FrancoFolies : Bénabar, enfin !

Bénabar, un nouveau disque et un premier spectacle à Montréal. Photo courtoisie Levillain Kowalsky.

Bénabar arrive, me salue et s’installe dans un fauteuil de la salle Stevie Wonder, de l’Astral, où nous nous trouvons. J’ai beau avoir conversé au téléphone avec lui dans le passé, je me dis : « Oui, il existe. De façon concrète. Pour de vrai », comme on dit familièrement au Québec. Et après 15 ans de carrière, le Français offrira – enfin – un tout premier spectacle à Montréal vendredi, lors des FrancoFolies.

Par Philippe Rezzonico

Oui, 15 années passées depuis la parution de son premier disque sans nom qui a été baptisé ultérieurement, La P’tite monnaie. Cinq autres depuis, incluant Les bénéfices du doute, paru depuis l’hiver en Europe mais arrivé sur nos terres tout juste cette semaine. Entre les deux, des millions de disques vendus en France et des spectacles à guichets fermés dans toute l’Europe francophone.

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Karkwa rock une dernière fois

Si, par hasard, Le pensionnat des établis figure dans votre collection de disques, allez le réécouter après avoir entendu Karkwa Live, paru cette semaine. Vous allez mesurer l’écart… Que dis-je…. Vous allez mesurer le gouffre qui prévaut entre ce qu’était Karkwa il y a dix ans et ce qu’il est aujourd’hui, alors que le groupe amorce une pause que l’on n’espère pas de 14 ans comme ce fut le cas naguère pour les Eagles.

Par Philippe Rezzonico

Tous mes amis qui n’avaient pas vu Karkwa du temps de l’album  Les Tremblements s’immobilisent, mais qui sont venus les voir sur scène après les succès populaires que furent Le Volume du vent et Les chemins de verre, ont fait le même constat : « Mais ils sont donc ben rock sur scène… Bien plus que sur disque. »

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Les Cranberries au Métropolis: rassemblement jeunesse

Dolores O'Riordan - photographiée lors de son passage à L'Olympia en 2009 - et ses collègues étaient de retour au Métropolis, mardi. Photo d'archives. Courtoisie Annik MH de Carufel.

Pour leur premier spectacle à Montréal depuis la parution de leur premier disque de matériel original en plus de dix ans, les Cranberries ont été moins fiévreux sur scène que lors de leur retour de 2009 à L’Olympia, mais leurs succès des années 1990 auront mené à une prestation rassembleuse auprès d’un public qui voulait revivre sa jeunesse.

Par Philippe Rezzonico

Non, ce n’était pas aussi déjanté et débile qu’à L’Olympia de Montréal à l’automne 2009. Et c’était prévisible… Cette année-là, la bande à Dolores O’Riordan venait de reprendre du service après des années de pause commune et tout le groupe était d’une spontanéité digne de leurs débuts. C’était les grandes retrouvailles, il n’y avait pas d’album à promouvoir, et tout le monde était là – au parterre et sur scène – uniquement pour le pur plaisir de la chose.

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Cœur de pirate : la petite ira loin

Radieuse, nerveuse, heureuse et émue, Coeur de pirate a passé son baptême de feu au Métropolis. Photo courtoisie Montréal en lumière/Frédérique Ménard-Aubin.

Durer. C’est le désir de tout artiste. Impossible, toutefois, de savoir si l’on peut espérer la longévité avant la parution d’un deuxième album, même si le premier t’a révélé sur la scène internationale. En fait, surtout si le premier a obtenu un succès monstre… Après avoir assisté à la rentrée montréalaise de l’album Blonde, vendredi, au Métropolis, le verdict est limpide : Cœur de pirate est là pour rester.

Par Philippe Rezzonico

Dieu, que l’on était loin de cette présence en première partie de Benjamin Biolay dans le cadre des FrancoFolies il y a quatre ans, et même, du spectacle présenté à L’Astral, en 2009. Au plan vocal, à la diction, à la composition musicale et à la présence scénique, Béatrice Martin ne cesse de s’affiner, et ce, même dans des contextes de pression considérable.

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Coeur de Pirate: Jusqu’au bout de l’horizon

Photo courtoisie Montréal en lumière

NOTE: Publiée initialement sur Rue Rezzonico le 24 janvier, nous trouvons pertinent de remettre en lumière – comme le festival du même nom – cette entrevue avec Coeur de Pirate, à 24 heures de sa rentrée montréalaise.

Pour n’importe quel artiste ayant obtenu un succès phénoménal avec un premier disque, rien de plus dangereux que le second. La page blanche, la pression du milieu, le verdict implacable des ventes, les attentes démesurées : tout peut se transformer en guigne du deuxième album. Pas pour Cœur de pirate.

Par Philippe Rezzonico

Deux mois après la parution de Blonde et quatre semaines avant sa rentrée montréalaise au festival Montréal en lumière, le succès est déjà confirmé. Une question demeure : jusqu’où peut-elle aller ? La réponse tient peut-être dans le titre de la première chanson de son album, Lève les voiles : Jusqu’au bout de l’horizon.

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Karkwa, le terminus

Fin de parcours pour Louis-Jean Cormier et ses collègues de Karkwa. Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

Toute bonne chose a une fin, dit-on. Karkwa a pris les moyens samedi soir au Métropolis pour que le dernier spectacle de sa tournée Les chemins de verre soit à la hauteur de deux années de rêve. Et qui plus est, il a été gravé pour la postérité. Deux fois plutôt qu’une.

Par Philippe Rezzonico

Non seulement le groupe a enregistré la totalité de cette performance de près deux heures et demie pour les besoins d’un disque de spectacle à paraître en 2012, mais MusiquePlus a également filmé la prestation en vue d’une diffusion à être déterminée ultérieurement.

Les spectateurs qui se sont pointés dans la salle de la rue Sainte-Catherine savaient donc que c’était un grand soir en voyant les deux caméras fixes et la grande caméra télescopique installées au parterre, sans compter les micros accrochés aux balcons pour la captation.

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Malajube atteint sa vitesse de croisière

Julien Mineau - que l'on voit aux FrancoFolies - et ses collègues de Malajube ont bien intégré les chansons de La caverne à leur spectacle. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Le mois de décembre est celui des bilans de l’année pour les journalistes, peu importe le secteur d’activité de prédilection. Sauf que cette semaine, c’est également la semaine des bilans pour un trio de groupes qui défilent en cascade au Métropolis. Premier en lice mercredi soir : Malajube.

Par Philippe Rezzonico

Contrairement à Radio Radio, vendredi, et à Karkwa, samedi, dont les performances vont clore des cycles créatifs, Malajube n’en était pas au dernier spectacle de la tournée de son album La caverne, son disque n’étant paru qu’au printemps. Mais c’était une bonne occasion de mesurer le chemin parcouru depuis le spectacle-surprise vu à L’Astral, cet été, dans le cadre des FrancoFolies.

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Bon Iver: le moment de grâce

L'album éponyme de Bon Iver, paru cette année, qui fut le plat de résistance d'un spectacle mémorable, lundi, au Métropolis.

« C’est vraiment renversant », a lancé Justin Vernon, leader du groupe Bon Iver (prononcez bon hiver en français), au deux-tiers de sa performance, lundi, au Métropolis. De notre point de vue, on avait envie de répondre : « En effet ».

Par Philippe Rezzonico

Il s’est passé quelque chose d’exceptionnel dans la salle de la rue Sainte-Catherine : ce moment rarissime où un groupe n’est pas loin d’être touché par la grâce face à un public qui écoute sa musique avec une attention presque inimaginable de nos jours.

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Le débordement d'amour de Moby

Moby: de la fougue, des beats irrésistibles, des lumières éblouissantes et de l'amour. Beaucoup d'amour. Photo courtoisie Rogerio Barbosa.

L’un des thèmes les plus récurrents des chansons de Moby se veut la solitude, état de fait qu’il amenuise en performant sur scène face à des milliers de gens qui lui apportent son lot d’amour. De l’amour, il y en avait, dimanche, pour le retour de l’Américain au Métropolis. On a même eu droit à une demande en mariage !

Par Philippe Rezzonico

La musique de Moby touche indiscutablement une corde sensible chez les amoureux. Ses spectacles sont parmi ceux durant lesquels on voit le plus grand nombre de jeunes et moins jeunes s’enlacer et s’embrasser. Au même moment au Centre Bell, je me disais que le nombre de filles devait largement surpasser celui des gars au show de Duran Duran. A Moby, des tas et des tas de couples. ..

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Ben Harper: donne, donne, donne

Intense et spirituel, Ben Harper aura encore fait vibrer le Métropolis. Photo d'archives-Olivier Jean

Ben Harper est un type généreux. Bien sûr, le titre de son plus récent album, Give Till it’s Gone, est révélateur. Mais ça ne date pas d’hier. En spectacle, Ben en donne toujours plus. Même trop, parfois.

Par Philippe Rezzonico

Ce fut encore le cas, mardi, avec son projet Relentless7, lors de son retour à Montréal, ville qu’il définit comme sa résidence loin de chez lui. Ceux qui suivent sa carrière depuis son premier passage au Spectrum de Montréal – quand il s’était perdu en ville avant le show – le savent bien. Un autre Métropolis bien tassé, donc.

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