonio Carlos-Jobim.

Par Philippe Rezzonico

En toute objectivité, les éloges étaient pleinement mérités tant le musicien originaire de l’Inde s’est illustré à la Maison symphonique mercredi, tout comme le contrebassiste anglais Dave Holland et le saxophoniste américain Chris Potter. Cette rencontre du jazz toutes les cultures et tous les continents a dépassé les attentes.

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Herbie Hancock : le passé au présent et le présent tourné vers le futur

Herbie Hancock: un phénomène à 78 ans. Photo Benoit Rousseau-Courtoisie FIJM

Herbie Hancock: un phénomène à 78 ans. Photo Benoit Rousseau-Courtoisie FIJM

Herbie Hancock aura droit à un coup de main de Thundercat pour son prochain disque à paraître sous peu. D’ici là, le public montréalais a pu voir les deux artistes s’exprimer sans retenue, lundi soir, au Festival international de jazz de Montréal, dans ce qui a été vraisemblablement le meilleur programme double jusqu’ici.

Par Philippe Rezzonico

En cette période caniculaire – un record de 1963 a été battu à Montréal lundi avec un mercure de plus de 35 Celsius -, des centaines de spectateurs présents à la salle Wilfrid-Pelletier étaient en tenue estivale.

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FIJM 2018 : jazz exploratoire, jazz classique

Le trompettiste Terence Blanchard-Photo courtoisie FIJM

Le trompettiste Terence Blanchard-Photo courtoisie FIJM

Jeune, Terence Blanchard a été influencé par l’œuvre de Miles Davis, comme tant d’autres trompettistes. Je n’ai pas cessé de songer à Davis, dimanche, durant le concert de Blanchard et de son E-Collective, au Monument-National. Je me disais que si Miles était vivant et en santé en 2018, il nous aurait peut-être offert ce genre de prestation.

Par Philippe Rezzonico

Même en 2018, ça m’intrigue toujours un peu quand je vois un ordinateur placé au-dessus d’un clavier. Surtout quand le clavier en question est celui de la tête d’affiche. A 56 ans, Blanchard était vêtu de couleurs vives (pantalons orange) et portait des baskets et une veste de cuir. Un style coloré pour le musicien originaire de La Nouvelle-Orléans, cela s’explique.

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FIJM 2018: cuivres, cuivres, cuivres!

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

L’histoire s’est répétée des dizaines de fois au cours des ans. N’importe quelle soirée en couverture sur le site du Festival international de jazz de Montréal peut devenir une thématique.

Par Philippe Rezzonico

Vendredi, c’était l’Amérique planante de Ry Cooder, celle, incendiaire, de John Medeski et de Marc Ribot, et celle, dansante au possible, de Boulevards. Samedi, la dominante se voulait plus instrumentale, pourrait-on dire, en raison des prestations de Davina and the Vagabonds, de Dee Dee Bridgewater et du Spanish Harlem Orchestra.

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FIJM 2018 : tous les visages de l’Amérique musicale

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

L’Amérique n’a jamais cessé d’inspirer les artistes depuis sa naissance, écrivains ainsi qu’auteurs-compositeurs et interprètes en tête. Il n’y avait qu’eux sur mon parcours au Festival international de jazz de Montréal, vendredi soir. Et ils ont célébré leur Amérique quelques jours avant la date de leur indépendance.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’intimiste Gesù où se regroupaient John Medeski, Marc Ribot et JT Lewis à 18 heures, cela n’aura pris que 30 secondes à la salle comble pour comprendre qu’une exceptionnelle pétarade sonore les attendaient.

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Mara Tremblay fait trembler les murs de L’Astral

Mara TremblayLes techniciens étaient en train de préparer la scène en vue du spectacle de Mara Tremblay à l’Astral, vendredi soir, quand un retour de son aussi assourdissant que strident s’est fait entendre durant quelques secondes. Faillait-il y voir un signe de ce qui nous attendait?

Par Philippe Rezzonico

Probablement, à en juger par le volume – élevé – du son et la puissance de frappe offerte par Mara et ses musiciens durant la première heure de son concert.

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Petula Clark d’hier et – beaucoup – d’aujourd’hui

Petula Clark lie le passé et le présent de façon remarquable. Photo Florence Labat

Petula Clark lie le passé et le présent de façon remarquable. Photo Laurence Labat

J’ai eu le privilège de voir plusieurs fois la grande Petula Clark sur scène au cours des deux dernières décennies. Chaque fois, il s’agissait de concerts « grands succès » des années 1960 et 1970, placés forcément sous le signe de la nostalgie. L’histoire fut complètement différente, jeudi soir, au Théâtre Maisonneuve.

Par Philippe Rezzonico

En raison du tout nouveau disque Vu d’ici paru il y a deux semaines, nous étions probablement des centaines de spectateurs à assister à un concert de Petula Clark qui comprenait un tas de nouvelles chansons. Et pourtant, nous avions quand même l’impression d’assister à un tour de chant de « grands succès ». Pourquoi?

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The Breeders : nostalgie conjuguée au présent

The BreedersTrès souvent, lorsque l’on va voir en concert un groupe qui a trois décennies de vécu, c’est généralement pour les vieux succès. Ce ne fut pas du tout le cas pour moi, samedi, pour le retour des Breeders à Montréal.

Par Philippe Rezzonico

Il va de soi que bien spectateurs qui ont rempli le théâtre Corona à ras-bord y allaient pour entendre des tas de chansons de Last Splash, disque-phare du band américain formé de Kim et Kelley Deal, Josephine Wiggs et Jim MacPherson. Pour ma part, j’ai été drôlement gâté relativement à ce disque.

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Carlos Santana : mercure à la hausse au Centre Bell

Carlos Santana/Photo d'archives/Chantal Poirier

Carlos Santana/Photo d’archives/Chantal Poirier

Quand le printemps ressemble encore beaucoup trop à l’hiver, il n’y a rien de tel qu’un concert brûlant de passion et d’intensité pour faire grimper le mercure. Et Carlos Santana s’est fort acquitté de la tâche, mercredi soir, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Il y a plusieurs façons d’analyser le spectacle d’un artiste qui a pratiquement 50 ans de carrière : la quantité d’immortelles qu’il offre, la durée du concert, l’instrumentation privilégiée, la complicité avec le public, les affres – ou pas – du temps sur l’artiste, les effets spéciaux., etc.

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