FIJM 2014 : Boogie Montréal

Verdine White, Philip Bailey et Ralphn Johnson de Earth Wind & Fire. Photo courtoisie FIJM/Denis Alix.

En tenant compte du facteur humidex, le mercure a allègrement franchi la barre des 30 degrés Centigrades, lundi soir. Une journée d’été caniculaire comme on les aime. Mais par moments, il faisait encore plus chaud à la salle Wilfrid-Pelletier en soirée où se produisait le groupe Earth Wind & Fire.

Par Philippe Rezzonico

Le collectif qui a plus de quatre décennies d’activités derrière lui n’était pas passé depuis des lustres à Montréal. Si le temps a filé et que la composition de ce band à géométrie variable a changé depuis ses débuts, le noyau dur du groupe est encore capable d’incendier et de faire trembler une salle. La terre et le feu, quoi.

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FIJM 2014 : le courant envoutant d’Ambrose

Ambrose Akinmusire au Gesù. Photo courtoisie FIJM/Marie-Claire Denis

Ce n’est pas une mince affaire, une Invitation au FIJM. Le trompettiste Ambrose Akinmusire est en fort conscient. Ce genre de situation peut «changer une vie», a-t-il confié, humble, à son auditoire lors de son deuxième concert de la série, lundi soir.

Par François Vézina

Humble certes, mais pas du tout intimidé, l’artiste de 32 ans.

L’enjeu n’a pas pétrifié Akinmusire. Deux ans après l’excellent concert de 2012, lui et son quintette régulier ont encore séduit leur public festivalier en proposant un univers en constante évolution d’où ne sont pas exclus les éclats et les explosions.

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FIJM 2014: l’album du jour (6): labourer des terres déjà défraîchies

Le dernier album de Kenny Garrett – paru en septembre dernier – est l’occasion pour le jeune quinquagénaire, toujours fidèle à lui-même, de saluer certains de ses amis.

Par François Vézina

Le saxophoniste – qui doit défendre l’album au théâtre Jean-Duceppe, mardi – ne déroge pas de ses recettes habituelles qui ont fait de lui un des plus importants musiciens de la scène jazzistique: de jolis thèmes, des solos enlevants et une section rythmique endiablée.

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FIJM 2014: l’apéro écourté de Monsieur, le somptueux repas de Madame

Diana Krall n'a laissé personne sur sa faim. Photo courtoisie FUJM/Victor Diaz-Lamich

Les Montréalais, bourgeois, citadins et banlieusards étaient conviés – moyennant espèces sonnantes ou accès gratuit – aux résidences secondaires du couple Krall-Costello, dimanche, soir, au Festival international de jazz de Montréal.

Je n’arrive pas à me souvenir si la métropole québécoise n’a jamais accueilli un couple d’artistes mari-femme pour deux spectacles distincts le même soir. C’est dire à quel point nous avions encerclé la date sur le calendrier…

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FIJM 2014, l’album du jour (5): le goût du risque

Ambrose Akinmusire est un musicien audacieux qui aime bien défricher de nouvelles terres. Son dernier opus est une brillante réussite au ton résolument contemporain.

Par François Vézina

Que le trompettiste aime fréquenter de nouveaux sentiers, on le savait depuis son concert au Gesù au FIJM de 2012. Son quintette et lui avaient alors interprété un répertoire composé presque exclusivement de pièces inédites, refusant de se reposer sur les lauriers récoltés après la parution, l’année précédente, de l’excellent When the Heart Emerges Glistening.

Gonflé le mec!

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FIJM 2014: Keith Jarrett, la rédemption

Keith Jarrett: intense et chaleureux. Mémorable. Photo courtoisie FIJM

La mention affichée était sans équivoque: « Aucun retardataire ne sera admis avant l’entracte. » Le hic, c’est qu’à 19h50, samedi soir, environ la moitié des gens qui venaient assister au récital de Keith Jarrett à la Maison symphonique faisaient encore la queue à l’entrée de la Place des Arts.

Par Philippe Rezzonico

Remarquez, c’était dans le même ton du courriel remis aux journalistes avant le spectacle. Il était impératif d’arriver avant 20 heures. Aucun problème avec ça, c’est comme au théâtre. Là où j’ai sursauté, c’est avec l’ajout qui mentionnait qu’aucun d’entre nous n’avait le droit de sortir AVANT l’entracte. Keith Jarrett va décider de mon horaire de festival? Je voudrais bien voir ça. Je me disais qu’il avait besoin d’être bon, le Keith…

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FIJM 2014, l’album du jour (4): rencontre au crépuscule

Baptiste Trotignon a croisé la route de Mark Turner à quelques reprises. Les deux hommes – que l’on pourra voir à l’oeuvre à L’Astral, dimanche – se sont assez plu pour se lancer dans la difficile aventure du duo. Une rencontre placée sous le signe de l’introspection.

Par François Vézina

L’ambiance est parfois un peu austère, les deux hommes étant particulièrement attentifs à trouver le climat idéal qui leur permettra de jouer avec confiance.

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FIJM 2014 : Trixie Whitley, le spectacle prénatal

Trixie Whitley affichait une forme vocale exemplaire en dépit de sa nouvelle condition. Photo courtoisie FIJM/Frédérique Ménard-Aubin.

Cinq minutes… Dix minutes… Un quart d’heure… Il y a un problème. Retard anormal pour un spectacle de FIJM. Enfin! Après 20 minutes de retard, Trixie Whitley et ses trois musiciens arrivent sur la scène du Club Soda.

Par Philippe Rezzonico

L’explication? Les boys sont partis de New York en matinée et ils sont arrivés une heure avant le spectacle, précipitant un peu le test de son. On peut vivre avec ça.  Et la chanteuse aussi, elle qui a salué à maintes reprises le professionnalisme des techniciens du FIJM et du Club Soda qui ont apaisé ses angoisses.

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FIJM 2014: Stacey Kent, une voix pour plusieurs langues

Stacey Kent/Photo courtoisie FIJM

De son appartement de Londres, Stacey Kent s’exprime dans un français à faire honte aux anglophones unilingues de Montréal et à certains francophones de souche dont le français est plus que bancal. Et ce n’est pas la seule langue autre que l’anglais que l’Américain maîtrise.

Par Philippe Rezzonico

Polyglotte, Stacey Kent tire parti de sa connaissance des langues pour chanter aux quatre coins du monde. Chanter, mais aussi, pour raconter des histoires.

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FIJM 2014, l’album du jour (3): l’utopie de Danilo Pérez

Le dernier album de Danilo Pérez (en concert au théâtre Jean-Duceppe, samedi soir) est la célébration d’une histoire idéalisée de Panama vue comme un pont unissant les différentes cultures mondiales.

Par François Vézina

Il y a plus de 500 ans, des Espagnols traversaient l’isthme de Panama pour atteindre le Pacifique à la surprise de la population indigène. Perez transforme cette rencontre en acte fondateur d’une nouvelle civilisation qui intégrera au fils des siècles les cultures européenne, afro-américaine et caraïbe.

Projet fort ambitieux.

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