Leonard Cohen : toujours notre homme!

Poésie, voix, classe et distinction dans un seul homme: Leonard Cohen. Photo courtoisie Sony.

Tous, à genoux. Comme l’a fait Leonard Cohen lui-même, mercredi, à maintes reprises durant son spectacle présenté au Centre Bell. C’est bien la moindre des choses que les 12, 562 admirateurs qui ont assisté à l’exceptionnel tour de chant du poète montréalais devraient faire. Hallejujah!, a-t-on le goût d’ajouter.

Par Philippe Rezzonico

Grandioses retrouvailles, donc, entre le mythique Leonard et un public qui n’attendait que ça depuis son trio de spectacles offert en 2008 à la salle Wilfrid-Pelletier. Sûrement pas grandioses par le faste. Non. Un simple rideau en arrière-scène, les deux écrans habituels du Centre Bell sur les flancs et de jolis tapis persans sur lesquels Cohen s’est agenouillé toute la soirée.

Pas moins de 14 fois, si je me fie à mon calepin de notes. Un peu comme si le poète implorait la terre, son public, ses amours et ses dieux d’un même souffle, ce qui était parfois le cas quand on tient compte de ce qu’il a interprété durant ce marathon de deux heures et 55 minutes.

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Neil Young: Garageland

Neil Young. Photo Wikimedia Commons.

Vingt-et-une minutes et 54 secondes… O.K…. Arrondissons… Vingt-deux minutes. Telle est la durée de la livraison de Walk Like a Giant, offerte par Neil Young & Crazy Horse, vendredi, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Fuckin’ Up? Dix-huit minutes. Ramada Inn? Seize. My Love and Only Love? Douze. Tel un ado de 15 ans qui y va de ses premiers accords avec ses potes dans son sous-sol, Young et ses collègues étaient aussi infatigables que fringants, aussi fiévreux que possédés. Oubliez les cheveux blancs, les rides, les bourrelets et les 45 ans de métier. Vendredi, Crazy Horse  était un jeune groupe abrasif comme il ne s’en fait pas de nos jours.

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Metric: l’apprentissage grand public

Emily Haines, photographiée durant le festival Osheaga cet été, est toujours une indomptable bête de scène.. Photo courtoisie evenko/Elodie Desrochers.

« On dit de nous que nous sommes trop mainstream pour l’underground et trop underground pour le mainstream. Bullshit! » Sur le fond, Emily Haines avait bien raison de faire ce commentaire au terme du spectacle de Metric, mercredi, au Centre Bell. Le succès, lent, graduel et pleinement mérité du groupe canadien en est la preuve la plus éclatante. La crème, ça peut séduire autant les critiques que les amateurs de musique indépendante et le plus grand public.

Par Philippe Rezzonico

Sauf que lorsque tu fais la promotion de ton spectacle sur une tribune millionnaire comme celle de Tout le monde en parle et que tu offres un spectacle dans l’amphithéâtre du Canadien, tu dois réaliser que les codes qui gèrent la musique underground doivent être modifiés. C’est l’erreur, purement tactique ici, que Metric a commis lors de son spectacle, au demeurant, excellent au plan musical.

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Quadrophenia: un formidable opéra rock toujours d’actualité

L’opéra rock de Pete Townshend, Quadrophenia, n’a peut-être pas la résonance universelle de celui de Tommy, mais c’était un vrai régal d’entendre l’intégrale de cet album de 1973 livrée comme The Who l’a offerte, mardi, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Interprétations sensibles et inspirées, dextérité instrumentale, cohésion d’ensemble, arrangements étoffés, production de qualité et son ex-cep-tion-nel: on pouvait difficilement espérer mieux afin d’apprécier toutes les subtilités et les nuances de cette histoire née de l’imagination fertile de Townshend.

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Bob Dylan: toujours vivant

Dylan: imparfait mais intense. Photo Wikimedia Commons.

On reproche à Bob Dylan de chanter de façon inintelligible. Je ne l’ai jamais trouvé si audible que vendredi soir, au Centre Bell. On trouve qu’il fait impasse sur nombre de ses classiques. Je ne crois pas en avoir eu autant dans un concert de seulement 15 titres. On rapporte qu’il a parfois l’air d’un type sur le pilote automatique. Rarement l’ai-je vu aussi fringant qu’hier.

Par Philippe Rezzonico

On dit qu’il a évacué toute trame mélodique de ses monuments, préférant le blues à la pop-folk. C’est en partie vrai, mais c’est dû principalement au fait qu’il n’a plus la voix de ses 20 ans. Pas rare, à 71 berges… À l’arrivée, Dylan a peut-être bien livré son meilleur spectacle à Montréal depuis dix ans.

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Rihanna, Diane et Nelly en vedette

Rihanna, vue lors d'un précédent passage à Montréal, offrira deux spectacles au Centre Bell en 2013. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

Rihanna cartonne depuis des années. Tout le monde le sait. Au point que sa tournée mondiale Diamonds s’arrêtera à Montréal deux fois plutôt qu’une en 2013.

Par Philippe Rezzonico

Le spectacle prévu au Centre Bell le 17 mars 2013 affichant complet, un autre est ajouté le 1er mai prochain, prolongeant ainsi une tournée nord-américaine qui comprend déjà 28 villes.

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ZZ Top: moins de musique, moins de bière, toujours du blues

Dusty Hill et Billy F. Gibbons. Photo Alain Décarie.

La dernière fois que ZZ Top a offert un spectacle dans l’enceinte du Canadien de Montréal, il s’est produit quelque chose que l’on n’avait jamais vu avant et jamais revu depuis : les spectateurs ont bu TOUTE la bière qui était disponible au Forum! Avec 65 minutes de prestation de George Thorogood et deux heures bien tassées de ZZ Top, il est vrai que les fans avaient eu du temps pour s’imbiber en cette soirée du 1er juin 1994.

Par Philippe ReZZonico

Rien à craindre, hier soir, au Centre Bell, lors d’une soirée glaciale ponctuée d’une courte première partie de JD & The Straight Shot et d’un spectacle de ZZ Top tout juste au-dessus de la limite syndicale d’une heure et quart (1h17). Néanmoins, le bon vieux petit band du Texas est encore capable de jouer du blues-rock comme peu savent le faire.

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Pat Benatar: 33 ans plus tard

Première ou deuxième semaine de novembre 1979, vendredi soir, Collège Ahuntsic, lors d’un party de la session d’automne. À un moment, un roulement de batterie précède une ligne de guitare dynamitée et une voix de femme inconnue hurle : « Your love is like a tidal wave ! » Je venais de faire connaissance avec Pat Benatar.

Par Philippe Rezzonico

Par un étrange hasard, je n’avais jamais vu sur scène l’interprète de Heartbreaker que j’aimais pourtant depuis cette soirée de mes 17 ans. Vous avez compris que je n’étais pas au Centre Bell, lundi soir, pour applaudir Journey ou Loverboy.

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Coup de cœur francophone: la beauté de l’existence, version Desjardins

Richard Desjardins, ses mots, son band, son existoire. Photo courtoisie Jean-François Leblanc/Coup de coeur francophone

L’existoire, essentiel disque de Richard Desjardins, a été couronné dimanche d’un Félix à l’ADISQ. La rentrée montréalaise, elle, avait lieu mercredi, au Club Soda. Par un curieux concours de circonstances, les nouvelles chansons de Desjardins m’étaient familières comme les anciennes. Mais jamais ne les avais-je entendues aussi richement parées.

Par Philippe Rezzonico

Il faut savoir que Richard, il fait dans la finition de haut niveau. Ses chansons aux textes poétiques ou décapants, il les rode et les rode encore avant de les graver sur disque. Il les taille et les peaufine à l’extrême. Et celles de L’existoire ont eu une vie bien avant la sortie du disque.

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Chris Isaak: l’héritier

Chris Isaak et ses collègues: dextérité exemplaire et maîtrise totale des racines du rock. Photo Catherine Lefebvre.

Pour les femmes, Chris Isaak est le beau gosse qui se roulait dans le sable avec Helena Christensen dans le clip de Wicked Game. Pour les hommes, il est le type obsédé par la call girl qui crève l’écran de son vieux téléviseur dans un autre clip, celui de Baby Did A Bad Bad Thing. Mais pour les férus de musique, il est l’héritier.

Par Philippe Rezzonico

À l’instar d’un Brian Setzer avant lui, l’Américain a grandi en étant dopé à la musique des années 1950 et 1960, la zizique écoutée par son papa à la maison. Son œuvre personnelle est d’ailleurs un dérivé contemporain des racines musicales de cette époque. Et mardi soir au théâtre St-Denis, Isaak nous en a offert la pleine mesure.

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