Que du vent : Les Cowboys fringants ruent de nouveau

Karl Tremblay et Jérôme Dupras en mode festif. Une image que l'on reverra souvent au cours des prochains mois en raison de la nature des compositions de l'album Que du vent. Photo d'archives. Courtoisie Annik MH de Carufel.

Après une expédition de trois ans – ainsi que quelques mois de repos et de création -, les Cowboys favoris du public sont de retour. Plus fringants et grinçants que jamais avec un album qui manie l’ironie, l’autodérision et la conscience sociale dans une mouture festive qui a un petit air de jeunesse. Rencontre.

Par Philippe Rezzonico

Dans la grande salle située au sous-sol des locaux de La Tribu, les membres du groupe québécois qui aura atteint des sommets de popularité sur disque et sur scène au XXIe siècle accueillent l’intervieweur avec la même affabilité que d’habitude en dépit des 67 entrevues données dans les 36 dernières heures.

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Garland Jeffreys : conscience sociale et musicale

Garland Jeffreys sera de retour à Montréal pour la première fois depuis une prestation extérieure au FIJM en 2004. Photo courtoisie Danny Clinch.

Il y a 20 ans, Garland Jeffreys s’investissait à fond dans un album fabuleux qui dénonçait le racisme, Don’t Call Me Buckwheat. Aujourd’hui, il prend la part des marginaux, parle de la vie au quotidien et de la mort en embuscade avec son plus récent disque, The King of In Between, qu’il viendra nous présenter sur la scène du Club Soda dimanche prochain. Autres temps, autres combats, même artiste socialement engagé et déterminé.

Par Philippe Rezzonico

Si la photo qui orne la pochette de Jeffreys évoque le passé avec le panneau indicateur des boulevards Dr. Martin Luther King Jr. et Malcolm X, celle au verso montre l’esplanade de Coney Island. Mais pas le Coney Island qui attire des milliers de new-yorkais sous le soleil estival, après un périple de 22 escales de transport en commun.

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La – nouvelle – traversée du désert de la relève francophone

Galaxie, qui a mis le feu au Club Soda la semaine dernière, s'est imposé au GAMIQ. Quel est l'avenir pour ceux qui vont suivre? Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

La Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ) célébrait dimanche ses lauréats 2011, parmi lesquels on comptait Galaxie, Jimmy Hunt et les Breastfeeders. Bravo. Bien mérité. Il y aura un autre gala en 2012, mais à en juger par l’érosion des ventes d’albums des artistes émergents au Québec, il n’y aura peut-être pas de raison de célébrer.

Par Philippe Rezzonico

On peut être un artiste émergent sans être un artiste alternatif, certes, mais souvent, l’équation est similaire. Il suffit de se souvenir des groupes ou artistes qui ont été mis en nomination au GAMIQ pour faire leur apparition après coup dans les catégories du Gala de l’ADISQ. C’est d’ailleurs pour cette raison que le GAMIQ avait modifié ses critères de sélection cette année, écartant de facto des gros joueurs comme Arcade Fire, Karkwa et Bernard Adamus.

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Chalk Circle: retour – coupable – vers le futur

Brad Hopkins (basse), Derrick Murphy (batterie) et Chris Tait (chant, guitare), de Chalk Circle. Comme dans le bon vieux temps. Photo courtoisie.

Dans la vie, il y a parfois des petits cadeaux inattendus. Le retour sur les planches montréalaises de Chalk Circle, plus de vingt ans après son démembrement, en était un. Soirée de pure et bonne nostalgie au Corona, samedi, où tout le monde a vécu son retour vers le futur.

Par Philippe Rezzonico

On le ressentait déjà dans le pub adjacent au club, où plein de spectateurs ont fait un détour avant la performance du groupe canadien : ça allait être une soirée ponctuée de plaisirs coupables. Coupable de célébrer un groupe que l’on croyait disparu qui nous a offert de bonnes chansons durant les années 1980. Coupable d’avoir le goût de faire la fête en ce samedi frisquet de novembre.

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J. Edgar Hoover: le mégalomane

Leonardo DiCaprio endosse le personnage de J. Edgar Hoover avec conviction. Photo courtoisie.

Quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’histoire de la politique américaine connaît le personnage public qu’est J. Edgar Hoover, chef tout puissant du FBI qui aura survécu à huit administrations. Mais le portrait de l’homme brossé dans le film de Clint Eastwood nous apprend que l’organisme chien de garde de la justice américaine a été dirigé pendant près de cinq décennies par un individu dont la psychose rivalisait avec celle de certains extrémistes d’aujourd’hui.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, J. Edgar repose de façon à peu près égale entre l’homme public et l’homme privé. Le premier aura modifié le visage de la criminologie moderne durant sa férule à la tête du bureau fédéral (1924-1972) qu’il a fondé. Tous les CSI de la terre doivent en partie leur mode de fonctionnement actuel aux procédés mis en place par Hoover (Leonardo DiCaprio).

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L et Philippe B : recueillement sonore

La Française L donnait un tout premier spectacle à Montréal dans le cadre du Coup de coeur francophone. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Philippe B, ou comment se créer une bulle avec trois fois rien. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Française ou québécoise, la chanson à texte possède une capacité de séduction indéniable. Et quand elle est offerte comme l’ont proposé Philippe B et L, vendredi, dans le cadre du Coup de cœur francophone, ça élève une salle comme L’Astral au niveau d’un studio d’enregistrement.

Par Philippe Rezzonico

On a beau se dire qu’un set comme celui de Philippe B offert en mode voix-guitare-harmonica incite forcément à une qualité d’écoute sérieuse, l’histoire a prouvé que bien des foules sont bavardes. Il allait de soi qu’on allait vouloir mesurer la finesse de la plume de la Française, lauréate du prix Félix-Leclerc aux FrancoFolies de La Rochelle 2011, mais de là à s’attendre à une telle attention… Et pourtant. Nous étions très souvent dans l’équivalent d’un recueillement sonore.

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Arno: le Belge possédé

Arno chante, danse et rue sur scène. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Le titre du plus récent disque d’Arno se nomme Brussld, à mi-chemin entre la prononciation phonétique de Bruxelles en anglais et un grommellement sonore. Sur scène, c’est exactement ça : ça écorche et ça rugit. Surtout quand la tête brûlée de la Belgique tient une forme de fin du monde.

Philippe Rezzonico

Affaire de famille, jeudi, à L’Astral. Comprendre, seul le parterre était rempli. Mais les spectateurs qui étaient là étaient des férus de l’artiste natif de la région d’Anvers. C’est peut-être la raison pour laquelle personne n’a sursauté quand Arno s’est amené pour livrer une version décapante de Brussels.

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Black Sabbath renaît – encore – de ses cendres

Si Ozzy tient la forme affichée en 2010 au Centre Bell, le retour de Black Sabbath pourrait être digne de mention. Photo d'archives courtoisie Pascal Ratthé.

Ozzy Osbourne et Tony Iommi ont un sens de l’humour singulier. Il le faut pour annoncer les retrouvailles du prince des ténèbres avec Black Sabbath le 11 novembre 2011 à 11 heures et 11 minutes, le Jour du Souvenir.

Par Philippe Rezzonico

Pour ceux qui l’ignorent, un décompte apparaît depuis le 4 novembre sur la page web de Black Sabbath. Ce décompte est celui d’un point de presse qui aura lieu au Whiskey A Go Go, vendredi, à 11 :11 du matin, heure du Pacifique. Pas l’impression qu’il va y avoir une minute de silence dédiée aux disparus des grandes guerres dans le célèbre club de Los Angeles précisément à ce moment..

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Louis-Jean, t’aurais pas dû…

Louis-Jean Cormier, de Karkwa. Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

Grosse tempête dans le cyberespace, mardi, lorsque Karkwa, par l’entremise de Louis-Jean Cormier, a décidé d’expliquer – lire ici, de justifier – sur sa page Facebook les raisons pour lesquelles le groupe a décidé de céder les droits de la chanson Le Pyromane pour des fins d’utilisation dans une pub télé de Coke. Louis-Jean, t’aurais pas dû….

Par Philippe Rezzonico

T’aurais pas dû, parce que cette chanson, cette œuvre, n’appartient qu’à toi et à tes collègues, vous, les créateurs. C’est comme si on reprochait à un peintre de vendre ses tableaux.

T’aurais pas dû, parce que bien des gens qui ont décrié votre position sont peut-être parmi ceux qui n’achètent pas la musique. Qui la piquent illégalement sur le web. La vôtre, notamment.

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Desjardins-Thério: Deux voix, un piano, une guitare et une cause

Richard Desjardins était en verve et en feu, dans le cadre du Coup de coeur francophone. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Marie-Jo Thério a conquis la salle comble de L'Astral en un tournemain. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Parfois, le minimum suffit. Ce fut le cas, mardi, à L’Astral, pour ce programme double qui faisait figure d’événement dans le cadre du Coup de cœur francophone : Richard Desjardins et Marie-Jo Thério. Quand l’essence devient l’essentiel.

Par Philippe Rezzonico

Pourtant, Thério et Desjardins sont dissemblables à bien des égards. Elle, avec son piano, son intériorité, son univers déluré, sa fluidité dans les deux langues, sa théâtralité et sa façon de performer sur scène. Lui, avec sa guitare, son franc-parler, ses compositions terroir, son langage coloré et ses dénonciations.

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