
Gilles Vigneault présentera son spectacle Vivre debout au Gesù jusqu'au 8 octobre. Photo d'archives courtoisie.
Où étiez-vous le 5 octobre 1961? Gilles Vigneault, lui, était très exactement au même endroit où il était mercredi, sur les planches du Gesù, afin d’y faire la même chose : chanter ses chansons empreintes de poésie et vivre. Vivre debout. Tout le temps.
Par Philippe Rezzonico
A l’époque, le parterre était rempli de ses amis artistes du moment : Roger Baulu, Jacques Normand, Doris Lussier, Gratien Gélinas, Guy Sanche… Mercredi, c’était ceux des générations suivantes qu’on pouvait apercevoir : Louise Forestier, Paul Piché, Lorainne Pintal, Marc Laurendeau… Cinq décennies d’écart n’y changent rien. Le jeune Gilles ou Monsieur Vigneault faisaient et font encore l’unanimité.



Premier constat : la voix est encore au poste. Ce n’est jamais une certitude à l’âge vénérable de 87 ans. Et le reste y est aussi : chansons mélodiques aux arrangements étoffés et textes axés sur les thématiques récurrentes et universelles du chanteur. 
On l’a souvent dit et écrit, les McGarrigle et les Wainwright sont plus que des familles. Ce sont des clans. Et les clans font d’ordinaire les plus gros rassemblements du temps des fêtes. Ce sera encore le cas cette année.
