Les Cowboys à L’Olympia, acte 1: le rituel perfectionniste

PARIS – Pas d’équivoque. Les Cowboys sont bel et bien entrés dans Paris. Pacifiquement, cela va de soi… Les lettres géantes qui ornent la marquise de L’Olympia sont là pour le confirmer, sauf que l’on entre pas par le 28 boulevard des Capucines. On contourne le coin gauche pour tourner sur la rue Caumartin et pousser la porte du 18, celle de l’entrée des artistes.

Par Philippe Rezzonico

Entrée côté jardin, donc, pour assister au test de son des Cowboys fringants qui s’offraient lundi soir le premier de trois spectacles en huit jours à la mythique salle. Pas le choix de passer par là en fin d’après-midi, d’autant plus qu’il y a déjà des fans du groupe qui font la queue pour s’assurer d’être les premiers dans la fosse afin d’être collés sur la grille qui protège la scène. Cinq heures avant le début de la performance… Ça aussi, cela va de soi.

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Musée d’Orsay : toujours jeune, encore plus beau

PARIS – Un quart de siècle, c’est bien jeune pour se refaire une beauté. Mais lorsque l’exercice sert à mettre en valeur des collections plus que centenaires, le jeu en vaut la chandelle. Le musée d’Orsay a complété avec panache sa cure de rajeunissement en optimisant au maximum son espace, modifiant sa palette de couleurs et en portant un éclairage nouveau sur ses œuvres les plus célèbres. Visite d’un classique revisité.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait bien cinq minutes que j’étais immobile devant le Bal du moulin de la Galette, mais j’étais incapable d’en décrocher mon regard. J’avais pourtant déjà vu cette toile de légende de Renoir dans le passé, mais elle me faisait plus d’effet que jamais.

La vision harmonieuse de la scène peinte en partie à la Butte Montmartre, la brillance des couleurs, la complexité de l’ensemble, la gaieté qui en émane, la qualité de la patine… Le tableau me semblait même plus grand que ce que me rappelait ma mémoire. Et c’est là que j’ai compris que je ne l’avais jamais vu comme ça. Les rénovations du musée d’Orsay servent essentiellement à redécouvrir le patrimoine mondial sous un jour nouveau.

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… et les Cowboys fringants vus par les Cousins

Cousins et Cowboys ensemble à Bruxelles, lors du cinquième anniversaire de l'Association. Bruno Cadoret prend place devant Karl Tremblay. Photo Courtoisie.

PARIS – Cela a commencé par un attrait culturel, un intérêt musical, une admiration réelle, voire, un coup de foudre. Huit ans après sa création, l’Association des Cousins fringants se paie la traite ces jours-ci avec la présence des Cowboys en sol européen.

Par Philippe Rezzonico

De Lille à Bruxelles, tout en passant par Nantes, Paris et Genève, les Cousins sont aux premières loges des spectacles du groupe québécois. Bruno Cadoret est l’un des fondateurs des Cousins fringants. Si l’occasion est belle de se remémorer comment la relation entre les Cowboys et les Cousins a pris naissance, c’est également le moment de voir les choses du point de vue des fans. Revers actualisé de la médaille.

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Les Cousins fringants vus par les Cowboys…

Les Cousins fringants ont fait mousser la popularité des Cowboys fringants avant même leur premier passage en Europe, se souvient Jean-François Pauzé. Photo d'archives. Courtoisie Annik MH de Carufel.

PARIS – Les Cousins fringants. Si vous êtes un fan des Cowboys fringants, vous connaissez bien les irréductibles amateurs gaulois, wallons et helvètes du groupe québécois qui résident en Europe francophone et qui viennent parfois acclamer les nôtres sur nos terres.

Par Philippe Rezzonico

Alors que les Cowboys sont présentement en tournée européenne avec les nouvelles chansons de leur album Que du vent, Jean-François Pauzé répond longuement aux questions de Rue Rezzonico relativement à la première rencontre des Cowboys québécois avec les Cousins d’outre-mer. Tous fringants, ça va de soi.

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Indochine : la célébration explosive de la renaissance

Indochine a incendié le Zénith, jeudi soir à Paris. Photo Marc Tabouret.

PARIS – Que peut-on faire après s’être offert le Stade de France ? On se souvient de ce qui nous a mené là. Et pour Indochine, ce fut l’album Paradize, lancé en 2002, qui symbolise cette renaissance. Renaissance soulignée cette semaine par l’entremise de deux concerts exclusifs au Zénith de Paris pour célébrer le 10e anniversaire de la parution du disque qui a relancé la carrière d’un groupe qui aura fait l’histoire. Rue Rezzonico a assisté au deuxième spectacle. Compte rendu d’une soirée unique.

Par Philippe Rezzonico

Une heure et demie d’attente dans le vent glacial et sous un mercure inférieur au point de congélation.  Détail pour un Canadien errant fraîchement débarqué du Québec, mais situation exceptionnelle pour les Parisiens qui ont fait la queue sans sourcilier dès jeudi après-midi en vue de la deuxième performance d’Indochine au Zénith.

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Les veillées d’Amélie: tout ce qu’on aime et même plus

Amélie Veille lors de la reprise 2012 de ses veillées intimistes. Photo Patrick Lamarche.

Depuis le printemps dernier, le dernier mardi du mois, Amélie Veille nous offre Les veillées d’Amélie, proposition artistique où elle met à profit ses talents d’auteur-compositeur et interprète, seule, ou avec la complicité de ses invités. Au sortir de la veillée présentée mardi soir O Patro Vys, je m’en voulais un peu de ne pas y être allé plus tôt.

Par Philippe Rezzonico

Il est vrai le calendrier spectacles de 2011 de la métropole a été impitoyable envers la jolie et talentueuse artiste. Je viens de vérifier… Elle s’est produite durant la deuxième semaine du  Festival de jazz et les soirs où Ben Harper, Avril Lavigne, James Blunt et Paul McCartney étaient en spectacle à Montréal. C’est de la concurrence poids lourds, ça.

Pourtant, en rétrospective, je me dis que j’aurais pu sacrifier n’importe lequel de ces shows – sauf McCartney, elle ne m’en voudra pas – tant ce qu’elle propose à de quoi plaire à un type dans mon genre.

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L’avenir de Karkwa : les aléas de la vie

Martin Lamontagne, Julien Sagot, François Lafontaine, Stéphane Bergeron et Louis-Jean Cormier. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

Petite commotion la semaine dernière dans le cyberespace et les médias. La « pause » de Karkwa cacherait-elle la fin du groupe ? La rumeur alimentée par une manchette alarmiste a été démentie par Louis-Jean Cormier sur la page Facebook du groupe avec un statut qui a été salué par 1 258 « J’aime » depuis lors. Affaire classée ? Pas vraiment. Analyse.

Par Philippe Rezzonico

Lors de la remise de la plaque soulignant la certification Or de l’album primé Les Chemins de verre en décembre, Karkwa a annoncé la couleur : l’année 2012 serait celle d’une pause collective après 14 ans d’existence, quatre albums, des Félix, un Juno et un Prix Polaris qui leur a valu une reconnaissance au-delà des frontières du Québec.

Les boys ont  confirmé des projets amorcés en 2011 ou à venir : l’album solo de Julien Sagot (Piano mal) mis en marché aujourd’hui ; la réalisation de François Lafontaine du disque de sa conjointe Marie-Pierre Arthur (Aux Alentours) qui sort le 7 février, la production de Louis-Jean Cormier du compact de Lisa Leblanc, ainsi que la parution de son propre album solo, à venir plus tard en 2012. Pas de vagues. Tout baigne.

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Julien Sagot: audace musicale

L’année de « pause » de Karkwa s’amorce officiellement mardi avec le lancement du premier album individuel de l’un de ses membres, Julien Sagot. Avec Piano mal, le percussionniste nous démontre un registre étendu d’influences et une audace qui rime avec recherche expérimentale.

Par Philippe Rezzonico

Je devais bien être le 37e à interviewer Julien Sagot au moment de notre entrevue la semaine dernière. Il m’a même contacté un bon quart d’heure avant l’heure prévue, de peur d’être en retard. Il est vrai que c’est rarement lui qui cause avec les médias lorsque Karkwa est dans l’équation. Au point où il semblait être étonné de l’intérêt que l’on portait à son projet.

«Je ne m’attendais pas à tant d’entrevues, lance-t-il en riant, de sa voix vive teintée de son accent parisien natal. Peut-être que j’étais naïf… »

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Charlie Winston: Le bon, la belle et les beaux bums

Charlie Winston (avec le bassiste Daniel Marsala en arrière-plan), vendredi, au Théâtre Corona. Photo Catherine Lefebvre.

Il tombait bien, ce show de Charlie Winston, vendredi soir, au théâtre Corona, après une journée ponctuée de chutes de neiges, de pluie et de verglas. D’autant plus qu’avec la panne d’électricité survenue en début de soirée, tout valait mieux que de rester à la maison tout seul dans le noir.

Par Philippe Rezzonico

De l’électricité, il y a en avait au Corona. Dans l’air, notamment, quand Charlie et ses collègues se sont pointés vers 22h10. Pas mal de fébrilité de la part des jeunes filles et femmes qui attentaient le musicien à l’allure fripée soigneusement étudiée : cheveux en bataille, cravate portée de façon négligée, redingote à la coupe très particulière… Le hipster parfait pour l’entrée en matière rugueuse et un peu brouillonne de Wild Ones.

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Leornard Cohen : de la matière et la manière

Nous étions aux trois quarts de la séance d’écoute attentive et religieuse dans la salle Stevie Wonder de L’Astral, il y a deux semaines, en train d’entendre Lullaby, quand je me suis penché vers un confrère pour lui glisser à l’oreille : « Si tu n’as pas envie de faire l’amour à ta partenaire en écoutant celle-là, tu n’es pas normal. C’est sensuel et cochon.»

Par Philippe Rezzonico

En général, ce n’est pas la façon la plus courante pour qualifier ou cerner l’œuvre poétique et musicale de Leonard Cohen qui nous revient mardi avec un nouveau disque de matériel original nommé Old Ideas. Première impression à chaud, il est vrai… On évoque plus souvent la puissance de ses mots de Cohen, la richesse de sa voix, la qualité des musiques qui enrobent ses paroles et les arrangements aux riches textures.

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