King Crimson : le triomphe absolu

Tony Levin et Robert Fripp en photographes amateurs au terme du triomphal concert de King Crimson. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

Tony Levin et Robert Fripp en photographes amateurs au terme du triomphal concert de King Crimson. Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

On peut débattre jusqu’à demain matin, mais il est difficile de penser qu’un groupe dont les racines remontent au tournant des années 1960-1970 puise être aussi pertinent, musicalement parlant, que King Crimson l’a été lundi soir, à la salle Wilfrid-Pelletier.

Par Philippe Rezzonico

On sait que la formation actuelle regorge de musiciens chevronnés, mais encore faut-il livrer la marchandise. Ce que l’on a entendu était probablement au-delà des attentes les plus folles de n’importe quel amateur de longue date du groupe, ce qui, dans les faits, représentait le profil du festivalier qui s’était déplacé pour assister à cette soirée au Festival de jazz.

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FIJM : Hamasyan et Stetson, comme le calme et la tempête

Tigran Hamasyan/Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

Tigran Hamasyan/Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

Il y a de ces affiches au Festival de jazz qui n’annoncent pas vraiment à quel point le spectateur peut sortir d’une salle. Ce genre d’affiche où, à priori, il y a une complémentarité évidente entre deux musiciens. Du moins, sur papier. Mais sur scène. Rien n’est moins sûr.

Par Philippe Rezzonico

Sur papier, l’affiche commune qui présentait samedi soir à la Maison symphonique Tigran Hamasyan et Colin Stetson semblait aller de soi. Tigran, Arménien, est un pianiste. Colin, un Américain désormais domicilié à Montréal, est un saxophoniste et un clarinettiste. Disons que le piano et le cuivres, en jazz, ça va de soi.

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Les 51èmes de Frank: rédemption pour un archange déchu

Chet Baker-StrollinÉtonnant Chet Baker. Sa vie avait beau être un bordel permanent, mais, une fois installé sur une scène ou dans un studio, le trompettiste pouvait se transformer en parangon de la sérénité et de la maîtrise de soi.

Par François Vézina

Enregistré lors d’un concert en Allemagne, l’archange déchu du jazz est entouré de deux bons gratteux de cordes, Philip Catherine et Jean-Louis Rassinfosse, qui l’épaulent solidement.

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FIJM: la soirée de blues que j’ai failli ne jamais voir

Charlie Musselwhite et ses musiciens Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

Charlie Musselwhite et ses musiciens Photo Frédérique Ménard-Aubin/Courtoisie FIJM

Depuis des années, le Festival international de jazz nous offre des programme double ou triple de blues qui ont de quoi rassasier les plus exigeants amateurs du genre.

Par Philippe Rezzonico

Cette année, l’affiche de vendredi soir proposait Buddy Guy, Charlie Musselwhite, ainsi que Steve Hill et Matt Andersen en duo. Compte-rendu.

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Norah Jones : la somme de toutes les parties

Norah Jones/Capture d'écran YouTube

Norah Jones/Capture d’écran YouTube

Le concert offert par Norah Jones dimanche soir à la salle Wilfrid-Pelletier est un peu la somme des parties de l’histoire amorcée en 2002 par l’entremise d’un disque qui l’a propulsée au sommet de l’Olympe sans crier gare. Donc, il était une fois…

Par Philippe Rezzonico

Il était une fois une dénommée Norah Jones qui lance en février 2002 un disque intitulé Come Away With Me, sur étiquette Blue Note. Comme toute jeune artiste de 23 ans, elle espère que le disque sera la carte de visite pour une carrière. Ce fut drôlement réussi.

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The Damned : 40 ans de décadence

Capture d'écran YouTube

The Damned/Capture d’écran YouTube

The Damned a 40 ans. Ça ne nous rajeuni pas. Je parle, bien sûr, de ceux qui étaient adolescents quand les Britanniques ont mis en marché l’album Damned Damned Damned, en février 1977.

Par Philippe Rezzonico

N’empêche, à vue d’œil dans le Club Soda, en ce mercredi soir pluvieux, plus du tiers des spectateurs présents n’étaient pas nés quand Dave Vanian, Captain Sensible et leurs copains ont livré un premier spectacle l’été de 1976, en première partie des Sex Pistols.

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Tears For Fears enfin de retour

TFFÇa fait combien de temps? Très, très longtemps. Plus d’un quart de siècle, en fait. Mais le duo de Tears For Fears sera enfin de retour à Montréal le 22 juin à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Par Philippe Rezzonico

Il faut dire qu’une séparation de 15 ans, ça empêche parfois un duo de faire de la tournée.

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Les 51èmes de Frank: l’Histoire en fanfare

AEC-Nice GuysIl était une fois… cinq prodigieux raconteurs d’histoire et d’Histoire qui, pour la première fois de leur vie, profitèrent de bonnes conditions d’enregistrement.

Par François Vézina

En 1978, le milieu du jazz s’étonna d’une nouvelle que personne n’avait vraiment pu imaginer: la maison de disque allemande ECM ‑ plutôt réputée pour son jazz de chambre de bon goût ‑ accorda un contrat à l’Art Ensemble de Chicago, un groupe de bons gars qui n’avait pas enregistré d’album depuis cinq ans.

Qui était tombé sur la tête? Telle était la question mais les deux parties ne purent que se réjouir de cette entente.

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Plaisirs coupables avec Bryan Ferry et Judith Owen

Bryan Ferry, lundi, au théâtre St-Denis/Facebook Jean Garon

Bryan Ferry, lundi, au théâtre St-Denis/Facebook Jean Garon

Il y a deux plaisirs coupables pour un critique musical : aller voir un artiste pour lequel nos attentes sont très élevées et réaliser que le spectacle a été à la hauteur de celles-ci et aller voir un concert envers lequel nous n’avons guère d’attentes et que ces dernières soit comblées.

Par Philippe Rezzonico

Étonnamment, on a vécu les deux moments, lundi soir, lors du spectacle de Bryan Ferry au théâtre St-Denis qui mettait en vedette Judith Owen en première partie.

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Judith Owen: passion et compassion

Photo courtoisie

Judith Owen/Photo courtoisie

Le Britannique Bryan Ferry se produit au théâtre St-Denis, lundi soir. Si vous avez déjà vos billets en mains pour le spectacle, on vous recommande fortement de ne pas arriver en retard afin de ne pas rater la première partie. Vous aurez ainsi l’occasion d’apprécier le talent de Judith Owen.

Par Philippe Rezzonico

Étonnamment, la pianiste d’origine galloise ne s’est jamais produite à Montréal en quelque 20 années de carrière. Et elle a bien failli ne pas être de la partie, car elle n’était pas de l’affiche lorsque le spectacle de Ferry à Montréal a été annoncé, il y a quelques mois. Curieusement, elle est familière avec notre ville.

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