FIJM 2014: en virée avec Harry, Daniel, Trixie, Cécile et Woodkid

Woodkid. Un contrat à long terme avec le public montréalais. Photo courtoisie FIJM/Victor Diaz-Lamich.

Les parcours d’une salle à l’autre durant les festivals, ce n’est pas rare. Mais d’ordinaire, je garde ça pour le premier week-end. En déficit de spectacles en raison de FrancoFolies empreintes de problèmes de logistique (c’est ma faute), on a transformé cette première journée officielle en grosse – et magnifique – virée.

Par Philippe Rezzonico

Remarquez, ma logistique, elle a encore fait défaut en début de soirée. Suis arrivé un peu tard au Gesù où se produisait Harry Manx, accompagné de Charlie Hunter, dans la première de ses trois soirées sous l’appellation Guitar Bazaar.

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FIJM 2014, l’album du jour (2) : Gamak

Le saxophoniste Rudresh Mahanthappa est au Gesù, vendredi soir, pour y défendre Gamak, un excellent album sorti en 2013. Attention, la mer sera houleuse. Gare aux secousses!

Par François Vézina

Les premières mesures de Waiting Is Forbatting sont annonciatrices des tempêtes à venir. Notes rageuses presque tapageuses et figures rythmiques énergisantes se liguent pour doper l’ambiance d’une forte tension.

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FIJM 2014: ancien Beck, nouveau Beck, plaisir intact

De Osheaga au FIJM, toujours le même plaisir avec Beck. Photo courtoisie FIJM/Denis Alix

Je me suis dirigé avec une infime réticence vers la salle Wilfrid-Pelletier, mercredi soir, pour assister au spectacle de Beck, présenté en préouverture du 35e Festival international de jazz de Montréal. Pourquoi infime, moi qui adore Beck? Parce que je n’étais pas convaincu que mon état d’esprit allait de pair avec les plus récentes chansons de Morning Phase.

Par Philippe Rezzonico

D’autant plus que l’ex-cep-tion-nel show de Beck offert l’été dernier au Festival Osheaga était encore bien frais à ma mémoire. Finalement, je n’avais rien à craindre… Qu’il offre du vieux Beck, du nouveau Beck ou de l’inattendu, Beck Hansen nous amène toujours où il le veut et nous mangeons tous dans sa main.

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FIJM 2014, l’album du jour (1) : Blue Light ’Til Dawn

Il y a plus de 20 ans, Cassandra Wilson jeta dans la mare du jazz une drôle de pierre nommée Blue Light ’Til Dawn, qui au lieu de faire des ronds dans l’eau, se mit à former des parallélogrammes.

Par François Vézina

La grande chanteuse a choisi de revisiter cet album étonnant à l’occasion du FIJM, jeudi soir. Voici, pour nous aussi, l’occasion d’un retour en arrière.

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L’intégrale du Top 50 de Frank

Le Festival international de jazz de Montréal, 35e du nom, est à nos portes. Occasion idéale, donc, de causer jazz et de se souvenir des grands qui ont donné les lettres de noblesses à cet idiome.

Par Philippe Rezzonico

Moment tout indiqué, également, pour vous présenter l’intégrale de la série Le Top 50 de Frank qui a fait fureur sur le site de Rue Rezzonico en 2013-2014. Car quand c’est le temps de causer jazz, François Vézina, il en connait un bout.

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Francos: la belle marche avec Émilie

Émilie Simon: une ballade et un spectacle. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz-Lamich

La jolie fille tâtonne sur les boutons de l’ascenseur de l’hôtel Hyatt, tout en s’adressant en anglais à voix haute au jeune homme qui l’accompagne : « Third floor? Second? Where’s the exit? »

Par Philippe Rezzonico

Adossé dans l’ascenseur, je réponds en français : « Pour la sortie, c’est le troisième étage. » J’ai eu droit à un gros « merci » accompagné d’un sourire lumineux. Je ne pouvais pas me tromper, je venais voir le nom de la jeune femme aux grosses lunettes solaires sur son accréditation qui lui pendait au cou: Émilie Simon.

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Francos: Stromae, le bombardement de pur plaisir

Stromae: un bombardement sensoriel constat. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin

« Formidable » aurait été un bon titre pour chapeauter ce texte, surtout parce la livraison de ladite chanson l’a été, mais l’adjectif serait réducteur pour qualifier l’impensable bombardement de pur plaisir que fut le premier des deux spectacles de Stromae, mardi soir, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Éblouissant, spectaculaire, brillant, ingénieux, sensible, jouissif, irrésistible : mettez les qualificatifs que vous voulez, ils résument tous l’ambiance, l’état d’esprit et la folie universelle que Stromae a su propager.

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Francos 2014 : Karim, la maturité sous les étoiles

Karim Ouellet et son assurance renouvellée ont charmé les festivaliers, hier. photo courtoisie Victor Diaz-Lamich.

Il a obtenu un succès radiophonique qui l’a fait connaître (L’amour), il a remporté le prix Félix-Leclerc et il s’est même produit sur la grande scène de la place des Festivals l’an dernier, lors du spectacle collectif 25 ans, 25 artistes, 25 chansons.

Par Philippe Rezzonico

Mais lundi soir, Karim Ouellet avait la grande scène de la place des Festivals à lui tout seul. Fidèle à sa nature, Il a démontré à quel point il avait gagné en maturité, livrant un spectacle soudé très apprécié auquel il manquait parfois un brin de folie.

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Heart au Centre Bell: Heart, Wings et Led Zeppelin

Nancy et Ann Wilson. Photo courtoisie Norman Seef.

On reproche parfois aux groupes d’un autre âge de se complaire dans la facilité, d’offrir sensiblement le même spectacle, bref, de surfer sur un air de nostalgie. Et ce n’est pas faux.

Par Philippe Rezzonico

Mais parfois, un duo qui a quatre décennies de carrière derrière lui peut surprendre. Et c’est ce que Heart a fait, vendredi soir, au Centre Bell, en proposant ses classiques et en allant puiser à ses racines.

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X-Men Days of Future Past : une affaire d’espace-temps

Magneto (Michael Fassbender) dans Days of Future Past. Photo de production.

Le temps, ce joujou chéri des scénaristes de science-fiction, est le fondement de X-Men : Days of Future Past, dernier-né de la franchise de Marvel qui, joli paradoxe, se veut à la fois une suite à la trilogie d’origine de la série cinématographique parue dans les années 2000 et à l’antépisode X-Men : First Class, lancé il y a deux ans. Fort, quand même.

Par Philippe Rezzonico

Ce concept du temps, le réalisateur Bryan Singer le maîtrise au point qu’il a réussi à ne pas faire déraper le scénario du diptyque le plus prisé de l’histoire de l’illustré américain, ce qui est une réussite en soi. Mais s’il avait ajouté juste un peu plus de ce précieux temps au compteur, il aurait transformé ce très bon épisode en chef-d’œuvre.

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