Un vendredi soir à Asbury Park : The Interrupters

The InterruptersASBURY PARK – Le soleil était aussi éclatant que le mercure était incroyablement chaud. Pas moins de 22 centigrades, vendredi, lors de mon arrivée sur le boardwalk d’Asbury Park, vers 17 heures. Ce que j’ignorais encore, c’est qu’il allait être beaucoup plus élevé dans cinq heures dans le Convention Hall.

Par Philippe Rezzonico

Il est vrai qu’il ne devait pas avoir lieu dans le célèbre amphithéâtre qui jouxte le bord de mer, ce concert du groupe de ska punk californien The Interrupters. Nous devions être de l’autre côté de Ocean avenue, au Stone Pony. Mais la popularité d’Aimee Interrupter (née Allen) et des frères Bivona a été sous-estimée et le nombre de billets vendus a contraint les producteurs à traverser la rue.

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Ariane Moffatt: petites mains, précieux spectacle

Ariane-Petites mainsIl y a quelques certitudes dans la vie comme la saison des REER et la présence de verglas sur les trottoirs à Montréal. Du nombre, la plus sympathique est clairement cette capacité d’Ariane Moffatt à franchir avec succès l’épreuve de la scène avec n’importe lequel de ses disques.

Par Philippe Rezzonico

En deux décennies, les albums d’Ariane Moffatt n’ont certes pas tous présenté la même facture sonore. Le plus récent (Petites mains précieuses) paru l’an dernier, plus intimiste, ne semblait pas d’emblée taillé sur mesure pour une rentrée montréalaise au MTelus.

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40 ans de Bauhaus avec Peter Murphy et David J

Peter Murphy«I do get bored, I get bored, in the flat Field! I get bored, I do get bored! In the flat field!»

Par Philippe Rezzonico

Debout derrière son batteur qui frappait ses peaux comme un forcené, Peter Murphy était aussi menaçant que grandiose, samedi, au MTelus, quand il a chanté avec hargne et puissance le refrain de la chanson culte de Bauhaus. Et, non, personne ne s’est ennuyé une seconde.

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Les immortelles de Brian Wilson pour réchauffer le cœur et l’âme

Brian Wilson et Al Jardine et les succès des Beach Boys ont réchauffé le public montréalais. Photo Facebook Brian Wilson

Rob Bonfiglio, Brian Wilson et Al Jardine et les succès des Beach Boys ont réchauffé le public montréalais. Photo Facebook Brian Wilson

Que fait-on quand on vient de vivre le 22 novembre le plus froid de mémoire d’homme au Québec? Tu te diriges vers l’aéroport afin de t’envoler dans le sud. Et si c’est impossible, tu te diriges au théâtre St-Denis pour entendre Brian Wilson, Al Jardine et Blondie Chaplin interpréter le répertoire immortel des Beach Boys.

Par Philippe Rezzonico

Disons que le mercure digne d’un 22 janvier a pesé lourd dans cette affaire. Il y a 48 heures, je n’avais aucune intention de me présenter à ce concert. Primo, car tout le monde croyait que le passage de Wilson et de ses collègues il y a deux ans était bel et bien le dernier. A 74 ans, ce génie fragile qu’est Brian Wilson avait bien mérité de se reposer.

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Gorillaz : grooves, animation et conscience sociale

Facebook Gorillaz-Deholm Hewlet

Facebook Gorillaz-Deholm Hewlet

La foule hurlait à pleins poumons dans le Centre Bell, mardi soir, quand Damon Albarn s’est approché au-devant de la scène pour prendre la parole : « Il y a près de dix ans, on lançait Plastic Beach. Ce n’était pas très à la mode de parler de recyclage et de réchauffement de la planète. Cela semble pas mal plus urgent aujourd’hui, n’est-ce pas? »

Par Philippe Rezzonico

Et sous la clameur des 9000 spectateurs présents – dont quelques-uns avaient visiblement pris acte du terrifiant rapport du GIEC portant sur l’environnement -, Gorillaz a interprété la chanson de l’album du même nom pendant que des extraits de presque tous les vidéos présentés dans le concert jusque-là – et de nouvelles images – défilaient sur les écrans.

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Joan Baez: le dernière tournée de la militante

Joan Baez. Photo promotionnelle evenko

Joan Baez. Photo promotionnelle evenko

Joan Baez et ses musiciens, bras dessus bras dessous, savouraient les salves d’applaudissements des 1 800 spectateurs présents à la Maison symphonique avant les rappels, lundi, lorsque l’hymne national américain s’est fait entendre.

Par Philippe Rezzonico

Quelques secondes plus tard, tous étaient agenouillés, mimant ainsi le geste des joueurs de la NFL initié il y a deux ans par l’ex-quart des 49ers de San Francisco Colin Kaepernick. Et les applaudissements ont redoublé, survolés par des hourras qui fusaient de toutes parts.

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El tornado Shakira en Centro Bell

La tornade Shakira au Centre Bell. Photo Kevin Masur Getty Imagres pour Live Nation

La tornade Shakira au Centre Bell. Photo courtoisie Kevin Mazur-Getty Images pour Live Nation

Il y avait muchas personas, mercredi soir, au Centro Bell. Non, il n’y a pas de fautes de frappe. En fait, j’avais l’impression que tous les latins de Montréal étaient présents au concert de Shakira.

Par Philippe Rezzonico

Peut-être pas tous, mais on entendait causer espagnol bien plus qu’en anglais ou en français pour le retour de la Colombienne après huit ans d’absence. Une artiste que l’on a bien failli ne plus revoir, d’ailleurs.

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Osheaga (Jour 2): l’incroyable retour de Blondie

Photo courtoisie evenko-Pat BEaudry

Photo courtoisie evenko-Pat BEaudry

Blondie! Blondie! Blondie! Blondie! Blondie!

Par Philippe Rezzonico

J’ai fait le saut. Il était 17h35 et j’étais à 30 pieds de la scène de la rivière au Festival Osheaga avec mon pote Stef. Et soudainement, j’entendais la foule réclamer Deborah Harry et ses collègues de Blondie comme s’il s’agissait de Lorde ou de Lady Gaga.

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Osheaga (Jour 1) : Karen, Anne, Lykke… et un retardataire

Même quand Karen O retire sa veste, ce n'est jamais banal. Photo courtoisie evenko-Pat Beaudry

Même quand Karen O retire sa veste, ce n’est jamais banal. Photo courtoisie evenko-Pat Beaudry

Il est courant de voir des écarts stylistiques et quantitatifs dans un festival du genre d’Osheaga, mais rarement trois artistes arrivent à laisser une marque aussi significative que distinctive que ne l’ont fait trois femmes, vendredi, lors de la première journée de la cuvée 2018.

Par Philippe Rezzonico

Karen O, des Yeah Yeah Yeahs, Anne Erin Clark, connue sur le pseudonyme de St. Vincent, et Lykke Li ont, chacune à leur manière, imposé leur présence, leur voix et leur aura de façon remarquable.

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Heavy Montréal (jour 2) : le karaoké de Limp Bizkit à la rescousse

Fred Durst en forme, en voix et en gros mots. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

Fred Durst en forme, en voix et en gros mots. Photo courtoisie evenko-Tim Snow

Lorsque Avenged Sevenfold a déclaré forfait pour Heavy Montréal, les organisateurs se sont tournés vers Limp Bizkit qui n’avait pas fait escale en ville depuis 15 ans. Dans les faits, evenko a invité la bande à Fred Durst… et son karaoké.

Par Philippe Rezzonico

Cela a commencé ainsi avant même que ça commence, au fond, avec la piste son de Purple Rain et la voix de Prince. Puis, vêtu de gants rouges, d’un chandail vintage de Bo Jackson période Raiders de Los Angeles, d’un bas de pyjama et d’un chapeau d’armée ou de pêche, c’est selon, Durst a enchaîné avec My Generation, qui n’est pas celle des Who.

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