Les Cowboys fringants: rodéo à Saint-Lazare!

Les Cowboys fringants ont célébré leurs retrouvailles avec leurs fans, samedi soir. Photo Pierre-Luc Daoust.

SAINT-LAZARE – Depuis La tournée montréalaise de 2002 et les escales aux Verres stérilisés, au Petit campus et au défunt Cabaret Music-Hall, je me disais qu’il fallait que je revoie les Cowboys fringants à la source, dans une salle intimiste, entouré d’inconditionnels. Quoi de mieux que le coup d’envoi de la tournée mondiale de l’album Que du vent, samedi soir, au bar Chez Maurice ?

Par Philippe Rezzonico

Ce n’est pas si loin, Saint-Lazare. Environ 45 minutes de Montréal. C’est néanmoins significatif d’aller voir un show des Cowboys dans un lieu où tu roules durant quelques kilomètres sur des routes de campagnes où il n’y a pas d’électricité. Cela fixe l’ambiance.

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Tonnes de flashs : la redécouverte du catalogue de Pag

Treize disques compacts dans le coffret. Ça en fait, des chansons à écouter… On l’a oublié parce que nous n’avons pas eu de nouvel album de Michel Pagliaro depuis 1988, mais il fut un temps ou Pag produisait des albums au rythme d’un ou deux par année.

Par Philippe Rezzonico

Tout Pag, ce Tonnes de flashs ? Pas tout à fait. Le plus ancien enregistrement, le 45 tours de J’ai marché pour une nation, remonte à 1969, tandis que le premier album réédité dans le boîtier remonte à 1971. Or, Pagliaro a commencé à graver des 33 Tours dès 1968.

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Toute une vie de Pagliaro en boîte

Michel Pagliaro ressort son catalogue qui dormait depuis des décennies. Photo courtoisie.

Il y a une quinzaine d’années, il ne voulait pas. Ça ne lui tentait pas. Il avait donc fait le minimum. Aujourd’hui, le temps presse, comme il le chante depuis quatre décennies. Cette année donc, on a droit à la totale. Tout Michel Pagliaro (ou presque) avec – enfin ! – une nouvelle chanson. Rencontre et redécouverte avec le parrain du Rock n’ Roll du Québec.

Par Philippe Rezzonico

En 1995, c’était la sortie de Hit Parade, compilation double d’importance, la première depuis l’avènement du disque compact. En entrevue à l’époque, j’avais demandé à Pag si une anthologie qui comprendrait des versions de spectacles, des chansons oubliées, des reprises et des prises alternatives n’aurait pas été plus intéressante. Il m’avait répondu qu’il ne voulait pas offrir des « crachats ». Ça m’avait drôlement frappé.

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La spectaculaire bande d’animation de Tintin

Le Tintin d'Hergé revu par Spielberg: comme si les bandes dessinées prenaient vie devant nos yeux. Photo courtoisie.

Un ami m’a déjà demandé pourquoi je m’intéressais aux films de super-héros. J’avais répondu qu’ils me permettaient de voir en chair et en os tout le mouvement que j’imaginais en lisant les Batman et Spider-man de mon enfance. Imaginez avec Tintin…

Par Philippe Rezzonico

Tintin, ce fut le premier héros grandeur nature et humaine, créé bien avant la bande de costumés américains.  Pour les petits gars nés au début des années 1960, lire Tintin était une évidence et un accès obligatoire vers le neuvième art. Tous les parents et amis en achetaient pour leur progéniture. Mon premier fut L’oreille cassée – pas le plus facile d’accès à l’âge de cinq ans -, mais déjà, j’étais fasciné par le mouvement implicite des vignettes.

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Ah! Jane…

Birkin qui chante Gainsbourg. Une affaire qui ne date pas d'hier. Photo d'archives.

Depuis qu’elle interprète son Serge, Jane Birkin nous a offert Gainsbourg sous diverses formes. Cette fois, le spectacle s’intitulait Jane Birkin & Serge Gainsbourg via Japan en raison de la présence de musiciens nippons. Au final, on arrive chaque fois au même immuable constat. Sur scène, Jane ne vit que par procuration afin de faire vivre son Serge le plus longtemps possible. Et c’est exactement pour ça que l’on y retourne sans cesse…

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, il y a des tas de variantes. Jeudi, dans le Métropolis, nous avions quatre – excellents – musiciens japonais pour seconder Jane qui a conservé son aura d’ingénue même si elle comptera 65 printemps la semaine prochaine.

C’est lors d’un passage au pays du Soleil levant, après le tsunami et l’accident nucléaire, que Birkin s’est liée d’amitié avec les artistes locaux avec qui elle avait donné un concert-bénéfice. C’est là qu’a germé cette idée de tournée revisitée de l’œuvre de Gainsbarre avec des musiciens asiatiques.

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Le charme indéniable d’Ingrid St-Pierre

Ingrid St-Pierre a subjugué son auditoire, mercredi, à La Tulipe. Photo courtoisie.

Elle est haute comme trois pommes, possède une voix de petite fille et un sourire à faire chavirer les montages. Mais ne vous y trompez pas. Si les chansons d’Ingrid St-Pierre peuvent parfois être à l’image de sa personnalité enjouée, elle sait aussi toucher l’âme avec des compositions et des textes émouvants.

Par Philippe Rezzonico

Nous avons constamment oscillé entre ces deux pôles, mercredi, à La Tulipe, pour la rentrée montréalaise de la jeune chanteuse et pianiste. Mine de rien, la blonde artiste a bien plus de métier qu’elle n’en laisse paraître.

Elle nous raconte des anecdotes rigolotes et rocambolesques touchant sa nouvelle voiture qu’elle pensait vandalisée, sa « maladresse maladive » et sa collection de bibittes qu’elle « insère maintenant dans ses chansons », mais on réalise rapidement que toutes ses histoires débitées avec aplomb servent avantageusement la mise en scène.

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Esperanza Spalding: de retour au Festival de jazz 2012

Esperanza Spalding, qui a charmé le public lors de son passage au FIJM l'été dernier, sera de retour en 2012 pour présenter les pièces de son nouvel album. Photo d'archives.

Tous, encerclez la date au calendrier : 29 juin 2012. C’est ce soir-là que Esperanza Spalding fera son retour à Montréal dans le cadre du 33e Festival international de jazz de Montréal. Must, il va s’en dire.

Par Philippe Rezzonico

D’autant plus que cette fois, la jeune musicienne américaine nous proposera une virée funk qui reposera sur les compositions de son nouveau disque à paraître en 2012, Radio Music Society.

Tous ceux qui étaient au théâtre Maisonneuve l’été dernier sont encore sous le choc de la rencontre avec la musicienne et sa Chamber Music Society. Dans la catégorie spectacle novateur, riche et goûteux, celui-là valait son pesant d’or. Là, funk oblige, c’est au Métropolis (29 juin) qu’aura lieu la rencontre. Pourquoi ai-je l’impression que l’on va sérieusement trépigner ?

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Tous les visages: le clip cadeau de Pierre Lapointe

Pierre Lapointe offre une nouvelle version audio et vidéo de Tous les visages pour ses dix ans de carrière. Photo d’archives. Courtoisie Catherine Lefebvre

Petit cadeau de Pierre Lapointe à son public qui le soutient depuis ses débuts, il y a dix ans de cela : un nouveau clip pour la chanson Tous les visages.

Par Philippe Rezzonico

Initialement parue sur le disque La forêt des mal-aimés, cette chanson fortement symbolique de la carrière caméléon de Lapointe a connue une autre vie sous une forme modifiée pour les besoins de Pierre Lapointe seul au piano. C’est finalement à une nouvelle prise de son que l’on a droit pour ce nouveau clip.

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Bob Seger : Old Time performance

Bob Seger et son avalanche de succès ont fait vibrer la foule à Ottawa, mardi soir. Photo d'archives.

OTTAWA – Montréal a beau être une des dix villes les plus hip de la planète, dixit le New York Times, elle a parfois la fâcheuse habitude de battre froid certains grands du passé. Bob Seger, tiens.

Par Philippe Rezzonico

Plus de 50 millions de disques vendus et une douzaine de monuments qui tournent en rotation sur toutes les stations de rock classique de la planète n’y font rien. Bob, son dernier passage à Montréal remonte à une trentaine d’années. Dans un Forum pas plein.

Il n’est pas le seul, remarquez. Tom Petty et ses Heartbreakers ainsi que The Pretenders comptent parmi les oubliés de notre mémoire locale. Pas assez populaires auprès du public francophone et dont la masse critique d’amateurs anglophones n’est pas suffisante pour justifier une présence en aréna.

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Bon Iver: le moment de grâce

L'album éponyme de Bon Iver, paru cette année, qui fut le plat de résistance d'un spectacle mémorable, lundi, au Métropolis.

« C’est vraiment renversant », a lancé Justin Vernon, leader du groupe Bon Iver (prononcez bon hiver en français), au deux-tiers de sa performance, lundi, au Métropolis. De notre point de vue, on avait envie de répondre : « En effet ».

Par Philippe Rezzonico

Il s’est passé quelque chose d’exceptionnel dans la salle de la rue Sainte-Catherine : ce moment rarissime où un groupe n’est pas loin d’être touché par la grâce face à un public qui écoute sa musique avec une attention presque inimaginable de nos jours.

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