La frénésie colorée du Comiccon

Quand même fort réaliste, ce Jason, n'est-ce pas?

Quand même fort réaliste, ce Jason, n’est-ce pas?

À 14h45 vendredi, la file d’attente pour accéder au Commicon de Montréal partait de l’extrémité Ouest du Palais des congrès, pour se rendre jusqu’aux portes du métro, à l’extrémité Est, soit un demi-kilomètre plus loin. Et on parle d’une queue de six rangées de large, selon les types d’entrées (passe pour trois jours, pour une journée, etc..).

Par Philippe Rezzonico

On le sait, le Commicon est devenu non plus un événement de geeks finis, mais quelque chose qui ressemble à un phénomène social de culture populaire entre les personnages nées de l’imaginaire des créateurs de bandes dessinées, ceux du cinéma, des séries télévisées et des films d’horreur.

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Comiccon 2014: objectif 50 000 entrées

Le Comiccon a attiré pas moins de 42 000 visiteurs en 2013, ce qui représentait un record pour l’événement annuel. Les organisateurs ne s’en cachent pas : l’objectif pour l’édition 2014 qui se tiendra du 12 au 14 septembre au Palais des congrès est de 50 000 entrées.

Par Philippe Rezzonico

Comment un tel événement qui regroupe des collectionneurs et des amateurs de films et de séries télévisées de science-fiction peut-il être devenu populaire au point d’attirer des foules comme des salon-phares de la culture et de la consommation (salon du livre, salon de l’auto, salon de la mariée, etc.). Pour comprendre le présent, il faut revisiter le passé. Comme dans Doctor Who, donc, entrons dans la cabine téléphonique et retournons en arrière.

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Marvel Comics: la vraie histoire vue des coulisses

Captain America: The Winter Soldier, The Amazing Spider-Man 2 et X-Men: Days of Future Past. Comme par les années passées, de nombreux super-héros liés aux illustrés de Marvel Comics déferleront sur le grand écran en 2014 et permettront vraisemblablement à l’industrie cinématographique du blockbuster américain de faire ses frais au box-office.

Par Philippe Rezzonico

Il est étonnant de constater à quel point ce cinéma de genre est devenu une panacée pour le septième art, d’autant plus vrai quand on sait à quel point le neuvième art – celui lié à la frange américaine de la bande dessinée – a eu du mal à survivre avant de s’imposer comme une sous-culture. Il est donc temps de lire (ou relire) Marvel Comics : The Untold Story (Harper).

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Le retour d’Astérix : l’événement bande dessinée de 2013

La couverture finale d'Astérix chez les Pictes, qui paraîtra aux éditions Albert-René.

Quand il est venu au Québec faire la promotion de l’album La Galère d’Obélix durant l’autre siècle, Albert Uderzo avait déclaré aux journalistes que son héros Astérix, à l’instar de Tintin d’ailleurs, allait disparaître avec son dernier créateur. C’était en 1996.

Par Philippe Rezzonico

Bientôt 20 ans plus tard, Uderzo s’est ravisé. Il passera la main, ce qui permettra au petit guerrier gaulois et à ses irréductibles copains de vivre d’autres aventures avec le scénariste Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad. À voir la couverture et les premiers dessins dévoilés, on se dit que l’on est heureux qu’Uderzo ait changé d’avis.

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Spirou, groom de 1938 à aujourd’hui

BRUXELLES – J’ai failli passer devant l’affiche sans la voir, sur la rue Bodenbroeck, à quelques mètres de la Place du Grand Sablon. Normal, elle était dans le passage qui menait à la galerie Petits Papiers. Une belle grande affiche en noir, blanc et rouge. Spirou, groom à tous les étages, peut-on lire, au-dessus d’une reproduction d’une œuvre de Spirou et Spip, dessinée par le légendaire André Franquin.

Par Philippe Rezzonico

Une expo de Spirou, donc? Pas rare en Belgique, surtout en cette année 2013 qui souligne les 75 ans du personnage imaginé par Jean Dupuis et créé par Rob-Vel en 1938. Deux mètres plus loin, une porte vitrée. Dans la pièce, on voit une étagère, vitrée elle aussi, qui contient en autres des puzzles et des jeux Spirou qui doivent dater d’au moins 50 ans. Je pousse la porte… Chic! C’est ouvert.

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Comiccon 2012: Près de 40, 000 personnes attendues ce week-end

La Batmobile originale du film Batman, de 1989, sera exposée au Comiccon 2012. Photo courtoisie.

Terminée, l’époque où les conventions de comics books se déroulaient dans un hôtel logé le long de la Transcanadienne et où deux ou trois mille personnes se pointaient durant un week-end. Le Comiccon qui prendra place du 14 au 16 septembre au Palais des congrès pourrait attirer tout près de 40, 000 personnes.

Par Philippe Rezzonico

Longtemps réservée aux baby-boomers friands de culture poubelle, l’intérêt envers l’univers des super-héros de bandes dessinées et celui de la science-fiction à la télévision et au grand écran a pris un essor colossal depuis deux décennies, notamment, en raison de la présence de plus en plus importante de ces univers au grand écran. Les organisateurs de foires populaires comme le Comiccon en ont pris bonne note.

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Le triomphe du Pop Art

Deux millions cent soixante et un mille dollars. Non, ce n’est pas le salaire annuel d’un joueur défensif du Canadien de Montréal, mais le prix de vente atteint cette semaine d’un illustré imprimé sur du papier journal il y a 73 ans. Bien sûr, on parle ici du premier exemplaire d’Actions Comics dans lequel Superman est né.

Par Philippe Rezzonico

Ce n’est pas d’hier que les comics books d’antan se vendent pour des petites fortunes aux enchères. Mais on vient de franchir un seuil psychologique avec la première revente de l’histoire supérieure à deux millions.

En fait, c’est la progression des prix de rachat qui étonne depuis quelque temps. Cela a pris plus de 70 ans après la naissance de Superman avant qu’un exemplaire franchisse la barrière du million de dollars. Le 22 février 2010, un Action Comics # 1 (condition 8.0) se vendait pour un million $ ferme.

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Tsunami automnal dans le marché de l’illustré américain

Batman, Flash, Green Lantern, The Martian Manhunter, Aquaman, Wonder Woman et Superman ne sont plus tout à fait les mêmes dans l'univers redessiné de DC Comics.

Histoire de secouer une industrie presque aussi malmenée que celle de la musique, DC Comics a osé pour la rentrée le plus audacieux coup de poker jamais vu : relancer toutes ses séries d’illustrés au numéro # 1. Effet immédiat. Reste à savoir s’il sera durable.

Par Philippe Rezzonico

Il y a une certaine ironie. Alors que le cinéma hollywoodien fait régulièrement appel aux super héros costumés pour s’offrir des franchises rentables comme Spider-Man, Batman et les X-Men qui engrangent des centaines de millions de dollars au box-office, le médium qui a vu naître les personnages bat de l’aile.

C’est la raison pour laquelle DC Comics, propriété de la multinationale Warner Bros., a provoqué un tremblement de terre le 31 août en remettant le compteur au numéro # 1 pour 52 de ses titres.

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