FIJM, jour 7: Akinmusire ou l’art abstrait de captiver son auditoire

Ambrose Akinmusire et son quintette présentaient leur concert jazz dans la nuit à la salle du Gésu. Photo courtoisie FIJM/Jean-François Leblanc

Captiver un auditoire n’est déjà pas une tâche facile. Y parvenir en interprétant surtout de nouvelles compositions relève carrément de l’exploit. Cet exploit, une des étoiles montantes de la scène jazzistique, le trompettiste Ambrose Akinmusire, et ses amis l’ont accompli lors du concert présenté dans le volet Jazz dans la nuit dans la petite salle du Gesù bien remplie pour l’occasion

Par François Vézina

C’est d’autant plus méritoire car Akinmusire aurait pu facilement se reposer sur les lauriers récoltés après la parution de son excellent When The Heart Emerges, l’an dernier.

Lire la suite →

Francos, jour 6 : Quatuor à cordes, cordes usées et bedon rond

Philippe B et le Quatuor Molinari. Triomphe, prise II. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin.

Petite appréhension, mardi, avant d’entrer au Club Soda afin de revoir Philippe B et le Quatuor Molinari refaire l’intégrale de Variations fantômes. C’était tellement parfait et émouvant lors de la deuxième représentation offerte au Conservatoire en février, lors du Festival Montréal en lumière, que je craignais gâcher mon souvenir.

Par Philippe Rezzonico

Rien de ça, quoique l’impact de la performance fut très différent, principalement en raison du changement de salle. Il est rare qu’une salle influence une performance, mais, ici, ce fut patent.

Lire la suite →

Véronique Sanson: amoureuse de la scène

Photo courtoisie, Robert Ferron.

Proche, tellement proche, étais-je, de Véronique Sanson, vendredi au théâtre St-Denis, que je peux vous dire que la couture extérieure des jambes de son pantalon de cuir noir est double, que ses bottes sont cloutées, je peux vous dessiner le motif de sa bague et vous dire à quel point la pupille de ses yeux brille comme un diamant.

Par Philippe Rezzonico

Ça arrive une fois par tranche de 150, 175 shows. Un billet de couverture dans la rangée BB… La deuxième du St-Denis. Siège numéro 1. Rien que ça. J’ai eu le CC 1 pour Heart à Wilfrid-Pelletier, l’an dernier. Encore mieux cette fois. J’ai bien été appuyé sur le pied de micro de B.B. King au Spectrum en 1992, mais cette fois, j’avais payé mon billet.

Lire la suite →

Les FrancoFolies de la rue

Désormais une tradition, Pierre Lapointe sera encore sur l'affiche des FrancoFolies en 2012. Photo d’archives courtoisie Catherine Lefebvre.

La rue. C’est de là que tout part. La vie. Les tendances. Les courants sociaux. Les manifs, aussi… C’est donc normal de voir tous les ans que tout ce qui est né de ce bouillon de culture urbain et rural y retourne par l’entremise des spectacles extérieurs gratuits des FrancoFolies de Montréal.

Par Philippe Rezzonico

Et la rue, elle aura droit à bien des couleurs musicales du 7 au 16 juin. Pierre Lapointe avec Daran, Dionysos – ça, ça brasse dans la rue – et Les Revenants, pour ouvrir les 24e Francos le 7 juin. Peut-on être plus heureux d’être dans la rue quand tu sais que Groovy Aardvark va y retourner? Je me souviens encore comment le groupe avait brûlé l’asphalte la dernière fois qu’il avait mis le feu aux FrancoFolies, il y a de ça longtemps.

Lire la suite →

Coeur de pirate au festival Montréal en lumière en février

Coeur de pirate, que l'on voit ici lors de sa plus récente performance aux FrancoFolies, sera au Métropolis, le 24 février, dans le cadre du festival Montréal en lumière. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Le volet artistique de la 13e édition du festival Montréal en lumière sera placé sous le signe de la gent féminine en 2012, avec la présence de Cœur de pirate, Catherine major et Brigitte Boisjoli, qui feront toutes la rentrée montréalaise de leurs disques respectifs. Soirées de filles en perspective.

Par Philippe Rezzonico

Révélation tous azimuts au Québec et en Europe depuis trois ans, avec des Félix et des Victoires de la musique à la clé, Cœur de pirate s’offrira le premier Métropolis de sa jeune carrière, le 24 février.

Lire la suite →

Radio-Canada et la chanson: 75 ans d'un mariage exceptionnel

Nommez ça le Graal ou la voûte aux raretés. Désignez ça comme étant une version audio de Retour vers le futur ou une anthologie musicale. Estimez qu’il s’agisse autant d’un devoir de mémoire que d’une contribution inestimable à notre culture. Peu importe. L’écoute intégrale du coffret 75 ans 75 chansons, de Radio-Canada, est absolument in-con-tour-na-ble pour quiconque ayant un rapport amoureux avec notre chanson d’ici.

Par Philippe Rezzonico

Cinq disques survolent l’existence du diffuseur public (1936-2011) et de ses noces d’albâtre avec la chanson québécoise. En jetant un œil sur le verso du boîtier, on voit que le découpage est chronologique, comme il se doit : un premier quart de siècle (1936-1960) dont les chansons sont regroupées sur le compact gramophone (petit dessin à l’appui), ainsi que les tranches 1960-1970 (microsillon), 1970-1980 (cassette quatre pistes), 1980-2000 (disque compact) et 2000-2011 (iPod). Bien pensé.

La sélection des enregistrements couvre toutes les périodes, mais aussi une multitude d’émissions diffusées à la radio ou à la télévision : Le quart d’heure de la bonne chanson (années 1940), Le réveil rural, Café des artistes (1950), Chez Miville, Les couche-tard, Jeunesse oblige (1960), Vedettes en direct, Les beaux dimanches, Zoom (1970), Allo Boubou, Faut voir ça (1980), Studio libre, La Fureur (1990), Un p’tit air de samedi soir, Les refrains…, Studio 12, M pour musique (2000) et j’en passe.

Lire la suite →

Tsunami automnal dans le marché de l'illustré américain

Batman, Flash, Green Lantern, The Martian Manhunter, Aquaman, Wonder Woman et Superman ne sont plus tout à fait les mêmes dans l'univers redessiné de DC Comics.

Histoire de secouer une industrie presque aussi malmenée que celle de la musique, DC Comics a osé pour la rentrée le plus audacieux coup de poker jamais vu : relancer toutes ses séries d’illustrés au numéro # 1. Effet immédiat. Reste à savoir s’il sera durable.

Par Philippe Rezzonico

Il y a une certaine ironie. Alors que le cinéma hollywoodien fait régulièrement appel aux super héros costumés pour s’offrir des franchises rentables comme Spider-Man, Batman et les X-Men qui engrangent des centaines de millions de dollars au box-office, le médium qui a vu naître les personnages bat de l’aile.

C’est la raison pour laquelle DC Comics, propriété de la multinationale Warner Bros., a provoqué un tremblement de terre le 31 août en remettant le compteur au numéro # 1 pour 52 de ses titres.

Lire la suite →

Coup de cœur francophone: Le parcours – pas – raisonnable du journaliste

FrancoFolies 10 juin 2011

D'ordinaire, on ne rate pas un spectacle de Mara Tremblay. Mais la compétition s'annonce forte au Coup de coeur. Photo courtoisie Catherine Lefebvre.

A peine les Félix ont-ils été décernés qu’un autre festival de musique se pointe à l’horizon, pas plus tard que jeudi. Le Coup de cœur francophone souffle cette année sur 25 bougies. Événement en soi. Et comme à tous les ans, on se demande ce qu’on va aller voir et si on va trouver le temps de le voir.

Par Philippe Rezzonico

C’est l’heureux problème qui afflige tous les bons festivals. Que prioriser, du 3 au 13 novembre ? Entre les rentrées, les spectacles créés pour cette édition-phare, les découvertes et la visite d’ailleurs, l’offre est multiple.

D’ordinaire, nous, journalistes, on vous dresse une liste des évidences ou des trucs plus obscurs à aller voir, en prenant bien soin d’y aller d’un éventail musical qui englobe toutes les tendances. Je n’ai pas envie de jouer ce petit jeu aujourd’hui. Je vais plutôt tenter de vous montrer le casse-tête que nous vivons, rayon logistique, quand il y a tant de choses qui nous intéressent. Parcours potentiel.

Lire la suite →

Gala de l’ADISQ : Marie-Mai, Éric, Vincent et… Fred, grands gagnants

Vincent Vallières et son Félix de la chanson de l’année pour On va s’aimer encore. Photo Catherine Lefebvre

Marie-Mai est toujours la reine. Eric Lapointe est devenu le roi. Et On va s’aimer encore, de Vincent Vallières, est la chanson la plus populaire. Mais au-delà de l’identité des lauréats et du total de statuettes de chacun, ce 33e Gala de l’ADISQ a mené à quelques moments d’émotion pure et à des triomphes qui méritent qu’on s’interroge quant au mode de scrutin.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps qu’une chanson n’avait pas fait l’unanimité comme On va s’aimer encore. Public, critiques, tout le monde est d’accord. Son thème universel a contribué à son succès, certes, mais fallait encore l’écrire de cette façon… C’est d’autant plus mérité que Vallières, aussi travaillant que perfectionniste, s’était fait blanchir il y a quelques années, après avoir été en nomination quatre ou cinq fois.

Lire la suite →

Le blogue du Gala de l'ADISQ

Marie-Mai en feu lors du numéro d'ouverture du Gala de l'ADISQ. Photo Catherine Lefebvre.

Vous étiez devant votre téléviseur 50 pouces ou devant votre ordinateur pour suivre le déroulement du 33e Gala de l’ADISQ ? Nous étions dans le hall du théâtre St-Denis II, transformé pour l’occasion en salle de presse. Finalement. C’est kif-kif. Nous aussi, nous étions devant des écrans…

Par Philippe Rezzonico

Outre les gagnants de cette cuvée 2011, on peste contre quelques choix discutables à notre goût, on se félicite de certaines de nos prédictions, on commente les performances et on vous montre tout ça en photos, avec la collaboration des collègues Catherine Lefebvre, Richard Bousquet et Frédérique Tiéfry.

Lire la suite →