R.E.M: R.I.P. About time

Mills, Stipe et Buck: la fin de l'aventure

D’ordinaire, l’élaboration d’une compilation de grands succès ou d’une anthologie signifie deux choses : le groupe est disparu ou séparé depuis longtemps, ou le band s’apprête à repartir en tournée afin de faire rouler son fonds de commerce. Pas R.E.M..

Par Philippe Rezzonico

Dans un geste qui aura attristé leurs millions de fans, Michael Stipe, Peter Buck et Mike Mills ont décidé il y a quelques jours de mettre un terme à une aventure musicale d’une durée de 31 ans, bien plus longue que la plupart des mariages.

La mise à mort officielle s’est, semble-t-il, faite de la façon la plus civilisée qui soit à en juger par les commentaires des trois amis de longue date au sein de leur site web.

Lire la suite

Tommy sans Pete Townshend: je passe

Roger Daltrey sera à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, mardi soir. Qui plus est, pour interpréter intégralement et en séquence l’opéra rock Tommy. Normalement, je devrais me diriger là-bas en courant. Mais je n’y serai pas.

Par Philippe Rezzonico

En juin, du temps de RueFrontenac.com, je discutais de la notion de pertinence des groupes âgés qui ont perdu des membres ou qui se sont séparés, dans la foulée de ce que je considérais comme une imposture : le passage au Québec de «  CCR »  sans John Fogerty.

Lire la suite

Claudia Larochelle: passion, écriture féminine

Dès que Claudia Larochelle a su écrire, elle n’a jamais cessé de le faire. Par plaisir, nécessité ou besoin. Elle écrit. Tout le temps. C’est viscéral. De là à être publiée, c’était un pas à franchir qui allait de soi.

Par Philippe Rezzonico

Que ce soit en qualité de journaliste, pigiste, chroniqueuse, auteur de nouvelles, ou même de co-directrice de projet littéraire, comme ce fut le cas avec le collectif Amour et libertinage (Les 400 coups)  paru plus tôt cette année, cela fait déjà un bout de temps que l’on peut savourer son écriture imagée, fluide et nerveuse.

Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps (Leméac), paru ce mois-ci, représente néanmoins un immense bond en avant : un premier ouvrage signé entièrement de sa plume. Un recueil de nouvelles fictives dont les thèmes, sources d’inspiration et personnages remontent aussi loin dans sa mémoire que lorsque qu’elle n’écrivait que pour elle-même, dans son journal intime.

Lire la suite

Nevermind : la révolution musicale des années 1990

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=hTWKbfoikeg]

Nevermind, ce fut la troisième révolution.

Par Philippe Rezzonico

La première, durant les années 1950, fut celle d’Elvis, de Chuck Berry et de Little Richard. Le rock n’ roll naissant, cette musique du diable, fut l’émancipation de la jeunesse de l’après-guerre. Une musique « d’hystériques » qui aura fait peur aux parents et à l’église.

Comme tout est affaire de cycles, la seconde révolution, vingt ans plus tard, fut celle des Sex Pistols, des Clash et autres Ramones. Quand le mouvement punk a envoyé paître l’establishment, botté le cul aux Peace and Love, au mouvement progressif, et décrété que c’était « No future !».

Lire la suite

La renaissance de la franchise des X-Men

X-Men : First Class situe l’action à l’époque où Charles Xavier (James McAvoy) et Erik Lehnsherr (Michael Fassbender) n’étaient pas encore respectivement le Professeur X et Magneto. Photo courtoisie

« À mes yeux, c’était évident qu’il y avait des adultes qui pouvaient être intéressés par nos histoires complexes, sans perdre pour autant nos lecteurs friands de gomme à mâcher ».

Par Philippe Rezzonico

La phrase est de Stan Lee, en introduction au chapitre portant sur les X-Men dans son bouquin Son of Origins (1975). Le réalisateur Matthew Vaughn l’a apprise par cœur avant de tourner X-Men : First Class. Retour en grâce pour la franchise après X-Men : The Last Stand et X-Men Origins – Wolverine.

Lire la suite

Un dieu du Tonnerre du tonnerre

Chris Hemsworth (Thor) et Anthony Hopkins (Odin) dans une scène du film Thor. Photo courtoisie

De tous les univers nés dans l’imaginaire fécond de Stan Lee, bien peu étaient aussi ardus à transposer au grand écran que celui de Thor. Les moyens techniques actuels et un réalisateur britannique ont mené à bien cette tâche.

Par Philippe Rezzonico

En optant pour Kenneth Branagh (Hamlet, Henry V), un monsieur féru de Shakespeare, les studios Marvel avaient le type idéal pour recréer l’illustré farci d’anglais « british » qui a dû faire sursauter plus d’un gamin américain dans les années 1960.

Lire la suite

Le cinéma en plein air d'Arcade Fire

Win Butler, Richard Parry et leurs compères du groupe Arcade Fire ont livré un spectacle dynamité sur la Place des festivals. Photo d’archives courtoisie Catherine Lefebvre

Histoire de faire la transition d’un spectacle dénudé de production offert à 2400 personnes au Métropolis mercredi soir, Arcade Fire avait décidé de faire son cinéma, jeudi, face à une marée grouillante de quelque 75, 000 personnes sur une Place des festivals nettement trop petite pour l’occasion.

Par Philippe Rezzonico

C’était inscrit sur l’écran géant central qui surplombait la scène du côté Nord de la rue Jeanne-Mance : « Coming Soon, Arcade Fire », sur une reproduction de marquise digne d’un vieux cinoche ou du défunt Spectrum. Sentiment renforcé par l’autre écran géant qui faisait face à l’esplanade de la Place des Arts, où un bon tiers de la foule monstre avait pris place pour apprécier la performance.

Lire la suite

Arcade Fire à sa juste valeur

Régine Chassagne, Tim Kingsbury et leurs copains étaient dans une forme exemplaire mercredi soir. Photo d’archives courtoisie Catherine Lefebvre

« Who the fuck is Arcade Fire ? », pouvait-on lire, hier, sur les t-shirts vendus au kiosque à souvenirs du Métropolis, où Arcade Fire a fait salle archi-comble dans le cadre de sa prestation au festival Pop Montréal.

Par Philippe Rezzonico

Ce t-shirt au slogan férocement cynique, c’est, évidemment, un dérivé de la réaction de milliers d’internautes en février dernier, lorsque le collectif avait remporté à quelques jours d’intervalle le Grammy du meilleur album de l’année et le Brit Awards remis au meilleur disque international.

Lire la suite

Café de Flore: l'amour qui transcende les êtres et le temps

Vanessa Paradis est intense à souhait dans son rôle de mère courage. Photo courtoisie Alliance.

L’amour, le thème le plus universel qui soit, peut s’exprimer de diverses façons. Jean-Marc Vallée en a choisi deux pour illustrer la trame narrative de Café de Flore : celui, exclusif, maternel et quelque peu excessif d’une mère pour son fils trisomique, et celui, perdu et inoubliable d’un homme pour un amour d’adolescent qui devait durer toute une vie.

Par Philippe Rezzonico

Le réalisateur de C.R.A.Z.Y., qui agit ici à titre de scénariste et réalisateur, brosse le portrait d’une mère protectrice (Vanessa Paradis, Jacqueline) et d’un DJ de classe internationale fragile (Kevin Parent, Antoine) dans des pays et des espace-temps différents : Paradis, dans le Paris du tournant des années 1960-70 ; Parent, dans le Québec d’aujourd’hui.

Lire la suite