Brad, Bach et Beatles

Brad MelhdauUn artiste et son piano à la Maison symphonique. Telle était la mise en scène, vendredi soir, pour le retour de Brad Mehldau à Montréal, lors d’un concert du Festival international de jazz à l’année. Une mise en scène déjà vue et vécue à maintes reprises, notamment au Gesù en 2000, 2008 et 2011, ainsi qu’à cette même Maison symphonique, il y a deux ans.

Par Philippe Rezzonico

En toute franchise, un tel exercice sans filet s’avère d’ordinaire plus convaincant dans une salle intimiste comme le Gesù, plutôt que dans une IMMENSE salle comme la Maison symphonique, qui paraît encore plus vaste quand les spectateurs sont moins nombreux que lors d’une prestation durant le FIJM.

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Francos 2015: Pierre Lapointe, exceptionnel… déjà-vu

Pierre Lapointe seul au piano. La maîtrise. Photo courtoisie FF/Victor Diaz Lamich

Il y a une dizaine d’années, Pierre Lapointe avait figé – mais vraiment figé – devant ses ivoires, lors d’un rappel, au point qu’il avait dû quitter la scène sans compléter sa chanson. Révolue, cette époque où le jeune artiste faisait preuve d’insécurité face à la perspective de livrer une interprétation sans filet, seul au piano.

Par Philippe Rezzonico

Jeudi soir à la Maison symphonique, le premier de deux spectacles de Paris tristesse (né en France) aux FrancoFolies de Montréal a montré un Pierre Lapointe trentenaire au sommet de son art. Tant dans la qualité de son jeu, que celle de ses interprétations. La totale.

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Aznavour: passé, présent et avenir

Immortelles, raretés et nouveautés avec Aznavour. Photo Alain Décarie.

Un producteur de spectacles m’a dit il y a quelques années qu’il adorait les shows d’Aznavour, mais que l’artiste présentait, grosso modo, toujours le même spectacle. Ce n’était certes pas le cas, mardi, à la Maison symphonique, lorsque le légendaire Charles a livré une performance où passé, présent et avenir se sont conjugués en mode renouveau.

Par Philippe Rezzonico

Aznavour offre toujours des nouvelles chansons dans ses programmes. Jamais n’en a-t-il autant livré dans une tournée depuis deux décennies. Même pas lors de La dernière tournée, présentée en 2002 au Québec. Pas moins de sept nouvelles compositions de l’album Toujours offertes dans les premières 45 minutes du programme. Le moment présent, c’est sa manière, à Aznavour.

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Hommage à Jacques Brel: le ton juste

Pierre Flynn, fraternel dans La bière. Benoit Sarrasin au piano. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Brel. Un nom qui résume à lui seul une œuvre gigantesque et les fondements de la chanson d’expression française. Pas pour rien que plus de trois décennies après son départ et 45 années après sa dernière performance de scène, on le chante encore. Faut-il encore bien le chanter. Et le spectacle hommage Ne me quitte pas qui clôturait le festival Montréal en lumière a trouvé le ton juste.

Par Philippe Rezzonico

Je suis de ceux qui estiment qu’une grande chanson tient debout toute seule dans sa forme la plus épurée. Et des immortelles, Brel en a écrit et composé assez pour remplir des tas de boîtes de chocolat. Pour ce spectacle hommage qui allait de soi dans le cadre du festival qui faisait honneur à la Belgique, on pouvait difficilement être plus à fleur de peau. Un piano (celui de Benoît Sarrasin) et des voix.

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