Week-end anniversaire de Springsteen (1): soleil, attente et raretés

EAST RUTHERFORD, New Jersey – La toute première série de spectacles du E Street Band dans le tout jeune stade Metlife, le 63e anniversaire de naissance du Boss et une succession de concerts marathons étalés tout l’été qui laissaient présager que Bruce Springsteen et ses copains allaient pulvériser leur record pour le plus long show de leur carrière. Pas de doute, le plus récent week-end ne pouvait se vivre ailleurs qu’aux alentours des marécages du New Jersey.

Par Philippe Rezzonico

Pas question, cela dit, de se farcir plus de 600 kilomètres de route pour assister uniquement au spectacle du 22 septembre qui précédait l’anniversaire de l’Américain. Programme double obligatoire pour l’occasion, avec des billets de parterre pour la soirée du 21 et d’autres dans les gradins le lendemain.  Vous voulez vivre le périple de l’intérieur ? Suivez le guide.

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Les 25 ans de la tournée de So : retour vers le futur

Peter Gabriel présentait l'intégralité de l'album So au Centre Bell. Photo Mata Hari.

Depuis ses premiers succès au sein de Genesis, Peter Gabriel a toujours viscéralement refusé de regarder en arrière. Pour lui, la musique devait aller de l’avant. D’où la carrière solo et le refus quasi maladif de prendre part à une quelconque forme de retrouvailles avec ses anciens collègues. Même sa propre musique, elle était retravaillée d’une tournée à l’autre. Elle était rarement ou jamais offerte comme à l’origine. Ça, c’était avant la tournée Back To Front qui passait mardi soir au Centre Bell

Par Philippe Rezzonico

Avant même que ça commence, on se disait que Gabriel allait jouer à fond le jeu de la nostalgie. En arrière-scène, un banal écran plat comme on en voyait il y a 25 ans. Pas d’écrans LED multi-divisibles comme on le voit dans toutes les tournées de 2012. La passerelle? Haute de trois ou quatre pieds, uniquement là pour permettre à Gabriel, Tony Levin et David Rhodes d’y passer durant l’habituelle petite marche de santé liée à Solsbury Hill.

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Rod le Stod remporte le 44e Festival de Granby

Rod le Stod (en cravate) et son complice Johnny Danger ont dominé la finale du Festival de Granby. Photo courtoisie du festival/Bernard Duhamel

GRANBY – Ça ne faisait pas 45 minutes que la 44e présentation du Festival international de la chanson de Granby était terminée qu’ils étaient là, sur le trottoir, à la sortie du Palace, comme si la rue Principale de Granby était soudainement devenue la rue Sainte-Catherine : plus d’une vingtaine de supporters vêtus de leurs chandails blancs sur lesquels étaient inscrit : Rodlestod.com.

Par Philippe Rezzonico

De là à dire que nous étions dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce dans lequel Rod le Stod (Rodolphe Demers) a grandi, il y a un pas que l’on ne va pas franchir. N’empêche, ce triomphe du rappeur Montréalais dans l’une des finales les plus chaudement disputées était pleinement mérité.

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Daran : belles caresses, méchantes claques

Daran, que l'on voit ici lors des FrancoFolies 2011, était en feu, jeudi, au Rialto. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Il aimait tellement le Québec qu’il est venu s’y établir. Et il a tant d’amis ici que ces derniers accourent quand il leur demande de venir jouer avec lui. La combinaison de ces éléments a mené à la rentrée montréalaise de Daran, jeudi, au Rialto. Nouvelles chansons, vieux tubes, musiciens complices et plaisir palpable au menu.

Par Philippe Rezzonico

Modeste, le Daran. Il nous avait dévoilé la liste de ses invités (Louis-Jean Cormier, Marie-Jo Thério, Catherine Durand, Antoine Gratton) en entrevue il y a quelques jours, mais il ne voulait pas mettre d’emphase là-dessus, de peur qu’il donner l’impression qu’il se servait d’eux pour mousser sa rentrée. On pense qu’il n’avait rien à craindre tant les liens d’amitié avaient l’air solides sur les planches.

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Nominations ADISQ 2012 : des tas de filles et le choc des genres

Coeur de pirate, nouvelle maman, domine les nominations de l'ADISQ avec six. Photo d'archives courtoisie Montréal en lumière. Frédérique Ménard-Aubin.

Bien sûr, il y a les girls. Cœur de pirate, Lisa LeBlanc, Marie-Pierre Arthur et Isabelle Boulay récoltent  21 nominations individuelles en vue du 34e gala de l’ADISQ. On ne peut passer à côté de cet exploit de nos belles artistes de cœur et de tripes. Mais il y a plus… Rarement a-t-on vu une cuvée de l’ADISQ qui va mettre en opposition directe des œuvres musicales aux antipodes. Un véritable choc frontal s’annonce.

Par Philippe Rezzonico

Commençons par l’évidence. Six nominations pour la toute jeune maman qu’est Béatrice Martin, alors que Lisa, Marie-Pierre et Isabelle en récoltent cinq chacune. Les Cowboys fringants suivent avec quatre, groupe qui, incidemment, comptera sous peu un père, une mère et deux mononcles. C’est vraiment l’année de la cigogne…

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Roxette: le sourire éclatant de Marie, la joie de Per

Roxette: un duo au plaisir contagieux. Photo Alain Décarie.

Vingt ans d’absence, c’est long. Ça crée une distance. L’oubli, parfois…  Mais quand les souvenirs d’antan évoquent de bons moments, on va aux retrouvailles qui sont parfois plus mémorables que ce que à quoi l’on s’attendait. C’est ce qui s’est produit, vendredi soir au Centre Bell, où Roxette a livré une performance pimpante au possible qui a accroché des sourires aux 5000 spectateurs présents.

Par Philippe Rezzonico

J’ai toujours soutenu que la musique avait une fonction thérapeutique. Si ça s’applique le plus souvent aux auditeurs, ce n’est pas faux de dire que c’est également vrai pour les créateurs. Exemple patent: Marie Fredriksson, la chanteuse de Roxette.

Survivante d’un cancer au cerveau au début  des années 2000, la Suédoise maintenant âgée de 54 ans a également des troubles de vision à un œil. Bien des artistes – bien des gens tout court -, préféreraient ne pas prendre de risques et demeurer à la maison. Marie et son complice musical de toujours, Per Gessle, ont opté pour l’autre alternative. Demeurer en vie au sens propre et au sens figuré du terme : au quotidien et sur les planches.

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La tournée MDNA: plus d’impact, mêmes réserves

Madonna interprétant Revolver. Pas de doute... Photo courtoisie evenko.

Quand tu revoies un spectacle qui présente exactement la même production et une sélection inchangée de chansons, tu peux véritablement conforter ou infirmer tes premières impressions. Ce fut le cas, jeudi, au Centre Bell, où Madonna présentait sa tournée MDNA. Cette plus récente virée de la reine de la pop mise sur une production spectaculaire et quelques numéros à couper le souffle, mais laisse parfois sur sa faim.

Par Philippe Rezzonico

Contrairement au spectacle vu plus tôt cet été à Amsterdam, la foule montréalaise a été plus participative que celle des Pays-Bas et la Madone a su miser là-dessus. Chaleureuse avec le public, elle a fait le décompte en français « Un, deux trois, quatre ! » durant Express Yourself,  a parlé de ses racines « french canadian » et elle a même soumis à la foule un vote démocratique en cette période d’élections au Québec.

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Le Boss enfin en sol canadien

Après une tournée d’arénas aux États-Unis au printemps et une virée composée principalement de stades en Europe durant l’été, Bruce Springsteen est finalement arrivé en sol canadien ce week-end, présentant le spectacle Wrecking Ball à Toronto, vendredi, ainsi que dimanche à Moncton.

Par Philippe Rezzonico

Vous pouvez lire le compte-rendu de la performance -marathon présentée vendredi au Skydome à La filière Rezzonico, sur le site web Radio-Canada.ca. Springsteen et ses copains ont tenu la scène durant trois heures et 40 minutes, arrivant à transformer le Centre Rogers en piste de danse ou en tout petit club intimiste, selon la situation.

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Rain, A Tribute to the Beatles : pour la musique

La production américaine de Rain. Photo fournie par la production.

Est-ce parce que j’ai vu McCartney lors des cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques, Lennon – de façon virtuelle – lors de la clôture de ces mêmes JO, ou parce que mes potes Mario et Manon qui revenaient de Las Vegas ce week-end ne tarissaient pas d’éloges envers Love ? Toujours est-il que je ne pensais pas me pointer, mercredi, à la première de Rain, A Tribute to the Beatles, présenté jusqu’à dimanche au théâtre Maisonneuve.

Par Philippe Rezzonico

J’ai été trop gâté dans ma vie, rayon spectacles. J’ai vu trop d’artistes originaux pour être attirés par les copies. Surtout quand tu as vu Paul et Ringo sept fois au total. Mais là, j’y suis allé, ne fut-ce que pour entendre les chansons que Paul et Ringo ne chantent jamais, parce que chansons de John ou de George. Juste pour entendre comment ces titres-là « sonnent » sur scène, par opposition aux enregistrements studios.

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Osheaga, jour 3 : Boue, flotte, musique, Emily et les Black Keys

Pat Carney, des Black Keys, appliqué comme un bon élève. Photo courtoisie evenko/Nick Leger.

Il y a un étalon qui ne ment pas quand vient le temps de mesurer la popularité d’un festival présenté en plein air: le nombre de spectateurs qui se pointe quand le ciel nous tombe sur la tête. Avec 40, 000 entrées au parc Jean-Drapeau pour une troisième fois en autant de jours malgré des déluges de flotte, le festival Osheaga aura conclut sa septième présentation en apothéose.

Par Philippe Rezzonico

Pas moins de 120, 000 spectateurs pour le week-end de trois jours. Pas de surprise pour vendredi et samedi avec des mercures de plus de 30 centigrades et un soleil radieux, mais pas de baisse d’achalandage dimanche. L’enthousiasme n’avait pas chuté d’un cran malgré les orages et le vent. Personne n’allait rester à la maison alors que The Black Keys, Metric, Bloc Party, Santigold, City and Colour et M83 étaient sur les scènes.

Pas grave, les intempéries semblaient se dirent les jeunes – et moins jeunes – festivaliers. De toutes façons, peu importe le niveau de protection contre la pluie souvent diluvienne (simple t-shirt, imper ou parapluie), tout le monde était logé à la même enseigne : après 30 minutes sur place, tout le monde était trempé aux os et pataugeait dans la boue. Aussi bien s’y faire.

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