Phil Everly (1939-2013) : les harmonies du bonheur

Harmonie. En toute justice, il faudrait mettre la photo des Everly Brothers à côté du mot dans chaque dictionnaire anglo-saxon ou autre à paraître dans les prochaines années. Parce que celles de Phil – décédé le 3 janvier 2013 à l’âge de 74 ans – et Don Everly n’auront pas seulement été les plus génétiquement parfaites de l’histoire de la musique, elles auront été celles qui auront influencé les duos, trios et groupes populaires à venir.

Par Philippe Rezzonico

Vous pouvez tous les nommer : Lennon et McCartney, Peter Paul and Mary, Peter and Gordon, les Beach Boys, les Byrds, The Hollies ainsi que Tom & Jerry, contemporains des Everly Brothers, qui allaient devenir…. Simon & Garfunkel quelques années plus tard.

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Le top-50 de Frank (5) : Initiation à la Grande Musique noire

Assister à un concert de l’Art Ensemble of Chicago (AEC) est une profonde expérience initiatique au cours de laquelle on traverse diverses épreuves rituelles entremêlant passé et présent pour la plus grande gloire de «Grande musique noire».

Par François Vézina

Un concert de l’AEC n’est pas l’occasion d’entendre des versions condensées des 100 thèmes les plus populaires de l’histoire du jazz en moins de deux heures. La musique à la Reader’s Digest, très peu pour eux.

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Le Top 50 de Frank (6): Tempête au Five Spot

Juillet 1961. Les murs du Five Spot, un club de la Grosse Pomme, tremblent sous l’effervescence d’un quintette mené par le tumultueux multi-instrumentiste Eric Dolphy, un des musiciens qui auront le plus contribué à transformer le jazz au début des années 1960.

Par François Vézina

Ce disque est un bref mais intense témoignage de ce passage qui a beaucoup marqué les esprits.

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Le Top 50 de Frank (7): K.-O. à Ok Laval

L’étourdissement. Le choc. Le k.-o. Rien, absolument rien, pas même l’écoute assidue de morceaux issus du rock progressif tels Larks’ Tongue in Aspic, The Knife ou autres Gates of Delirium ou de l’univers dadaesque de Frank Zappa, ne m’y avait préparé.

Par François Vézina

Et pourtant, ils n’étaient que deux. Un spécialiste du saxophone soprano et un pianiste. Deux musiciens à l’esprit libre. Un duo aux allures rébarbatives. Il faut pourtant se méfier des apparences. Elles sont parfois trompeuses.

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Le Top 50 de Frank (8): le piano de Cologne (*)

24 janvier 1975. Opéra de Cologne. Les circonstances semblent s’être liguées contre Keith Jarrett : heure tardive, trajet insensé, mal de dos et, encore pis, un piano pourri. Pourtant, le pianiste d’Allentown se prépare à donner le concert le plus mémorable de sa carrière.

Par François Vézina

Ce concert a bien failli ne jamais avoir lieu.

L’organisatrice, une gamine de 18 ans nommée Vera Brandes, a dû déployer de grands efforts pour persuader Jarrett de ne pas rentrer à l’hôtel. Le piano installé sur la scène, peu fiable aux extrémités du clavier, n’est pas l’instrument promis.

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Le Top 50 de Frank (9): l’art du trio, fin 20e siècle

Il y a quelques années, j’avais, par le goût du jeu des listes, dressé le palmarès de mes 100 pièces de jazz préférées. Trois d’entre elles figurent sur cet album marqué par l’irréductible beauté des thèmes et de la formidable cohésion du jeu des trois musiciens.

Par François Vézina

Belle coïncidence, ces trois pièces résument à elle seules le troisième chapitre – le plus beau de tous – de la passionnante série Art of the Trio, elle-même un intéressant miroir de la carrière de Brad Mehldau. On y entend un savoureux cocktail d’œuvres inédites, de standards sublimés et de relectures originales de chansons issues de la musique pop contemporaine.

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Les Callas: l’insaisissable Pierre

Pierre Lapointe n’est jamais là où on l’attend, même si l’on sait depuis des années qu’il est toujours en aval de ses propositions de disques ou de spectacles. Cette fois, le mini-disque Les Callas voit le jour alors que la tournée de l’album Punkt est toujours à l’agenda.

Par Philippe Rezzonico

En fait, on dit « mini » en raison de la durée (24 minutes) de l’ensemble et du fait que Lapointe a gravé certaines chansons dans des conditions d’enregistrement minimalistes en regard de ses habitudes.

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Billie Joe, Norah, Phil et Don: les musiciens de sang

Billie Joe Armstrong est un punk de la deuxième – sinon de la troisième – génération, leader de Green Day. Norah Jones est la fille d’un musicien légendaire d’un autre continent, révélée par le biais d’une musique légère aux accents jazzés. Penser que ce duo aux antipodes musicaux  allait se plonger dans l’Americana de souche relevait de la pensée magique.

Par Philippe Rezzonico

Néanmoins, leur disque conjoint, Foreverly, est non seulement la preuve que le concept tient la route, mais nous propose l’album de reprises le plus étonnant qui soit, sans que l’on ait l’impression de déjà-vu. Admirons l’audace.

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Le Top 50 de Frank (10): le colosse de New York

FIJM, 5 juillet 1996. Dans la salle Wilfrid-Pelletier, nous attendons avec impatience l’arrivée d’un géant nommé Sonny Rollins. Les lumières s’éteignent, le rideau se lève et nous entendons en provenance des coulisses les premières notes de St. Thomas avant de voir apparaître le colosse de New York sous un tonnerre d’applaudissements. Grand, très grand moment de bonheur (*).

Par François Vézina

Remontons le fils du temps, quatre décennies plus tôt. Jusqu’au 22 juin 1956 pour être précis. Quand Rollins entre en studio, cette journée-là, il apporte avec lui des compositions, dont la fabuleuse St. Thomas, inspirée d’une comptine que lui chantait sa maman, qui contribueront à le soulever vers de nouveaux sommets.

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Le Top 50 de Frank : place au Top 10

Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Benny Goodman et Richard Rogers, en 1948. La célèbre photo d'Herman Leonard. Verrons-nous un album d'Ella dans le Top 10 de Frank?

Vous vous souvenez? Ça s’est amorcé comme un défi pour lui. Faire la liste de ses 50 meilleurs disques de jazz. Lui, c’est mon pote Frank, François Vézina, ami et collègue depuis 1987. J’expliquais la genèse de cette série de chroniques sur le jazz sur Rue Rezzonico.com en début d’année.

Par Philippe Rezzonico

Un succès, cette série? Un peu, oui. Au départ, quelques dizaines de lecteurs, voire, une centaine, probablement amateurs de jazz, lisaient chaque entrée. Depuis des mois, chaque nouvelle entrée en attire cinq fois plus. Nul doute que l’expertise du chroniqueur ainsi que la précision de son langage jazzistique et la poésie de sa plume expliquent ce succès.

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