Pour Charb, Cabu, Wolinski et Tignous…
Philippe Rezzonico
Pour toutes les autres victimes…
Au début de la liste, en 2011, ce n’était qu’un jeu entre moi et mon pote Stéphane, parti s’établir, le traître, dans une petite ville du Nord de la France. Un classement sans classement. Un prétexte pour parler d’albums que j’aimais. Les prix Vigeant (du nom de l’ami qui m’a fait découvrir le jazz).
Par François Vézina
Cette année-là, on y retrouvait entre autres Pierrick Pédron et Ambrose Akinmusire (déjà), Miles Davis et Giovanni Guidi, Sonny Rollins et JD Allen, Youg Sun Nah et Bill Carrothers. Et même pour me moquer légèrement de lui, Wynton Marsalis. Keith Jarrett eut même droit à sa propre catégorie.
J’ai vu des tas de bilans de disques au cours du dernier mois. Mais pratiquement aucun des meilleurs – ou pires – spectacles de l’année. Pourtant, désormais que la musique ne vaut plus rien (merci U2), c’est avec le prix parfois exorbitant des spectacles que le consommateur/amateur de culture se fait avoir ou pas.
Par Philippe Rezzonico
Heureusement, la majorité des artistes se prépare adéquatement et se donne sur scène. Cela mène à ce bilan très personnel de spectacles vus ici et ailleurs. Très majoritairement d’exceptionnels à excellents… mais avec quelques dérapages. On se souhaite une année du genre en 2015.

The Franklin Electric au théâtre Corona Virgin Mobile. Photo Facebook The Franklin Electric/Daniel Lannegrace
Les anglophones ont un mot idéal pour décrire les spectacles présentés par The Franklin Electric ce week-end, au théâtre Corona Virgin Mobile: homecoming. La première prestation, livrée vendredi, était tout à fait dans le ton : un groupe, ses fans et un fichu de beau moment de musique.
Par Philippe Rezzonico
À plus petit échelle – quand même -, on ressentait la même chose que l’an dernier, également en fin d’année, quand Half Moon Run était venu boucler 12 mois de rêve au Métropolis.

Michel Hinton, Réal Desrosiers, Pierre Bertrand, Marie Michèle Desrosiers, Michel Rivard, Pierre Huet et Robert Léger. Photo courtoisie Michel Pineault.
L’année 1974 fut celle de la parution du premier disque de Kiss, de Diamond Dogs de David Bowie et d’un long-jeu nommé Beau Dommage, premier album du groupe québécois du même nom qui allait marquer l’imaginaire collectif.
Par Philippe Rezzonico
En dépit de diversités sonores et stylistiques majeures, Kiss, Diamond Dogs et Beau Dommage ont un trait commun : ils sont tous nés à l’ère du vinyle. Pour les membres de Beau Dommage, la parution d’un coffret rééditant les albums du groupe quatre décennies après sa naissance est une belle façon de boucler définitivement la boucle.
L’été dernier, Diana Krall couronnait plus ou moins deux décennies de collaborations avec le Festival international de jazz de Montréal en s’offrant un spectacle monstre sur la place des Festival. L’an prochain, on la reverra dans un autre contexte.
Par Philippe Rezzonico
La Canadienne sera de retour dans la métropole le 29 mai 2015, à la salle Wilfrid-Pelletier, dans le cadre d’un concert somme toute intimiste après sa prestation estivale devant une mer de monde.
Sept albums – six avec son groupe fétiche et un en solo – échelonnés sur un peu plus d’une décennie : Bruce Springsteen The Album Collection Vol. 1 1973-1984, réédité en format compact et vinyle, mardi, se veut l’héritage du plus important auteur-compositeur et interprète américain depuis 40 ans.
Par Philippe Rezzonico
Pour ses fidèles de la première heure, ce coffret est l’occasion de revivre sa jeunesse en chronologie. Pour ceux nés plus tard, le boîtier se veut un livre d’histoire qui permet de découvrir un monument, comme on le fait encore de nos jours avec les Beatles ou Elvis.
Et pour ceux qui ont entendu ces chansons dans une salle de spectacle et dans un stade, ici ou ailleurs, l’écoute entière de cette œuvre n’est rien de moins qu’un cas de téléportation instantanée sur la route du tonnerre.
J’étais rendu à Tapecul, la 14e chanson de Chacun dans son espace, quand j’ai rangé ma bagnole tout près du Lion d’Or, où Vincent Vallières allait livrer son spectacle « Face A » au Coup de cœur francophone. Et le trajet m’a rappelé à quel point j’avais aimé ce disque à sa parution, en 2003.
Par Philippe Rezzonico
Chanceux, j’allais pouvoir l’entendre intégralement dans quelques minutes – tout comme Le repère tranquille (2006) – en cette première de deux soirées thématiques où Vallières, Andre Papanicolaou, Michel-Oliver Gasse et Simon Blouin se proposaient d’offrir les quatre plus récents disques du sympathique Vincent, comme si on les écoutait sur un tourne-disque.
L’année 1969 fut celle où l’Homme posa le pied sur la lune, celle du bed-in de John Lennon et Yoko Ono à Montréal, ainsi que du festival de Woodstock. Mais ce fut aussi l’année prolifique où Creedence Clearwater Revival mit en marché trois albums nés de la plume de John Fogerty, l’éternel et increvable adolescent… de 69 ans.
Par Philippe Rezzonico
Vous ne me croyez pas? Vous auriez dû voir le début de ce spectacle, mercredi, au Centre Bell, où l’on voyait le Fogerty cuvée jeunesse chanter Born on the Bayou sur un écran de tissus qui, lorsqu’il s’est affaissé, a fait place au Fogerty cuvée 2014. Hormis la présence de la chemise à carreaux, on n’y voyait aucune différence.
PARIS – « Le premier soir est électrique. Nous aurons quelques soucis de son qui seront réglés dès le deuxième soir. Le public s’est beaucoup rajeuni depuis la dernière tournée et beaucoup me voient pour la première fois. Les soirées vont crescendo. Le public me fait un accueil démentiel. Tous les soirs ce plaisir fou avec peut être un petit pic le 5. »
Par Philippe Rezzonico
Cet extrait, il est de la main d’Étienne Daho, qui a commenté sur son profil Facebook les quatre soirées de spectacles présentées à l’Olympia du 3 au 6 novembre. « Un petit pic le 5? ». Ça tombe bien, c’est le soir où j’y étais. Retour sur un spectacle frénétique.