John Mellencamp : entre l’ombre et la lumière

Un peu plus âgés que sur cette photo d'archives, John Mellencamp, Mike Wanchic et Dane Clark (à la batterie) ont livré une performance inspirée, jeudi, à la PdA. Photo courtoisie.

Ça fait plus de dix ans que l’œuvre musicale de John Mellencamp a atteint un autre niveau de maturité, celui de son âge : plus mélancolique dans le ton, plus sombre dans le propos et totalement conscient de sa mortalité. Ça n’a jamais été aussi évident sur scène que jeudi, dans la salle Wilfrid-Pelletier, ou l’ombre de l’Américain aura côtoyé de réels moments de lumière.

Par Philippe Rezzonico

Agé de 60 ans depuis trois semaines, Mellencamp ne fait plus des spectacles de « grands succès » depuis des lustres, mais il affichait une forme du tonnerre, jeudi. Aminci depuis son dernier passage au Centre Bell en 2008, fringué d’un complet – ça, je dirais que c’est l’influence de sa nouvelle flamme, l’actrice Meg Ryan -, Johnny avait la voix plus éraillé que naguère – il n’a jamais cessé de fumer malgré son infarctus de 1994 -, mais elle avait une puissance renouvelée.

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Gala de l'ADISQ: le virage grand public

Maxime Landry et Marie-Mai qui célèbrent en 2010 leurs nombreux Félix. Une image que l'on pourrait revoir pas plus tard que dimanche. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Lorsque les mises en nomination en vue du Gala de l’ADISQ ont été dévoilées il y a quelques semaines, deux proches ont noté que ce n’était pas une « grosse année ». Connaissant leurs goûts musicaux, ça voulait dire – décodeur requis, ici – que c’était une année « grand public ». Ils ont vu juste. Du moins, en partie.

Philippe Rezzonico

Là où ils font un peu fausse route, c’est que l’année en question, justement, y est pour beaucoup dans la perception qualitative. Les disques, DVD et autres spectacles en nomination doivent être parus ou présentés entre le 1er juin d’une année X et le 31 mai de l’année suivante. Bref, si l’artiste A et la formation B n’ont rien produit durant ces douze mois, ils sont absents des nominations.

Il y a des cas particuliers. Un artiste ou son gérant peuvent décider de ne pas mettre en lice un album paru, disons, quatre ou six semaines avant la fin de la période de mise en candidature (1). Ils pourront le faire l’année suivante s’ils le désirent, mais les ventes liées à l’album seront toujours comptabilisées sur une période maximale de 12 mois.

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Avril Lavigne : PPPP (*)

Avril Lavigne aura offert un spectacle chiche - une heure 25 minutes - et fade, au Centre Bell. Photo Catherine Lefevbre.

Après dix années de carrière, une artiste a généralement plus d’atouts dans son jeu : voix ajustée, catalogue de chansons garni, présence de scène affinée, etc. Quand je suis sorti du Centre Bell, mardi soir, au terme du spectacle d’Avril Lavigne, je me disais que j’aurais préféré revoir le DVD de sa première tournée offerte au même endroit en 2003.

Par Philippe Rezzonico

Aucune production scénique digne de ce nom, band en mode « pilote automatique», enchaînements bancals, pas d’énergie communicative, absence d’écrans: nous avons probablement assisté au spectacle le plus navrant livré par une artiste de statut international depuis des lustres. C’était chiche et fade.

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«L’Autre» Gala de l’ADISQ… Vraiment ?

Malajube a remporté le Félix dans la catégorie Album - alternatif. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

On le nomme «L’Autre» Gala de l’ADISQ. Celui de la différence. De l’audace. «L’épicurien. Le huis clos de la délinquance», comme le précisait l’animatrice Catherine Pogonat, lundi, au début de la soirée de remise tenue au théâtre St-Denis. Pourtant, au-delà de la qualité indiscutable des œuvres célébrées dans des catégories perçues comme étant «grand public», «pointues», ou «alternatives», c’est essentiellement la notoriété, la visibilité et le poids des ventes qui auront compté.

Par Philippe Rezzonico

Difficile de trouver des noms de groupes ou d’artistes plus connus ou populaires que ceux d’Eric Lapointe (Album – rock), Louis-José Houde (Album ou DVD – humour), Ginette Reno (Album – meilleur vendeur), Roch Voisine (Album – reprises, Artiste québécois – interprétation autres langues), Martin Petit (Spectacle – humour) et Arcade Fire (Album – anglophone) dans leurs catégories respectives.

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Mike Wanchic, l’ombre de John Mellencamp

Depuis 35 ans, John Mellencamp et Mike Wanchic partagent les mêmes scènes. Photo courtoisie.

Guitariste, arrangeur, mixeur, réalisateur et, bien sûr, ami et confident de longue date, il y a maintenant 35 ans que Mike Wanchic est aux côtés de John Mellencamp, comme s’il était l’ombre de son ami natif de l’Indiana. A l’aube de leur retour à Montréal, jeudi, à la PdA, Wanchic se remémore le chemin parcouru, parle de son vieux pote sans filtre et commente son œuvre en exclusivité pour un média francophone du Québec.

Par Philippe Rezzonico

On joint Michael Wanchic en Indiana. Pas de surprise. Le vétéran guitariste y est né et y réside encore, comme Mellencamp et la plupart de ses musiciens d’aujourd’hui ou d’antan. Esprit de communauté. De «fiers produits» de l’endroit, comme le souligne Wanchic.

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L'oeuvre de Mellencamp commentée par Mike Wanchic

Pas tous les jours qu’on a sous la main un guitariste qui a été de toutes les périodes de création d’un artiste. Mike Wanchic s’est prêté au jeu de commenter à l’unité tous les albums studios de son ami John Mellencamp parus au cours des trois dernières décennies.

Par Philippe Rezzonico

A ce regard rare et particulier provenant de l’intérieur, on ajoute notre perception des albums en question, histoire d’avoir les deux côtés de la médaille.

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Le débordement d'amour de Moby

Moby: de la fougue, des beats irrésistibles, des lumières éblouissantes et de l'amour. Beaucoup d'amour. Photo courtoisie Rogerio Barbosa.

L’un des thèmes les plus récurrents des chansons de Moby se veut la solitude, état de fait qu’il amenuise en performant sur scène face à des milliers de gens qui lui apportent son lot d’amour. De l’amour, il y en avait, dimanche, pour le retour de l’Américain au Métropolis. On a même eu droit à une demande en mariage !

Par Philippe Rezzonico

La musique de Moby touche indiscutablement une corde sensible chez les amoureux. Ses spectacles sont parmi ceux durant lesquels on voit le plus grand nombre de jeunes et moins jeunes s’enlacer et s’embrasser. Au même moment au Centre Bell, je me disais que le nombre de filles devait largement surpasser celui des gars au show de Duran Duran. A Moby, des tas et des tas de couples. ..

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Les sentiers de campagne de John Mellencamp

Il y a un certain temps que les chansons de John Mellencamp ne figurent plus au sommet des palmarès et qu’il a délaissé les arénas pour de plus petites scènes, comme celle de la salle Wilfrid-Pelletier, où il sera de passage jeudi. Mais Mellencamp n’a jamais oublié ses racines comme en fait foi On the Rural Route 7609.

Par Philippe Rezzonico

Né à Seymour, Indiana, il y a de ça soixante ans ce mois-ci, Mellencamp vit toujours dans le même état américain, dans le coin de Bloomington. Pas question d’aller ailleurs. Pour lui, la notion de Heartland qui se rattache autant à sa musique qu’à son territoire est de l’ordre du sacré.

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Mylo Xyloto, de Coldplay : le rendez-vous manqué avec l’histoire

Coldplay fait du Coldplay. Rassurant. Photo courtoisie EMI

Il arrive un moment dans une carrière où un groupe peut tout se permettre. Changer sa sonorité. Sa production. Tout. Après le succès planétaire de Viva la Vida Or Death and All His Friends et de la tournée mondiale qui a suivi, Coldplay en était là.

Par Philippe Rezzonico

Comme Dylan l’a fait en passant de la poésie folk à la révolution électrique (Bringing It All Back Home) en1965, comme U2 – l’inspiration de Coldplay – a fait table rase du passé au tournant des années 1990 avec Achthung Baby, la bande à Chris Martin avait le champ d’inspiration totalement libre pour Mylo Xyloto, qui sera disponible, mardi.

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Les Trois Mousquetaires du XXIe siècle

D'Artagnan (Logan Lerman), Aramis (Luke Evans), Porthos (Ray Stevenson) et Athos (Matthew Macfayden): les mousquetaires version 2011. Photo courtoisie Alliance.

Inspirés de personnages de la France du XVIIe siècle, nés sous la plume d’Alexandre Dumas dans un roman paru au XIXe, Les Trois Mousquetaires, réalisé par Paul W.S. Anderson, vient de faire le saut dans le XXIe siècle par l’entremise d’un film digne d’un jeu vidéo qui travestit joyeusement le récit d’origine au profit d’une randonnée explosive et surréaliste. A prendre ou à laisser.

Par Philippe Rezzonico

J’avais compris dès la bande annonce : le Duc de Buckingham (Orlando Bloom) en cheville avec le Cardinal de Richelieu (Christoph Waltz)? Dans le bouquin de Dumas, ils sont adversaires. Buckingham, complice de Milady (Milla Jovovich)? Dans l’œuvre littéraire, c’est Milady qui fait tuer Buckingham par Felton. La cause était entendue. Anderson et ses collègues n’allaient pas nous raconter l’histoire classique des Trois Mousquetaires. Et je n’avais encore rien vu….

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