Garland Jeffreys : Wild au Club Soda

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Garland Jeffreys est un artiste dont une partie de l’univers musical est liée à la rue et aux gens qui y vivent. Pas pour rien qu’il réside à New York et qu’il a écrit un hymne comme Wild In the Streets. En spectacle, c’est le parterre qui devient sa rue. Wild, le Garland. Wild au parterre !

Par Philippe Rezzonico

Franchement, j’ai cessé de compter. En excluant les quatre chansons offertes en acoustique durant lesquelles il était assis, Jeffreys a bien dû quitter la scène et descendre au parterre du Club Soda pour la moitié des 16 autres titres interprétés dimanche devant cette foule rassasiée au possible au terme de deux heures de performance.

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Trois nouveaux remixes pour Radiohead

Radiohead a mis en ligne trois versions remixées de chansons comprises sur son album The King Of Limbs qui n’avaient pu être incluses sur le vinyle de remixes TKOL RMX 1234567.

Par Philippe Rezzonico

Les nouveaux remix, concoctés par Anstam, Nathan Fake et Jamie xx se veulent des versions étendues ou retravaillées des mêmes chansons déjà offertes dans un nouvel enrobage sonore par ces artistes plus tôt cette année.

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Les Cowboys fringants de retour au grand galop

Karl Tremblay, Marie-Annick Lépine, Jérôme Dupras et Jean-François Pauzé sont de retour sur disque avec Que du vent. Photo courtoisie Jocelyn Michel.

Dès que les premières notes de L’horloge – quatrième chanson de Que du vent – se font entendre, on se dit : « Ouf! On va pouvoir souffler un peu. », comme si nous étions dans un show et que les Cowboys fringants mettaient le pied sur le frein après un premier quart d’heure explosif. En fait, c’est exactement ça.

Par Philippe Rezzonico

Que du vent n’est pas qu’un disque qui ramène le band le plus populaire du Québec à une approche chansonnière et musicale similaire à celle de Break syndical, c’est un disque dont la séquence est bâtie comme si nous étions en spectacle.

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Too Many Cooks : le refus de disparaître

Dan Georgesco et Richard d'Anjou ont livré la marchandise pour ce retour de Too Many Cooks au Club Soda. Photo courtoisie Patrick Hay

C’est survenu une vingtaine de minutes après que Too Many Cooks eut investi la scène du Club Soda, jeudi. Dès que les premières notes de Refuse To Die se sont fait entendre, les «Ahhh !», les «Yes !» et les sifflets approbateurs ont suivi. Moment symbolique d’un retour du calibre d’un électrochoc.

Par Philippe Rezzonico

Symbolique, parce que personne ne s’attendait à revoir le duo formé de Richard d’Anjou et Dan Georgesco plus d’une décennie après la parution de leur dernier album studio. Mais ainsi va la vie…

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XIII reprend du service

J’étais à la librairie du coin, mardi, en train de feuilleter le quatrième tome fraîchement arrivé de XIII Mystery, série dérivée de la désormais bande dessinée culte XIII, quand le libraire a déposé une pile d’un nouveau titre à côté de moi. Je n’avais pas aussitôt mis les yeux dessus que j’ai lancé : « Les pourris ! Ils continuent ! »

Par Philippe Rezzonico

Il faut quand même noter que la désignation de « pourris » était assortie d’un éclat de rire. Cela a fait sourire le libraire. Mais ma surprise, elle, était totale.

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Que du vent : Les Cowboys fringants ruent de nouveau

Karl Tremblay et Jérôme Dupras en mode festif. Une image que l'on reverra souvent au cours des prochains mois en raison de la nature des compositions de l'album Que du vent. Photo d'archives. Courtoisie Annik MH de Carufel.

Après une expédition de trois ans – ainsi que quelques mois de repos et de création -, les Cowboys favoris du public sont de retour. Plus fringants et grinçants que jamais avec un album qui manie l’ironie, l’autodérision et la conscience sociale dans une mouture festive qui a un petit air de jeunesse. Rencontre.

Par Philippe Rezzonico

Dans la grande salle située au sous-sol des locaux de La Tribu, les membres du groupe québécois qui aura atteint des sommets de popularité sur disque et sur scène au XXIe siècle accueillent l’intervieweur avec la même affabilité que d’habitude en dépit des 67 entrevues données dans les 36 dernières heures.

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Garland Jeffreys : conscience sociale et musicale

Garland Jeffreys sera de retour à Montréal pour la première fois depuis une prestation extérieure au FIJM en 2004. Photo courtoisie Danny Clinch.

Il y a 20 ans, Garland Jeffreys s’investissait à fond dans un album fabuleux qui dénonçait le racisme, Don’t Call Me Buckwheat. Aujourd’hui, il prend la part des marginaux, parle de la vie au quotidien et de la mort en embuscade avec son plus récent disque, The King of In Between, qu’il viendra nous présenter sur la scène du Club Soda dimanche prochain. Autres temps, autres combats, même artiste socialement engagé et déterminé.

Par Philippe Rezzonico

Si la photo qui orne la pochette de Jeffreys évoque le passé avec le panneau indicateur des boulevards Dr. Martin Luther King Jr. et Malcolm X, celle au verso montre l’esplanade de Coney Island. Mais pas le Coney Island qui attire des milliers de new-yorkais sous le soleil estival, après un périple de 22 escales de transport en commun.

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La – nouvelle – traversée du désert de la relève francophone

Galaxie, qui a mis le feu au Club Soda la semaine dernière, s'est imposé au GAMIQ. Quel est l'avenir pour ceux qui vont suivre? Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

La Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ) célébrait dimanche ses lauréats 2011, parmi lesquels on comptait Galaxie, Jimmy Hunt et les Breastfeeders. Bravo. Bien mérité. Il y aura un autre gala en 2012, mais à en juger par l’érosion des ventes d’albums des artistes émergents au Québec, il n’y aura peut-être pas de raison de célébrer.

Par Philippe Rezzonico

On peut être un artiste émergent sans être un artiste alternatif, certes, mais souvent, l’équation est similaire. Il suffit de se souvenir des groupes ou artistes qui ont été mis en nomination au GAMIQ pour faire leur apparition après coup dans les catégories du Gala de l’ADISQ. C’est d’ailleurs pour cette raison que le GAMIQ avait modifié ses critères de sélection cette année, écartant de facto des gros joueurs comme Arcade Fire, Karkwa et Bernard Adamus.

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Chalk Circle: retour – coupable – vers le futur

Brad Hopkins (basse), Derrick Murphy (batterie) et Chris Tait (chant, guitare), de Chalk Circle. Comme dans le bon vieux temps. Photo courtoisie.

Dans la vie, il y a parfois des petits cadeaux inattendus. Le retour sur les planches montréalaises de Chalk Circle, plus de vingt ans après son démembrement, en était un. Soirée de pure et bonne nostalgie au Corona, samedi, où tout le monde a vécu son retour vers le futur.

Par Philippe Rezzonico

On le ressentait déjà dans le pub adjacent au club, où plein de spectateurs ont fait un détour avant la performance du groupe canadien : ça allait être une soirée ponctuée de plaisirs coupables. Coupable de célébrer un groupe que l’on croyait disparu qui nous a offert de bonnes chansons durant les années 1980. Coupable d’avoir le goût de faire la fête en ce samedi frisquet de novembre.

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J. Edgar Hoover: le mégalomane

Leonardo DiCaprio endosse le personnage de J. Edgar Hoover avec conviction. Photo courtoisie.

Quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’histoire de la politique américaine connaît le personnage public qu’est J. Edgar Hoover, chef tout puissant du FBI qui aura survécu à huit administrations. Mais le portrait de l’homme brossé dans le film de Clint Eastwood nous apprend que l’organisme chien de garde de la justice américaine a été dirigé pendant près de cinq décennies par un individu dont la psychose rivalisait avec celle de certains extrémistes d’aujourd’hui.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, J. Edgar repose de façon à peu près égale entre l’homme public et l’homme privé. Le premier aura modifié le visage de la criminologie moderne durant sa férule à la tête du bureau fédéral (1924-1972) qu’il a fondé. Tous les CSI de la terre doivent en partie leur mode de fonctionnement actuel aux procédés mis en place par Hoover (Leonardo DiCaprio).

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