Whitney Houston et le sommet de l’Olympe

Photo promotionnelle du film The Bodyguard

Certains étaient éberlués, samedi, à l’annonce du décès de la chanteuse Whitney Houston à l’âge de 48 ans. D’autres n’étaient pas surpris une seconde, tant la dernière décennie de l’artiste avait été marquée par les problèmes familiaux et la toxicomanie. La réalité, c’est que Whitney Houston fut quelque part au tournant des années 1980 et 1990 la perfection vocale et féminine. Et qu’en dehors du sommet de l’Olympe, il n’y avait point de salut.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’univers pop/rock/soul/blues élargi, rayon interprètes féminines, tu as grosso modo trois catégories. Primo, les chanteuses au talent exceptionnel qui savent s’adapter à tous les courants, traverser toutes les modes et résister à l’usure du temps. Je pense ici à Barbra Streisand, Dionne Warwick, Petula Clark et Shirley Bassey.

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Etta James ou le parcours de la souffrance

Etta James, au FIJM en 2006. Photo courtoisie Festival International de jazz de Montréal/Denis Alix.

C’était en 2006 : le Festival international de jazz de Montréal venait d’annoncer la venue de Etta James – décédée vendredi des suites d’une leucémie – à son édition estivale. Je trépignais d’impatience. Après des décennies d’écoute de At Last et Tell Mama, j’allais enfin pouvoir entendre ces chef-d’œuvres interprétées par la légendaire chanteuse (J’étais pas au show de 1995, au Forum).

Par Philippe Rezzonico

Comme c’est toujours le cas quand se pointe en ville une légende d’une autre époque, il y avait la crainte que ça soit quelconque. Voire, mauvais. Etta James n’avait que 68 ans à ce moment, mais celle qui fut née sous le nom de Jamesetta Hawkins le 25 janvier 1938 portait depuis longtemps les séquelles d’une vie marquée par les excès et les dépendances.

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