Faire – encore et toujours – la fête avec Bleu Jeans Bleu

Photo courtoisie/Steve Caron

«La prochaine chanson que l’on va vous faire, elle est sur notre premier album, paru en 2013».

Par Philippe Rezzonico

Paru en 2013? L’introduction de Claude Cobra m’a désarçonné durant deux secondes. Mais oui, Bleu Jeans Bleu est bel et bien dans le paysage musical québécois depuis plus d’une décennie. En fait, ça fera 15 ans l’an prochain puisque le groupe a été formé en 2012.

C’est logique, quand on y pense, vu que la rentrée montréalaise du groupe samedi dernier au Club Soda était celle du disque Record No 5 qui, implicitement, fait état du chemin parcouru.

Le volume d’amateurs de longue date présents menait au même constat. Le groupe aux chansons marrantes formé de quatre membres qui fait la part belle aux larges couvre-chefs d’inspiration western attire visiblement autant des amateurs de la première heure que d’autres qui sont peut-être montés dans la diligence lors de l’explosion sismique provoquée par la chanson Cotton ouaté en 2019.

Peu importe, dites-vous que ça chante, les amateurs de Blue Jean Bleu, durant un de leurs concerts, ce que nous avions constaté plusieurs fois dans le passé. Sauf qu’ici, certaines nouvelles chansons n’étaient pas en reste, ce qui prouve la fidélité des fans qui demeurent à l’écoute du nouveau matériel.

Mur de lumières

S’il y a un aspect qui a changé dans ce concert par rapport à ceux d’antan, c’était le support technique. Le groupe s’est offert un décor avec un mur de lumières, rien de moins. Durant certaines chansons, on pouvait même voir en lettres lumineuses des mots ou des bouts de phrases. Valeur ajoutée, pas de doute là-dessus.

N’empêche, le plaisir de voir ce groupe demeure essentiellement le même : celui de passer un bon moment et d’oublier l’instant présent. Ce qui se fait avec aisance à l’écoute de chansons rigolotes comme Manger mou, Le pantalon de yoga, Molle twist vanille vanille et autres J’ai mangé trop de patates frites.

Photo courtoisie/Steve Caron

Si les propos parfois loufoques et l’humour décalé des compositions qui font parfois penser aux Trois Accords, Mathieu Lafontaine (Claude Cobra), Pierre-David Girard (Jean Levis), François Lessard (Wayne Wrangler) et Mathieu Colette (Lou Lee) sont de solides musiciens qui ont le tour pour concocter des chansons festives à haute teneur mélodique. Ça se chante bien et ça s’écoute bien, sourire au visage en permanence, notamment lorsque Cobra nous parle de son vibraslap.

Il va de soit que le pot-pourri de célèbres riffs de guitare demeure un moment de plaisir partagé. Eagles, Metallica, Led Zep, Iron Maiden, les Beatles et près d’une dizaine d’autres se succèdent à un rythme d’enfer. Les boys connaissent leurs classiques.

On ressort finalement de ce concert comme de tous les précédents dans le passé : le sourire au visage et après avoir complètement oublié la grisaille ambiante, chez nous ou à l’étranger. Ça tombe bien, Bleu Jean Bleu s’offre encore une autre tournée monstre qui va durer jusqu’en 2027.

Il y a assurément un concert dans ceux proposés qui va vous permettre de passer une excellente soirée.

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