Les listes de Frank: les Vigeant 2025

L’année 2025 a été épatante dans l’univers de la musique improvisée. Dès les premiers six mois de l’année, les candidats se sont bousculés aux portes du palmarès, ne laissant que quelques miettes à ceux qui ont suivi pendant le reste de l’année.

Par François Vézina

Encore une fois, notre génial moustachu (lire, Frank Zappa) avait tort en 1973 en prédisant à sa manière la mort du jazz («Jazz is not dead, but smells funny»). Les effluves de notre musique préférée continuent de se répandre de façon surprenante.

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Paul McCartney au Centre Bell: lui, eux et nous

Paul McCartney en concert à Madrid plus tôt cette année/Photo courtoisie evenko

«Help!» Jamais ce cri qui est d’ordinaire un appel à l’aide n’aura provoqué autant de plaisir que celui hurlé par Paul McCartney et ses musiciens quelques instants après leur apparition sur scène, lundi soir, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Il est comme ça, Sir Paul. À chacune de ses tournées, il extirpe des boules à mites une immortelle pas interprétée sur les planches depuis une éternité.

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Sheryl Crow: Friday Night Music Club à Lasso

Sheryl Crow au festival Lasso/Photo Tim Snow/Courtoisie evenko

Peu importe la longévité d’une carrière, aucun artiste n’oublie ses influences comme l’a démontré Sheryl Crow, vendredi soir, lors de cette première soirée du festival Lasso 2025.

Par Philippe Rezzonico

Au moment où elle prenait place sur la scène devant des dizaines de milliers de spectateurs, on entendait à plein tubes Start Me Up, des Rolling Stones.

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Oshega, jour 3 : une finale rock dynamitée

Cage the Elephant met le feu aux poudres/Tim Snow/Courtoisie envenko

Dans un festival regroupant tant de groupes et d’artistes d’allégeances musicales différentes comme Osheaga, chaque festivalier peut se concocter un parcours selon ses préférences personnelles.

Par Philippe Rezzonico

Dimanche, en clôture de l’édition 2025, il ne fallait pas chercher loin pour s’éclater au son des guitares tant le rock – parfois plus discret ces dernières années – était partout.

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Osheaga, jour 2 : tous au bar avec Shaboozey

Shaboozey au festival Osheaga/Tim Snow/Courtoisie evenko

Tout amateur de musique depuis l’après-guerre a, un jour ou l’autre à l’adolescence, écouté en boucle sa chanson favorite du moment. Sur un mini tourne-disques à 45 tours, une chaîne stéréo, un walkman, en format numérique sur son IPod, sur YouTube, etc.

Par Philippe Rezzonico

En 1977, pour Jean et moi, c’était Little Darling, version Elvis, parue sur l’album Moody Blue, dans son sous-sol. Dès que la chanson se terminait, on déplaçait l’aiguille du 33 tours pour la remettre au début de la chanson, la troisième de l’album.

Je ne pensais pas vivre la même chose en spectacle.

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Le week-end de la majorité pour le festival Osheaga

Luke Spiller, des Struts, en suspension durant sa prestation. Photo Tim Snow/Courtoisie evenko

Dix-huit ans. La majorité. L’âge adulte. La présentation de l’édition 2025 du Festival Osheaga se veut la 18e de son histoire.

Par Philippe Rezzonico

N’eut été une mortelle pandémie, ça aurait été la 20e, mais le chiffre mérite d’être souligné en ce premier week-end du mois d’août, ne fut-ce que pour mesurer le temps qui passe.

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Comiccon 2025 : capitaine Kirk, Hobbits, Gollum et un record de 66 000 personnes

Une partie des 3200 personnes qui saluent l’événement spécial du Seigneur des anneaux/Photo Pierre Bourgault/Courtoisie Comiccon

Vendredi midi, entrée ouest du Palais des congrès. Dès les portes vitrées franchies, la climatisation frappe moins fort que l’image que l’on a sous les yeux. Des milliers d’amateurs attendent l’ouverture des portes du Comiccon de Montréal, cuvée 2025.

Par Philippe Rezzonico

La queue formée d’adolescents, de jeunes filles, de quadragénaires ou des gens qui ont vu la première saison de Star Trek à la télévision en 1966 va presque jusqu’à l’entrée du métro Place-d’Armes. Tant de gens? Si tôt. Plus que d’ordinaire, il me semble.

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Gabi Hartmann et Violent Femmes: nouvelles et anciennes découvertes

Violent Femmes à la PdA/Photo Benoit Rousseau/Courtoisie FIJM

Durant la première semaine d’activités du Festival international de jazz de Montréal, par trois fois, Stéphane Drolet, émérite représentant de Sony Music pour le Québec, m’a rappelé par courriel, texto et de vive voix : «Tu dois aller voir Gabi Hartmann, vendredi.»

Par Philippe Rezzonico

En plus de trois décennies de fréquentation, je n’ai pas vu souvent ce pilier de l’industrie musicale montréalaise se tromper, rayon jugement. Et, depuis le temps, il connaît mes goûts… Donc, vendredi, j’étais assis dans le toujours frigorifique Gesù dès 18 heures pour assister à la prestation de la Française aux racines multiples qui se produisait chez nous pour une troisième année de suite après La Casa del Popolo (2023) et le Studio TD (FIJM, 2024).

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Branford Marsalis : un quartette de légende et les fantômes du passé

Branford Marsalis, Justin Faulkner, Eric Revis et Joey Calderazzo. Photo Eric Ryan Anderson/Courtoisie FIJM

Lorsque Branford Marsalis a mis en marché son plus récent disque (Belonging) en début d’année, nombre de critiques ont noté sa forme et son inspiration pour ce premier enregistrement pour l’étiquette Blue Note.

Par Philippe Rezzonico

Inspiré? Pas l’ombre d’un doute. J’avais même le mot «investi» en tête après seulement quelques minutes de prestation, mardi, lors du retour du saxophoniste américain et de son formidable quartette au théâtre Maisonneuve, au Festival international de jazz de Montréal.

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Samara Joy : quelle joie, quelle voix!

Samara Joy/Photo courtoisie FIJM

Le premier grand frisson est survenu à la fin de la deuxième chanson proposée par Samara Joy, samedi soir, à la Maison symphonique, lors du Festival international de jazz de Montréal.

Par Philippe Rezzonico

En conclusion de Beware My Heart, l’Américaine a monté la note à une cime insensée avant de la maintenir au sommet durant une quinzaine de secondes, puis, de redescendre au niveau des mortels, le tout, sans jamais déraper, avec une maîtrise absolue.

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