Gala de l’ADISQ: Des gars, des filles et des auteurs-compositeurs

Coeur de Pirate, que l'on voit ici à sa première de février, a raflé trois Félix. Photo d'archives courtoisie Montréal en lumière/Frédérique Ménard-Aubin.

Les femmes ont récolté le plus grand nombre de nominations, mais il y a eu plus d’élus masculins qui sont montés au podium. Aucune importance. En cette époque où tout le monde recherche l’authenticité sous toutes ses formes, ce sont ceux qui expriment le mieux les joies et les craintes collectives qui ont été célébrés au 34e Gala de l’ADISQ.

Par Philippe Rezzonico

Jeunes (Cœur de pirate) ou vieux routiers (Richard Desjardins), hommes (Fred Pellerin) ou femmes (Lisa LeBlanc), artistes du centre (Vincent Vallières) ou de la marge (Avec pas d’casque), les auteurs-compositeurs auront triomphé.

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Les Rolling Stones à Paris: l’aubaine

Ils ont beau vendre leurs billets pour les spectacles de novembre à Londres et de Newark en décembre à prix prohibitif, les Rolling Stones trouvent toujours le moyen de satisfaire leurs fans les plus fidèles comme ce fut le cas jeudi soir à Paris.

Par Philippe Rezzonico

Le m.o. est le même à chaque reprise des activités du groupe depuis des décennies : un concert « surprise », annoncé officiellement le matin dans une ville donnée (Paris) avec un nombre très limité de billets (350) vendus à un prix ridicule (15 Euros) pour une prestation dans un club (le Trabendo).

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ADISQ: Le Félix hommage sera remis à Renée Martel

Renée Martel, que l'on voit avec Catherine Durand lors du spectacle 100 ans de chansons du Devoir en 2010, sera honorée par l'ADISQ dimanche soir. Photo d'archives. Courtoisie Catehrine Lefevbre.

On ne sait pas qui remportera le plus grand nombre de Félix, dimanche, lors du Gala de l’ADISQ, mais nous savons déjà qui sera la reine de la soirée: Renée Martel, qui sera la lauréate du Félix hommage visant à couronner sa longue carrière.

Par Philippe Rezzonico

Celle qui chantait avec son père Marcel Martel alors qu’elle était enfant a été vedette de la pop à la fin des années 1960 avec des tubes tels Liverpool et Je vais à Londres, avant de prendre un virage country naturel avec Un amour qui ne veut pas mourir, sa chanson-phare depuis 1972.

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L’Autre Gala de l’ADISQ: évidences, rythme… et une surprise

Sébastien Lafleur et ses collègues de Avec pas d'casque ont obtenu le premier Félix - Choix de la critique. Photo Alain Décarie.

Des jeunes (Coeur de pirate, Fanny Bloom, Patrick Watson), des véterans (Leonard Cohen, Renée Martel, Alain Lefèvre), des groupes (Les Cowboys fringants), un Belge (Stormae), un collectif (Star Académie), trois sympathiques clowns (Les Denis Drolet et leur acolyte à l’animation) et une réelle surprise (Avec pas d’casque): Comme d’habitude, L’Autre gala de l’ADISQ aura ratissé large et aura été prévisible au possible, lundi, au Théâtre Saint-Denis, mais il aura roulé à fond de train.

Par Philippe Rezzonico

Évidemment, si certains lauréats étaient attendus – la bande de Star Académie pour l’album meilleur vendeur et Cohen pour l’album anglophone, notamment  -, d’autres couronnements ont franchement fait plaisir, tandis que l’identité de certains vainqueurs a démontré à quel point la lutte était féroce dans diverses catégories.

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Fred Pellerin: sans peine et plein de lumière

Fred Pellerin: des mots poétiques et plein d'espoir. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

La fin du monde n’est pas imminente. Prévisible? Peut-être. Mais certainement pas irréversible, car l’espoir viendra toujours à bout de l’orgueil et de l’argent. Chose certaine, dans cette rédemption, les mots de Fred Pellerin y seront aussi pour beaucoup, comme on a pu le constater cette semaine à travers les contes et chansons de son nouveau spectacle De peigne et de misère présenté en première au Théâtre Outremont.

Par Pascale Lévesque

Visiblement, le conteur de Sainte-Élie-de-Caxton a été inspiré par les derniers mois pour pondre ce spectacle, particulièrement par le « 22 avril », lors du rassemblement pour la Terre dans lequel il était fortement impliqué. Ce sont les mêmes valeurs de partage, d’entraide, d’humanité et de communauté qui sont les pierres angulaires de son récit. Récit qui dure près de trois heures, mais qui, précisons, ne paraît être qu’une poussière de temps.

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Mes Aïeux: l’espoir d’un printemps toujours meilleur

Stéphane Archambault, Marie-Hélène Fortin et les membres de Mes Aïeux ont offert un spectacle inspirant et relevé. Photo Alain Décarie.

À l’automne, les jours se font peut-être plus courts que les nuits, mais pour les spectateurs venus assister mercredi à la rentrée montréalaise de Mes Aïeux, impossible de souffrir du blues de l’obscurité si caractéristique de l’automne. En fait, c’était l’équinoxe à l’envers au Monument national à l’occasion de ce Tour du printemps, un réchauffement climatique agréable, tant pour l’oreille que pour l’œil.

Par Pascale Lévesque

« On dirait que le monde n’ose plus rêver, qu’ils se contentent de leur petite vie…On dirait que le pays s’en va », racontait Stéphane Archambault, en relatant une conversation entre un vieux patriarche et un jeune en guise d’introduction. Et comme le jeune de l’anecdote, on vite vu la belle saison poindre au loin devant nous.

C’était sans équivoque dès la première pièce de la soirée (Viens t’en) en dépit de l’automne qui soufflait de toutes ses forces à l’extérieur. On voulait nous faire sentir et ressentir le printemps. Tant au propre qu’au figuré. Celui vécu ici il y a quelques mois, porteur d’espoir, de changement, de vie : celui aussi évoqué et omniprésent dans la poésie du plus récent album de Mes Aïeux, À l’aube du printemps, paru en mars dernier.

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Johnny Hallyday: plein la gueule!

Johnny Hallyday: comme la flamme, la passion y est toujours. Photo courtoisie.

Cela fait des années que Johnny Hallyday demeure une énigme au Québec, lui qui n’avait offert qu’un trio de spectacles chez nous depuis 1975 (au théâtre St-Denis en l’an 2000) avant de renouer avec le public québécois sur les plaines d’Abraham cet été. Ceux qui étaient au Centre Bell, jeudi soir, savent désormais pourquoi le monsieur a été une idole auprès de plusieurs générations de francophones d’Europe : le showman extraordinaire vide encore ses tripes comme si chaque performance était la dernière.

Par Philippe Rezzonico

Oui, pour des tas de gens, Hallyday est une star qui n’aura eu d’écho qu’en Europe depuis plus de 30 ans – hormis pour quelques milliers expatriés français qui vivent au Québec – , un has been, une vedette de variétés françaises et le type qui a signé le plus long bail de l’histoire auprès de tous les Paris-Match de ce monde. Sauf que sur les planches, « Djeuuunnyy!! », comme disent ses fans, il vous en met encore plein la gueule.

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Jack White, profession: alchimiste du rock n’ roll

Avec ses Lox Buzzardos, Jack White était en feu et a mis le feu à l'Olympia surchauffé. Photo Catherine Lefebvre.

Le Rock n’ Roll, c’est comme la proverbiale roue : on ne peut constamment la réinventer, surtout pas quatre ou cinq décennies après les pionniers et les légendes. Mais être à la hauteur du passé, ça, oui. Et comprendre ce passé. L’assimiler. Et mettre tous les ingrédients qui ont fait sa renommée dans une même marmite pour en extraire le meilleur. C’est ce que fait Jack White, l’alchimiste du Rock n’ Roll.

Par Philippe Rezzonico

Ladite marmite, elle était aussi surchauffée que l’Olympia – bondé comme on ne l’avait jamais vu – pour accueillir celui que l’on a connu comme leader des White Stripes, co-fondateur des Raconteurs et batteur de Dead Weather. C’était ça, d’ailleurs, le concept caché de ce spectacle. S’il s’agissait officiellement de la tournée de l’album solo de White (Blunderbuss), nous avions droit en réalité à un survol de son œuvre avec son groupe accompagnateur formé de mecs nommé Lox Buzzardos.

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Concert-bénéfice pour Denis Blanchette: Rassemblement émouvant

Céline Dion, émue, est venue interprter L'amour existe encore en ouverture du spectacle. Photo alain Décarie.

C’est l’histoire d’une tragédie. Le spectacle en mémoire à Denis Blanchette présenté lundi au Métropolis n’aurait jamais dû avoir lieu. Parce que Denis Blanchette devrait être encore au poste, à faire son boulot de technicien de scène. Mais la vie est remplie de tragédies personnelles et collectives, de gestes injustes et incompréhensibles. L’événement qui est survenu le 4 septembre au terme de la soirée des élections provinciales nous marquera encore longtemps.  Et lundi, il était temps de commencer à l’exorciser.

Par Philippe Rezzonico

Cette tragédie, personnelle pour Denis Blanchette, sa famille, ses proches et son ami Dave Courage, également blessé lors du rassemblement du Parti québécois dans la salle de la rue Sainte-Catherine, a eu une forte résonance politique et linguistique.  Pourrait-elle, au plan collectif, creuser un peu plus le fossé qui sépare parfois nos deux solitudes? Les artistes ont répondu unanimement « non »,  uniquement en faisant acte de présence.

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Week-end anniversaire de Springsteen (2): évacuation, déluge et gâteau de fête

EAST RUTHERFORD,New Jersey – En toute franchise, passer une douzaine d’heures dans un stade et son stationnement relève de l’exploit physique. Il faut l’avoir fait au moins une fois pour avoir le plus grand respect pour les amateurs de Springsteen, de U2 et des Rolling Stones qui le font sur une base régulière, plusieurs fois lors d’une tournée de leurs favoris.

Par Philippe Rezzonico

Pour ma part, le fait de savoir que nos billets étaient répartis dans différentes sections du Metlife Stadium pour le spectacle de samedi soir n’était pas pour me déplaire. La poignée d’amis du Québec que nous formions était dispersée au hasard des disponibilités de billets, mais dans tous les cas, un siège nous attendait. Ce que nous ignorions alors, c’est qu’il n’allait servir à rien. Récapitulatif du Jour 2.

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