Garland Jeffreys : conscience sociale et musicale

Garland Jeffreys sera de retour à Montréal pour la première fois depuis une prestation extérieure au FIJM en 2004. Photo courtoisie Danny Clinch.

Il y a 20 ans, Garland Jeffreys s’investissait à fond dans un album fabuleux qui dénonçait le racisme, Don’t Call Me Buckwheat. Aujourd’hui, il prend la part des marginaux, parle de la vie au quotidien et de la mort en embuscade avec son plus récent disque, The King of In Between, qu’il viendra nous présenter sur la scène du Club Soda dimanche prochain. Autres temps, autres combats, même artiste socialement engagé et déterminé.

Par Philippe Rezzonico

Si la photo qui orne la pochette de Jeffreys évoque le passé avec le panneau indicateur des boulevards Dr. Martin Luther King Jr. et Malcolm X, celle au verso montre l’esplanade de Coney Island. Mais pas le Coney Island qui attire des milliers de new-yorkais sous le soleil estival, après un périple de 22 escales de transport en commun.

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Chalk Circle: retour – coupable – vers le futur

Brad Hopkins (basse), Derrick Murphy (batterie) et Chris Tait (chant, guitare), de Chalk Circle. Comme dans le bon vieux temps. Photo courtoisie.

Dans la vie, il y a parfois des petits cadeaux inattendus. Le retour sur les planches montréalaises de Chalk Circle, plus de vingt ans après son démembrement, en était un. Soirée de pure et bonne nostalgie au Corona, samedi, où tout le monde a vécu son retour vers le futur.

Par Philippe Rezzonico

On le ressentait déjà dans le pub adjacent au club, où plein de spectateurs ont fait un détour avant la performance du groupe canadien : ça allait être une soirée ponctuée de plaisirs coupables. Coupable de célébrer un groupe que l’on croyait disparu qui nous a offert de bonnes chansons durant les années 1980. Coupable d’avoir le goût de faire la fête en ce samedi frisquet de novembre.

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L et Philippe B : recueillement sonore

La Française L donnait un tout premier spectacle à Montréal dans le cadre du Coup de coeur francophone. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Philippe B, ou comment se créer une bulle avec trois fois rien. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Française ou québécoise, la chanson à texte possède une capacité de séduction indéniable. Et quand elle est offerte comme l’ont proposé Philippe B et L, vendredi, dans le cadre du Coup de cœur francophone, ça élève une salle comme L’Astral au niveau d’un studio d’enregistrement.

Par Philippe Rezzonico

On a beau se dire qu’un set comme celui de Philippe B offert en mode voix-guitare-harmonica incite forcément à une qualité d’écoute sérieuse, l’histoire a prouvé que bien des foules sont bavardes. Il allait de soi qu’on allait vouloir mesurer la finesse de la plume de la Française, lauréate du prix Félix-Leclerc aux FrancoFolies de La Rochelle 2011, mais de là à s’attendre à une telle attention… Et pourtant. Nous étions très souvent dans l’équivalent d’un recueillement sonore.

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Arno: le Belge possédé

Arno chante, danse et rue sur scène. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Le titre du plus récent disque d’Arno se nomme Brussld, à mi-chemin entre la prononciation phonétique de Bruxelles en anglais et un grommellement sonore. Sur scène, c’est exactement ça : ça écorche et ça rugit. Surtout quand la tête brûlée de la Belgique tient une forme de fin du monde.

Philippe Rezzonico

Affaire de famille, jeudi, à L’Astral. Comprendre, seul le parterre était rempli. Mais les spectateurs qui étaient là étaient des férus de l’artiste natif de la région d’Anvers. C’est peut-être la raison pour laquelle personne n’a sursauté quand Arno s’est amené pour livrer une version décapante de Brussels.

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Black Sabbath renaît – encore – de ses cendres

Si Ozzy tient la forme affichée en 2010 au Centre Bell, le retour de Black Sabbath pourrait être digne de mention. Photo d'archives courtoisie Pascal Ratthé.

Ozzy Osbourne et Tony Iommi ont un sens de l’humour singulier. Il le faut pour annoncer les retrouvailles du prince des ténèbres avec Black Sabbath le 11 novembre 2011 à 11 heures et 11 minutes, le Jour du Souvenir.

Par Philippe Rezzonico

Pour ceux qui l’ignorent, un décompte apparaît depuis le 4 novembre sur la page web de Black Sabbath. Ce décompte est celui d’un point de presse qui aura lieu au Whiskey A Go Go, vendredi, à 11 :11 du matin, heure du Pacifique. Pas l’impression qu’il va y avoir une minute de silence dédiée aux disparus des grandes guerres dans le célèbre club de Los Angeles précisément à ce moment..

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Desjardins-Thério: Deux voix, un piano, une guitare et une cause

Richard Desjardins était en verve et en feu, dans le cadre du Coup de coeur francophone. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Marie-Jo Thério a conquis la salle comble de L'Astral en un tournemain. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Parfois, le minimum suffit. Ce fut le cas, mardi, à L’Astral, pour ce programme double qui faisait figure d’événement dans le cadre du Coup de cœur francophone : Richard Desjardins et Marie-Jo Thério. Quand l’essence devient l’essentiel.

Par Philippe Rezzonico

Pourtant, Thério et Desjardins sont dissemblables à bien des égards. Elle, avec son piano, son intériorité, son univers déluré, sa fluidité dans les deux langues, sa théâtralité et sa façon de performer sur scène. Lui, avec sa guitare, son franc-parler, ses compositions terroir, son langage coloré et ses dénonciations.

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L’improbable retour de Chalk Circle

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Est-ce possible pour des artistes de retrouver sur scène le même plaisir qu’à l’adolescence ? Chris Tait est prêt à vous le jurer sur une caisse de bibles. Et c’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle Chalk Circle sera sur la scène du théâtre Corona samedi soir.

Par Philippe Rezzonico

Chalk Circle ? Comme le chante Aznavour, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je dirais même les moins de 30 ans, puisque le groupe canadien qui a connu un sommet de popularité dans la deuxième portion des années 1980 avait mis un terme à ses activités en 1990.

Chalk Circle sera pourtant dans une salle de spectacle montréalaise en fin de semaine, dans la ville où le groupe avait mis un terme à ses activités il y a plus de deux décennies.

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Éric Goulet: de l’ombre à la lumière

Après des années d'attente, Éric Goulet délaisse un temps son groupe Les Chiens pour plonger dans l'univers country. Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

On a vu passer le message sur la page Facebook, le 17 août: « Premier jour de studio : cinq chansons en boîte, non mais quelle équipe !» Et un autre le lendemain : «Bon, eh bien… sept chansons aujourd’hui, plus que trois à faire demain ; ça passe trop vite… Que de plaisir !»

Par Philippe Rezzonico

La page Facebook en question était celle d’Éric Goulet. Quand même merveilleux, Facebook… Près de trois mois avant la parution de l’album Éric Goulet, Volume 1, on savait déjà que l’enregistrement de l’album country du principal intéressé s’était déroulé de façon efficace dans un climat de bonne humeur.

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Galaxie: la déflagration!

Galaxie a livré un bombardement en règle, samedi, au Club Soda. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Queens of the Stone Age lors de cette fameuse première partie avant les Red Hot Chili Peppers au Centre Bell?  Les White Stripes à leur sommet ? Les Smashing Pumpkins du temps du Centre Molson ? Sais pas. Mais la prestation de Galaxie, samedi, au Club Soda, compte parmi les grandes déflagrations de musique entendues au cours des ans.

Par Philippe Rezzonico

C’est exprès, les références anglo-saxonnes. Pour démontrer à quel point Oliver Langevin et sa bande ont été dévastateurs sur les planches, mais aussi pour affirmer que le rock en français peut égaler la force de frappe de celui des anglos quand il est livré comme on l’a vu dans le cadre du Coup de cœur francophone.

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Richard Séguin au Coup de coeur: De ferveur et de conviction

Richard Séguin a subjugué son auditoire, vendredi, en présentant son spectacle De colères et d'espoir, à L'Astral. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Son album Appalaches, Richard Séguin a admis l’avoir marché dans les sentiers et les montagnes, alors qu’il était en train de naître dans sa tête et dans son cœur. Vendredi, c’est ce que nous avons fait. Comme Richard, nous avons marché. Avec lui. Dans ses pas. Et le périple fut magnifique.

Par Philippe Rezzonico

Concrètement, nous n’avons jamais quitté L’Astral. Mais dès que Séguin a interprété Pour retrouver le monde et l’amour avec un bruit de fond de grillons, l’ambiance était installée. Aussi loin que je me souvienne, le roi Richard a toujours eu cette capacité de subjuguer un auditoire en un tournemain. Et c’est peut-être plus vrai que jamais de nos jours. Charismatique, même regard droit depuis toujours, stature qui en impose comme avant et chevelure encore abondante qui affiche dorénavant sa sagesse.

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