Francos, jour 4: Histoires du quotidien, de coeur et de cul

GiedRé aux Katacombes. Attention, l'habit ne fait pas le moine. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin.

Un plaisir récurrent des FrancoFolies, c’est de changer d’ambiance et d’univers d’une salle à l’autre. C’est parfois déroutant au possible. Ce fut le cas dimanche, soirée durant laquelle notre parcours musical a été aussi diversifié que les prises de position du gouvernement et des associations étudiantes dans un conflit bien documenté dont les soubresauts du week-end se sont fait sentir ailleurs que sur le site des Francos.

Par Philippe Rezzonico

Premier arrêt, L’Astral, où Domlebo présentait la version scénique de Chercher noise, projet musical amorcé pour le studio et le cinéma qui vivait sur les planches sans le proverbial filet de sécurité.

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Francos, jour 3 : le feu nourri de Groovy Aardvark

Vincent Peake et ses collègues étaient en feu. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich

D’ordinaire, un spectacle livré par un groupe pour souligner son 25e anniversaire et des plus rassembleurs, mais pas nécessairement des plus percutants. Comprendre, les gars sont 25 ans moins jeunes… Pas avec Groovy Aardvark…

Par Philippe Rezzonico

Pour ce retour après sept ans d’absence, la bande à Vincent Peake a offert une prestation intense et dynamitée sur une Place des Festivals bondée qui vibrait au son des salves de guitares dignes d’un feu nourri.

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FrancoFolies: les belles Canailles

Photo courtoisie Felix Bowles.

Le groupe Canailles participait aux FrancoFolies 2011 sur la scène installée dans le pub situé au coin des rues de Bleury et Sainte-Catherine. Problème d’espace, il y a eu. Rien de moins qu’un débordement, en fait. Rien à craindre cette année. Le band se produira cette fois sur la grande scène sise à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance qui fait face à la PdA. Promotion.

Par Philippe Rezzonico

«Il y avait tellement de monde que les 300 places assises ne suffisaient pas, se souvient Erik Evans. Il y a des chaises et des tables qui ont revolé ce soir-là ! La rue était bondée jusqu’aux portes de L’Astral.»

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Francos, jour 2 : la bombe Bénabar et la reine Catherine

Bénabar: des cuivres, des guitares et une énergie folle. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich.

J’en avais glissé un mot durant l’entrevue réalisée face-à-face deux jours plus tôt : je n’avais vu aucune de ses performances sur YouTube et je n’avais pas recherché la sélection de chansons de sa tournée européenne (Anyway, les journalistes n’en ont pas reçu vendredi…) Je voulais que cette première présence sur scène de Bénabar à Montréal soit pour moi une découverte absolue. Plaisir décuplé et électrochoc total, faut admettre.

Par Philippe Rezzonico

Les chansons, ça oui, je connaissais. Ça fait des années que j’écoute ses disques en maudissant sa phobie de l’avion qui nous a privé de sa présence chez nous à maintes reprises au cours des ans. Et il y a deux ou trois titres que j’espérais entendre impérativement.

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FrancoFolies: 25 bougies pour Groovy Aardvark

Groovy Aardvark: retrouvailles pour le 25e anniversaire. Photo courtoisie FrancoFolies.

Je me souviens, comme on dit. Groovy Aardvark : show d’adieu au Métropolis à 21 heures. Rien à craindre pour Plastic Bertrand au Spectrum passé minuit, me disais-je. Comme le proverbial mini-wheat, j’allais pouvoir assouvir mes côtés hard et sucré le même soir. Tu parles… La bande à Groovy a tenu le fort durant quatre heures et j’ai failli rater le début du show de Plastic.

Par Philippe Rezzonico

C’était lors du dernier soir des FrancoFolies de 2005. Le 6 août. L’adieu à la bande à Vincent Peake après deux décennies de loyaux sévices. Géant, ce show marathon. Surprise de taille, donc, de voir Groovy Aardvark qui s’apprête à investir la scène de la Place des festivals le samedi 10 juin, sept années après son apparente mais fausse dissolution.

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Francos, jour 1 : rock carré, carrés rouges, flotte, manif et casseroles

Mathias Malzieu, de Dionysos, porté par la foule. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich.

C’était un soir de première où, paradoxe, on ne savait trop ce qui allait se passer, mais où tout pouvait se produire. Ce fut exactement ça. Le grand spectacle d’ouverture des 24es FrancoFolies de Montréal aura duré cinq heures et tenu ses promesses sur la scène….et dans la rue.

Par Philippe Rezzonico

Rock devait être Pierre Lapointe. Rock il fut. Flanqué de sa bande habituelle qui comprend notamment Philippe B., Philippe Brault, Josiane Hébert et Guido Del Fabbro, la tête d’affiche de ce rendez-vous extérieur a revisité comme rarement son catalogue, lui insufflant une forte dose de vitamines.

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FrancoFolies : Bénabar, enfin !

Bénabar, un nouveau disque et un premier spectacle à Montréal. Photo courtoisie Levillain Kowalsky.

Bénabar arrive, me salue et s’installe dans un fauteuil de la salle Stevie Wonder, de l’Astral, où nous nous trouvons. J’ai beau avoir conversé au téléphone avec lui dans le passé, je me dis : « Oui, il existe. De façon concrète. Pour de vrai », comme on dit familièrement au Québec. Et après 15 ans de carrière, le Français offrira – enfin – un tout premier spectacle à Montréal vendredi, lors des FrancoFolies.

Par Philippe Rezzonico

Oui, 15 années passées depuis la parution de son premier disque sans nom qui a été baptisé ultérieurement, La P’tite monnaie. Cinq autres depuis, incluant Les bénéfices du doute, paru depuis l’hiver en Europe mais arrivé sur nos terres tout juste cette semaine. Entre les deux, des millions de disques vendus en France et des spectacles à guichets fermés dans toute l’Europe francophone.

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The Platters: Only them

The Platters. De gauche à droite: Zola Taylor, Tony Williams, David Lynch, Paul Robi et Herbert Reed.

Il y a une scène dans le film American Graffiti où l’on voit Ron Howard et sa blonde danser joue contre joue sur la musique de Smoke Gets In Your Eyes, des Platters. Pas un seul ado ou jeune adulte de race noire en vue autour d’eux dans le grand gymnase. Que des Blancs. Il n’y avait là aucune anomalie dans le scénario…

Par Philippe Rezzonico

Les Platters, dont le fondateur et dernier membre de la grande époque, Herbert Reed, est décédé, mercredi, à l’âge de 83 ans, auront été parmi les premiers groupes à faire graduellement tomber les barrières raciales bien avant la lutte médiatisée des droits civiques dans les années 1960.

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Men Without Hats : pour la musique… et le vécu

Ivan Doroschuk et ses collègues de Men Without Hats, Lou Dawson et James Love. Photo courtoisie Jam Hamidi.

Le retour sur scène de l’an dernier n’était finalement pas qu’un dernier tour de piste nostalgique pour Men Without Hats. L’année 2012 ramène le collectif dirigé par Ivan Doroschuk avec un nouvel album dont la création est intimement liée à une rupture personnelle et dont le propos s’inscrit dans l’air du temps. Quant à la musique, elle demeure festive. Donc, on peut encore danser si ça nous tente…

Par Philippe Rezzonico

Cheveux en chignon, veste de cuir, t-shirt, tête dénudée : l’ami Ivan projette toujours l’image du gars cool de Montréal après toutes ces années. On ne se refait pas. On l’avait constaté le 1er juillet 2011, quand Doroschuk et sa nouvelle incarnation de MWH avaient renoué avec les planches montréalaises lors d’une performance au Métropolis. C’était comme dans le temps, hormis quelques rides supplémentaires.

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Neil Young & Crazy Horse : à bride abattue

Neil Young de retour à Montréal avec ses collègues de Crazy Horse. Photo courtoisie Danny Clinch.

Neil Young & Crazy Horse. Que de bons souvenirs. Normal, quand une collaboration se calcule en nombre de décennies. Et comme Neil et ses potes lancent le premier nouveau disque en neuf ans, on aura droit au spectre complet lors de leur passage au Centre Bell, le 23 novembre.

Par Philippe Rezzonico

La tournée étant nommée The Past, The Present, The Future, with Neil Young & Crazy Horse, nul doute que l’on entendra des titres du nouveau disque AMERICANA – qui contient une collection de classiques du répertoire américain -, mais probablement des titres de Everybody Knows This Is Nowhere, Sleeping with Angels, de Re-ac-tor, etc.Tout est possible.

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