FIJM 2018: cuivres, cuivres, cuivres!

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

Dee Dee Bridgewater: en voix, en feu et en passion. Photo Victor Diaz Lamich-FIJM

L’histoire s’est répétée des dizaines de fois au cours des ans. N’importe quelle soirée en couverture sur le site du Festival international de jazz de Montréal peut devenir une thématique.

Par Philippe Rezzonico

Vendredi, c’était l’Amérique planante de Ry Cooder, celle, incendiaire, de John Medeski et de Marc Ribot, et celle, dansante au possible, de Boulevards. Samedi, la dominante se voulait plus instrumentale, pourrait-on dire, en raison des prestations de Davina and the Vagabonds, de Dee Dee Bridgewater et du Spanish Harlem Orchestra.

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FIJM 2018 : tous les visages de l’Amérique musicale

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

John Medeski, JT Lewis et Marc Ribot ont été incendiares au Gesù. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

L’Amérique n’a jamais cessé d’inspirer les artistes depuis sa naissance, écrivains ainsi qu’auteurs-compositeurs et interprètes en tête. Il n’y avait qu’eux sur mon parcours au Festival international de jazz de Montréal, vendredi soir. Et ils ont célébré leur Amérique quelques jours avant la date de leur indépendance.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’intimiste Gesù où se regroupaient John Medeski, Marc Ribot et JT Lewis à 18 heures, cela n’aura pris que 30 secondes à la salle comble pour comprendre qu’une exceptionnelle pétarade sonore les attendaient.

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Mara Tremblay fait trembler les murs de L’Astral

Mara TremblayLes techniciens étaient en train de préparer la scène en vue du spectacle de Mara Tremblay à l’Astral, vendredi soir, quand un retour de son aussi assourdissant que strident s’est fait entendre durant quelques secondes. Faillait-il y voir un signe de ce qui nous attendait?

Par Philippe Rezzonico

Probablement, à en juger par le volume – élevé – du son et la puissance de frappe offerte par Mara et ses musiciens durant la première heure de son concert.

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The Breeders : nostalgie conjuguée au présent

The BreedersTrès souvent, lorsque l’on va voir en concert un groupe qui a trois décennies de vécu, c’est généralement pour les vieux succès. Ce ne fut pas du tout le cas pour moi, samedi, pour le retour des Breeders à Montréal.

Par Philippe Rezzonico

Il va de soi que bien spectateurs qui ont rempli le théâtre Corona à ras-bord y allaient pour entendre des tas de chansons de Last Splash, disque-phare du band américain formé de Kim et Kelley Deal, Josephine Wiggs et Jim MacPherson. Pour ma part, j’ai été drôlement gâté relativement à ce disque.

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Neil Sedaka: le grand oublié Américain

Neil Sedaka/YouTube

Neil Sedaka/YouTube

WATERLOO, New York – Elvis Presley, Frank Sinatra, Connie Francis, Carol King, Captain & Tennille, The Carpenters, Lou Rawls, Elton John, Cher, Rosemary Clooney, Peggy Lee, Neil Diamond, Frankie Valli, Petula Clark et même The Simpsons… Tous et toutes… Plus d’une vingtaine, en fait, ont défilé sur l’écran lors des 5 premières minutes du concert de Neil Sedaka, vendredi soir, au del Lago Casino.

Par Philippe Rezzonico

Tous et toutes en interprétant une chanson de l’auteur-compositeur et interprète américain souvent oublié quand vient le temps de parler des auteurs marquants de la pop américaine. Neil Sedaka a pourtant vendu plus de 40 millions de disques de 1958 à 1963 et il a fait l’un des plus remarquables retour de l’histoire de la musique dans les années 1970.

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The Mavericks: une fiesta pour lutter contre la grisaille

Tous les membres des Mavericks et Whitney Rose à l'Astral/Facebook The Mavericks

Tous les membres des Mavericks et Whitney Rose à l’Astral/Facebook The Mavericks

À l’été 2015, le Festival international de jazz de Montréal invitait The Mavericks. Lors du programme triple à la salle Wilfrid-Pelletier, le groupe originaire de Miami a volé le spectacle à la tête d’affiche Lucinda Williams avec une heure de concert dynamité au possible.

Par Philippe Rezzonico

Il s’agissait alors de la toute première présence en salle à Montréal des Américains dont la carrière a commencé au tournant des années 1980-1990. Cette prestation et une présence sur une scène extérieure il y a deux ans ont vraisemblablement mené à leur concert de dimanche soir à L’Astral, cette fois, en tête d’affiche.

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Renouveler la foi avec Depeche Mode

Dave Gahan, de Depeche Mode/Capture d'écran/Youtube

Dave Gahan, de Depeche Mode/Capture d’écran/Youtube

Pour n’importe quel groupe qui a plus de 30 ou 35 ans de carrière, Il vient un moment ou la qualité de sa production actuelle ne pèse plus lourd dans la balance quand vient le temps pour l’amateur de renouer en concert. C’est le cas de Depeche Mode.

Par Philippe Rezzonico

Il y avait 15, 680 spectateurs au Centre Bell, mardi soir, pour le retour des Britanniques. Salle comble absolue en regard de la configuration retenue. Il y avait déjà tellement de gens assis à leurs sièges pour la prestation des filles de Los Angeles de Warpaint en première partie, que je me disais que l’amphithéâtre du Canadien accueillait déjà plus de monde qu’Arcade Fire allait en attirer à l’autre bout de l’autoroute 20 à la même heure….

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Solitude Standing sous la pluie, bien sûr, Left of Center

Suzanne Vega, resplendissante sous la pluie!Photo courtoisie Mile Ex End/Frédérique Ménard-Aubin

Suzanne Vega, resplendissante sous la pluie. Photo courtoisie MEE/Frédérique Ménard-Aubin

« Il faut que ça nous tente, n’est-ce pas? » La dame plus âgée que moi qui m’a fait ce commentaire, dimanche après-midi, ne pensait pas si bien dire. Il fallait être des amoureux sans bornes… Des inconditionnels de la musique sous toutes ses formes pour être au Mile Ex End Musique Montréal, dimanche.

Par Philippe Rezzonico

Pluie fine ou pluie battante, bourrasques de vent, mercure abyssal pour la saison : la météo était tout simplement atroce pour cette deuxième journée de l’événement/festival de fin de semaine dont le point de convergence se trouvait sous le viaduc Van Horne.

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Osheaga Jour 2 : la journée des – bonnes – surprises

Muse/Photo gracieuseté evenko/ Pat Beaudry

Muse/Photo gracieuseté evenko/ Pat Beaudry

Avant même d’arriver à la tente de presse, à 14h30, j’avais compris. Non, ce n’était pas Dawes que j’entendais en provenance de la scène de la rivière, mais bien The Damn Truth. On reconnait la voix caractéristique de Lee-la Baum à des kilomètres. Le jour 2 d’Osheaga a réservé sa part de surprises et des coups d’éclats.

Par Philippe Rezzonico

Si the Damn Truth jouait en lieu et place de Dawes, c’est parce que les Américains avaient été réquisitionnés pour jouer à 16h30, à la place de George Ezra, qui a fait faux bond aux organisateurs pour des «problèmes de déplacements», la phrase la plus entendue dans la tente de presse ce week-end.

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Vingt-cinq ans Born to run on the road


Billet-1992.JPEGFaceboook a l’habitude de nous rappeler nos «souvenirs» d’il y a deux ou trois ans. Ça n’existait pas en 1992. Pas grave. Ce soir, dans ma bagnole, une chanson entendue au hasard de mon iPod (Cover Me) m’a rappelé où je me trouvais il y a exactement 25 ans.

Par Philippe Rezzonico

Ce soir-là, j’étais au Meadowlands Arena, au New Jersey, pour voir l’un des spectacles de la résidence coup d’envoi de tournée mondiale de Bruce Springsteen. Banal, à priori, mais il s’agissait de mon tout premier spectacle vu à l’étranger.

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