Joan Baez: le dernière tournée de la militante

Joan Baez. Photo promotionnelle evenko

Joan Baez. Photo promotionnelle evenko

Joan Baez et ses musiciens, bras dessus bras dessous, savouraient les salves d’applaudissements des 1 800 spectateurs présents à la Maison symphonique avant les rappels, lundi, lorsque l’hymne national américain s’est fait entendre.

Par Philippe Rezzonico

Quelques secondes plus tard, tous étaient agenouillés, mimant ainsi le geste des joueurs de la NFL initié il y a deux ans par l’ex-quart des 49ers de San Francisco Colin Kaepernick. Et les applaudissements ont redoublé, survolés par des hourras qui fusaient de toutes parts.

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El tornado Shakira en Centro Bell

La tornade Shakira au Centre Bell. Photo Kevin Masur Getty Imagres pour Live Nation

La tornade Shakira au Centre Bell. Photo courtoisie Kevin Mazur-Getty Images pour Live Nation

Il y avait muchas personas, mercredi soir, au Centro Bell. Non, il n’y a pas de fautes de frappe. En fait, j’avais l’impression que tous les latins de Montréal étaient présents au concert de Shakira.

Par Philippe Rezzonico

Peut-être pas tous, mais on entendait causer espagnol bien plus qu’en anglais ou en français pour le retour de la Colombienne après huit ans d’absence. Une artiste que l’on a bien failli ne plus revoir, d’ailleurs.

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Osheaga (Jour 2): l’incroyable retour de Blondie

Photo courtoisie evenko-Pat BEaudry

Photo courtoisie evenko-Pat BEaudry

Blondie! Blondie! Blondie! Blondie! Blondie!

Par Philippe Rezzonico

J’ai fait le saut. Il était 17h35 et j’étais à 30 pieds de la scène de la rivière au Festival Osheaga avec mon pote Stef. Et soudainement, j’entendais la foule réclamer Deborah Harry et ses collègues de Blondie comme s’il s’agissait de Lorde ou de Lady Gaga.

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Osheaga (Jour 1) : Karen, Anne, Lykke… et un retardataire

Même quand Karen O retire sa veste, ce n'est jamais banal. Photo courtoisie evenko-Pat Beaudry

Même quand Karen O retire sa veste, ce n’est jamais banal. Photo courtoisie evenko-Pat Beaudry

Il est courant de voir des écarts stylistiques et quantitatifs dans un festival du genre d’Osheaga, mais rarement trois artistes arrivent à laisser une marque aussi significative que distinctive que ne l’ont fait trois femmes, vendredi, lors de la première journée de la cuvée 2018.

Par Philippe Rezzonico

Karen O, des Yeah Yeah Yeahs, Anne Erin Clark, connue sur le pseudonyme de St. Vincent, et Lykke Li ont, chacune à leur manière, imposé leur présence, leur voix et leur aura de façon remarquable.

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Heavy Montréal (jour 2) : le karaoké de Limp Bizkit à la rescousse

Fred Durst en forme, en voix et en gros mots. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

Fred Durst en forme, en voix et en gros mots. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

Lorsque Avenged Sevenfold a déclaré forfait pour Heavy Montréal, les organisateurs se sont tournés vers Limp Bizkit qui n’avait pas fait escale en ville depuis 15 ans. Dans les faits, evenko a invité la bande à Fred Durst… et son karaoké.

Par Philippe Rezzonico

Cela a commencé ainsi avant même que ça commence, au fond, avec la piste son de Purple Rain et la voix de Prince. Puis, vêtu de gants rouges, d’un chandail vintage de Bo Jackson période Raiders de Los Angeles, d’un bas de pyjama et d’un chapeau d’armée ou de pêche, c’est selon, Durst a enchaîné avec My Generation, qui n’est pas celle des Who.

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Heavy Montréal (jour 1) : Après Marilyn Manson, le déluge!

Marilyn Manson s'est présenté à Montréal et n'a pas déçu. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

Marilyn Manson s’est présenté à Montréal et n’a pas déçu. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

« Après moi, le déluge! », déclarait souvent le roi Louis XV au 18e siècle, modifiant quelque peu les mots de sa maîtresse, Madame de Pompadour (« Après nous, le déluge »). Après Marilyn Manson, le déluge, pourrait-on dire ce matin, au lendemain de la première journée du festival Heavy Montréal en 2018. Comme quoi, d’un siècle à un autre, rien ne se perd, rien ne se crée.

Par Philippe Rezzonico

Remarquez que la présence de Manson était loin d’être acquise, samedi, quelques jours après son forfait pour cause maladie à Toronto. Viendra? Viendra pas? La question était récurrente sur le site de l’Île Notre-Dame, décidément bien trop grand pour ce festival.

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FIJM 2018 : 1, 2, 3, jump! au Saunapolis

Moment de danse obligatoire pour tous avec Jain. Photo Valérie Gay Bessette-Courtoisie FIJM

Moment de danse obligatoire pour tous avec Jain. Photo Valérie Gay Bessette-Courtoisie FIJM

En entrant dans la salle de la rue Sainte-Catherine sur le coup de 21 heures, le niveau d’humidité à l’intérieur m’a semblé aussi élevé que celui à l’extérieur, ce qui n’était pas peu dire. Et au nombre de spectateurs présents sur place, il fallait jouer du coude pour tenter de se frayer un chemin. Il n’y a pas de doute, Jain nous a fait revivre jeudi soir le bon vieux temps du Saunapolis.

Par Philippe Rezzonico

Le Saunapolis, c’était évidemment le surnom donné par les journalistes et les habitués du Métropolis il y a dix ou 15 ans, dès que le système de ventilation se portait pâle. Ce qui se produisait presque immanquablement dès qu’un spectacle affichait complet et qu’il était présenté en période estivale.

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FIJM 2018 : le jazz de tous les continents dans toute sa splendeur

Zakir Hussain, DAve Holland et Chris Potter-Photo Frédérique Ménard-Aubin-FIJM

Zakir Hussain, Dave Holland et Chris Potter-Photo Frédérique Ménard-Aubin-FIJM

A-t-on déjà vu André Ménard aussi élogieux en remettant un prix du Festival international de jazz de Montréal à un artiste de réputation internationale? Pas souvent. L’enthousiasme du cofondateur du festival était aux antipodes de l’humilité avec laquelle le tablaïste Zakir Hussain a accepté le prix Antonio Carlos-Jobim.

Par Philippe Rezzonico

En toute objectivité, les éloges étaient pleinement mérités tant le musicien originaire de l’Inde s’est illustré à la Maison symphonique mercredi, tout comme le contrebassiste anglais Dave Holland et le saxophoniste américain Chris Potter. Cette rencontre du jazz toutes les cultures et tous les continents a dépassé les attentes.

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FIJM 2018: cuivres, cuivres, cuivres!

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

L’histoire s’est répétée des dizaines de fois au cours des ans. N’importe quelle soirée en couverture sur le site du Festival international de jazz de Montréal peut devenir une thématique.

Par Philippe Rezzonico

Vendredi, c’était l’Amérique planante de Ry Cooder, celle, incendiaire, de John Medeski et de Marc Ribot, et celle, dansante au possible, de Boulevards. Samedi, la dominante se voulait plus instrumentale, pourrait-on dire, en raison des prestations de Davina and the Vagabonds, de Dee Dee Bridgewater et du Spanish Harlem Orchestra.

Divine Davina Lire la suite

FIJM 2018 : tous les visages de l’Amérique musicale

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

L’Amérique n’a jamais cessé d’inspirer les artistes depuis sa naissance, écrivains ainsi qu’auteurs-compositeurs et interprètes en tête. Il n’y avait qu’eux sur mon parcours au Festival international de jazz de Montréal, vendredi soir. Et ils ont célébré leur Amérique quelques jours avant la date de leur indépendance.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’intimiste Gesù où se regroupaient John Medeski, Marc Ribot et JT Lewis à 18 heures, cela n’aura pris que 30 secondes à la salle comble pour comprendre qu’une exceptionnelle pétarade sonore les attendaient.

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