Prince: sensationnel, mais pas légendaire

Prince, que l'on voit ici au Métropolis cet été, a offert une formidable performance au Centre Bell à laquelle il manquait le grain de folie et l'abandon vécu six mois plus tôt. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Nous n’avions aucune attente, l’été denier, en vue du programme double de Prince au Métropolis, lors du Festival de jazz. A l’arrivée : nous avons eu droit à des shows légendaires de quatre et trois heures et demie. Forcément, les attentes étaient colossales, vendredi, pour le retour de Prince au Centre Bell. Cette fois, le compteur s’est arrêté à deux heures et 20 minutes. Moins bon show ? Même pas. Partiellement notre faute. Cette fois, nous n’avons pas mérité le marathon.

Par Philippe Rezzonico

Il est comme ça, le prince. C’est un trippeux de musique. Il peut jouer jusqu’aux petites heures si ça lui chante – ce qu’il a fait les 25 et 26 juin en quittant la scène à 3h30 du matin chaque fois -, mais il faut qu’il sente que l’on vibre autant que lui. C’est de l’ordre du détail, je vous le concède. Mais ce sont ces nuances qui font qu’une performance dure trois heures plutôt que deux, qu’un artiste joue tel succès plutôt que tel autre. C’est donnant-donnant. Et vendredi, Prince a donné plus qu’il n’a reçu.

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Il joue de la guitare…comme un dieu

Steve Hill et ses musiciens ont mis L'Astral sans dessus dessous, jeudi soir. Photo courtoisie.

Rock, Rock n’ Roll, hard rock, heavy rock, blues rock, boogie, shuffle… Peu importe. Quand vient le temps de transcender les genres pour lesquels la guitare demeure l’instrument de prédilection, Steve Hill demeure le « guitar hero » québécois de sa génération.

Par Philippe Rezzonico

L’exceptionnel guitariste a montré toutes les facettes de son jeu, jeudi, quand il est venu présenter les chansons de son plus récent compact, Whiplash Love, à L’Astral.

Comme je n’avais pas encore écouté ledit disque, je me suis dit pendant un instant qu’on allait avoir droit à un show plus modéré que d’ordinaire. L’ami Steve a tellement évolué depuis son premier disque que c’était bien possible. Blues pour Steve Hill, presque rockabilly pour Call it What You Will, très lourd pour Devil at My Heels, etc. Mais cette fois, c’est tout simplement la configuration tables et chaises qui m’a induit en erreur.

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La communauté de Laurence Hélie

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Je venais à peine de franchir la double porte vitrée qui donne accès à la Sala Rossa que je suis tombé sur Laurence Hélie. Pull sur le dos, souriante, verre de bière à la main, elle avait tout de la spectatrice décontractée qui écoutait avec attention une première partie plutôt que la tête d’affiche qui allait suivre dans 30 minutes. Convivial, cette entrée en matière, me disais-je.

Par Philippe Rezzonico

Cette perception ne s’est jamais démentie du reste de la soirée. Bien sûr, nous étions tous sur place mercredi pour la rentrée montréalaise de celle qui a remporté le Félix remis à l’album country par excellence en 2011, mais nous avons eu droit à plus que ça. Cette soirée était une véritable communauté d’esprit d’artistes et de musiciens fidèles à un idiome.

Par moments, on avait la splendide impression de vivre le genre de spectacle collectif auquel les McGarrigle et les Wainwright nous ont habitués. Comme elle nous le précisait elle-même la semaine dernière, Hélie avait doublé son nombre d’accompagnateurs sur scène.

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Mon corps : la nouvelle chanson d’Ariane Moffatt

Ariane Moffatt nous revient avec un premier extrait: Mon corps. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa

Si vous n’étiez pas à la partouse sonore de M pour Montréal il y a quelques jours, vous n’avez pas encore entendu les nouvelles compositions d’Ariane Moffatt en vue de son prochain album. Le premier extrait, lui, est officiellement disponible depuis mercredi.

Par Philippe Rezzonico

La facture de cette nouvelle chanson s’inscrit pas mal dans la foulée de certaines relectures qu’Ariane a concoctées pour les besoins de la série télé Trauma.  La longue finale instrumentale qui s’étire semble être tirée d’un épisode d’une série télévisée dramatique branchée, voire, d’un film noir ou de James Bond.

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James Blunt : copier-coller à la puissance 10

James Blunt n'a fait qu'un avec ses fans au Centre Bell. Comme à la PdA en avril. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

Fascinant, quand même. La plupart des artistes qui passent d’un club à un aréna se cassent la tête pour bonifier leur performance : approche scénique modifiée,  ajout ou retrait de chansons pour décupler l’impact. Costumes de scène recherchés. Ajouts de choristes. Effets spéciaux. Pas James Blunt. Pas besoin.

Par Philippe Rezzonico

Si vous étiez à la salle Wilfrid-Pelletier en avril dernier – pour le premier spectacle de la tournée nord-américaine du Britannique -, ainsi qu’au Centre Bell, mardi, pour le retour de Blunt, vous avez vu la même prestation. Je pourrais pratiquement réécrire le texte du printemps. Je plaisante ? Voyez voir…

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MEL 2012: un festival qui s’annonce éclatant

Coeur de pirate est la tête d'affiche d'une édition 2012 du Festival Montréal en lumière qui fera une large place aux artistes féminines. Photo courtoisie.

Aux Cœur de pirate, Catherine Major et Brigitte Boisjoli déjà confirmées, le Festival Montréal en lumière a confirmé, mardi, pour l’édition de 2012, la présence des Arthur H, Stromae, Toots Thielemans, Luc De Larochellière, Philippe B, Marie Denise Pelletier, The Barr Brothers, Jorane, France D’Amour, Antoine Gratton, Diane Tell, ainsi que l’OSM et l’Orchestre Métropolitain, pour ne nommer que ceux-là. Difficile de ne pas y trouver son compte, faut avouer.

Par Philippe Rezzonico

Cette 13e édition sera fortement axée sur les artistes féminines. Les annonces des spectacles et premières montréalaises de Cœur de pirate (24 février, Métropolis), Major (16 et 17 février, Club Soda) et Boisjoli (23 février, Club Soda) étaient les premières salves d’une cascade de rentrées.

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Et maintenant: Gilbert Bécaud!

Gilbert Bécaud. Monsieur 100 000 volts. Monsieur Olympia. L’homme à la cravate à pois. Dix ans, déjà. En fait, dix ans le 18 décembre prochain qu’il nous aura quittés. Et comme la mémoire est une faculté qui oublie, on l’oubliait un peu. Les anniversaires qui soulignent les départs des grands ont au moins ça de bon. Ça permet de se souvenir et d’entretenir le souvenir.

Par Philippe Rezzonico

Pour celui qui fut né sous le nom de François Gilbert Léopold Silly, ça tombe plutôt bien. Son immense héritage musical est limité à une discographie actuelle par trop mince, bien trop tributaire d’incomplètes compilations ou de coffrets discutables, comme Les 100 plus belles chansons (2004), catastrophique anthologie d’où une quinzaine d’immortelles étaient absentes.

Bref, grand coup de barre pour ce 10e anniversaire avec une compilation double généreuse de 45 titres (Gilbert Bécaud, Éternel) et un boîtier de 12 compacts (Gilbert Bécaud, Le coffret essentiel)

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Montages musicaux : quand l’économie passe avant tout

Sans quotas, des artistes comme Antoine Gratton et Mara Tremblay auraient plus de difficulté à se faire entendre. Photo d'archives, Courtoisie Pascal Ratthé.

En raison d’infractions liées aux quotas radiophoniques, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé cette semaine que deux stations privées francophones, CKTF-FM et CKOI-FM, se sont vu imposer une condition de licence qui les empêchera de diffuser plus de 10 pour cent de montages dans l’ensemble de leur programmation. Bravo pour la tape sur les doigts. Mais qu’en est-il de l’intention ?

Par Philippe Rezzonico

Ce n’est pas d’hier que certaines stations tentent de contourner les quotas de musique francophone qui régissent une partie de leur licence. Concocter de longs segments de chansons anglo-saxonnes de 10 ou 15 minutes qui comptent pour un seul titre était la plus récente façon en vogue de le faire.
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Que le vrai Pascale Picard Band se lève

Pascale Picard faisait sa rentrée, jeudi soir. Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

Avez-vous vu le Pascale Picard Band lors de la tournée de Me, Myself & Us ? Bien. Étiez-vous au Club Soda, jeudi, pour la rentrée montréalaise du Pascale Picard Band, virée A Letter To No One ? Si oui, vous devez arriver à la même conclusion que moi : ce n’est plus le même band.

Par Philippe Rezzonico

Ce constat –  déjà perceptible lors du lancement du nouvel album au printemps dernier – va cette fois au-delà des changements de personnel et des nouvelles chansons. Le Pascale Picard Band d’antan possédait une esthétique rugueuse et une fougue presque rageuse qui allaient plus loin que le look punk d’alors.

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Laurence Hélie : la confirmation

Un Félix, un prix SOCAN et une rentrée montréalaise pour Laurence Hélie. Photo d'archives.

Parmi les artistes qui sont venus cueillir un Félix à L’Autre Gala de l’ADISQ, Laurence Hélie était peut-être la plus surprise du lot. La statuette obtenue pour l’album country par excellence est venue à point dans sa vie. Dix-huit mois après avoir lancé son premier album, l’auteur-compositeur et interprète ne doute plus du tout de son choix de carrière.

Par Philippe Rezzonico

C’est qu’elle était étonnée, la jeune dame qui a longtemps travaillé dans le monde de la musique, quoique du côté de la technique. Recevoir un tel prix pour un premier disque n’était pas de l’ordre de la planification.

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