Minuit: l’heure du moine

Thelonious Monk/Wikipedia

Thelonious Monk/Wikipedia

Il y a des dates qui comptent plus que d’autres dans l’histoire de la musique. Le 21 novembre 1947, par exemple.

Par François Vézina

Alors que les Américains et les Russes entreprennent leur danse martiale au bord du gouffre, un jeune pianiste de 30 ans s’installe dans le studio WOR, à New York. Il participe à sa troisième session d’enregistrement pour la toute jeune étiquette Blue Note. L’homme a apporté avec lui sans doute sa plus remarquable partition. Sa jadéite à lui.

Cet orfèvre,déjà créateur de quelques magnifiques bijoux, se nomme Thelonious Sphere Monk. Son quintette va, dans quelques instants, enregistrer Round Midnight. Trois minutes et neuf secondes de pur bonheur.

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King Crimson : ode à la musique et à la liberté

King Crimson: une formidable machine musicale doublée d'une cohésion exceptionnelle

King Crimson: une formidable machine musicale doublée d’une cohésion exceptionnelle

Près de 2000 personnes se sont pointées au théâtre St-Denis, lundi soir, au premier de deux spectacles de King Crimson à Montréal. Pas beaucoup plus de spectateurs, finalement, que ceux qui se sont présentés au Bataclan, vendredi soir à Paris.

Par Philippe Rezzonico

Le collectif à géométrie variable de Robert Fripp présent à Montréal et le groupe américain Eagles of Death Metal qui était en tête d’affiche au Bataclan ont peu en commun, musicalement parlant. Et leur public moyen provient de générations distinctes. Mais les milliers de spectateurs présents dans les deux salles séparées de quelque 6000 kilomètres partagent des valeurs universelles liées à la musique.

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Gala de l’ADISQ: la razzia Leloup, le renouveau et un scrutin équitable

Jean Leloup, facétieux, et Ariane Moffatt

Jean Leloup, facétieux, et Ariane Moffatt

La razzia. Le triomphe. Le sacre. Le roi pompon ne savait plus où donner de la tête tant on lui a décerné de couronnes lors des deux cérémonies de remises de l’ADISQ : le premier gala, la semaine dernière, au Métropolis, et le Gala de l’ADISQ, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Par Philippe Rezzonico

Cinq Félix en tout. La dernière domination de ce genre avait été l’affaire de Ginette Reno en 2009, avec quatre statuettes. Mais au-delà du nombre considérable de récompenses, il incombe de réaliser que le couronnement de John the Wolf est, fait rarissime, décerné autant par l’industrie artistique et les critiques que le grand public.

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Soirée de filles, soirée de gars : grande semaine de plaisir

Bernard Adamus a irradié le Club Soda, jeudi. Photo Jean-François Leblanc/Courtoisie CCF

Bernard Adamus a irradié le Club Soda. Photo Jean-François Leblanc/Courtoisie Coup de coeur francophone

Les deux affiches ne pouvaient être plus dissemblables : Marina and the Diamonds et Christine and the Queens mardi, au Métropolis, ainsi que Bernard Adamus et Francis Faubert, jeudi, au Club Soda, pour la soirée d’ouverture du Coup de cœur francophone.

Par Philippe Rezzonico

Deux femmes, deux Européennes de nationalités différentes parmi les plus en vue du mouvement électro/pop/dance du moment. Et deux Québécois, francophones, parmi les artistes les plus contemporains qui soient, aux racines profondément ancrées dans notre terroir.

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L’intégrale et encore plus pour le coffret commémoratif The River

Bruce-The River Box setQuatre disques et trois DVD. C’est énorme. Même pour un coffret commémoratif. Mais c’est logique, car The River, l’album de 1980 de Bruce Springsteen, était le plus copieux à ce jour avec ses deux vinyles et ses 20 chansons. Bruce Springsteen The Ties That Bind, The River Collection va donc résumer tout ça le 4 décembre.

Par Philippe Rezzonico

En fait, non. Il ne va rien résumer du tout car il s’agit ici de la totale, de l’intégrale de tout ce qui avait été enregistré en 1979 pour ce projet et plus encore.

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Trente moments pour 30 ans (27): Freddy est un fieffé imbécile (2001)

Tom Green dans Freddy Got Fingered. Photo de production

Tom Green dans Freddy Got Fingered. Photo de production

J’aime rigoler. J’ai un rire assez particulier, dit-on. Les collègues de La Presse canadienne sont probablement ceux qui l’ont entendu le plus souvent en 30 ans. Et j’adore pas mal tous les genres d’humour. Mais parfois, certaines comédies provoquent l’effet inverse de celui escompté. Freddy Got Fingered est du nombre.

Par Philippe Rezzonico

La « comédie » hollywoodienne a été produite, scénarisée et réalisée par Tom Green en 2001, quand il était en couple avec Drew Barrymore, qui avait d’ailleurs un rôle dans le film. Green s’était décerné le rôle-titre, celui de Freddy, un jeune homme dont le quotient intellectuel est inférieur à celui du taux d’alcoolémie (0,05) toléré sur nos routes. On imagine que personne d’autre que lui n’aurait voulu le camper.

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Trente moments pour 30 ans (28) : bordel à la Fête nationale (1999)

André Fortin et Les Colocs. Source YouTube

André Fortin et Les Colocs. Source YouTube

Les célébrations de la Fête nationale du Québec sont toujours une source de fierté et de plaisir pour des millions de Québécois. Pour la majorité d’entre eux, le spectacle musical d’importance proposé le soir de la Saint-Jean dans leur région est le point culminant de la journée de festivités.

Par Philippe Rezzonico

D’un point de vue journalistique, la perspective est différente. Et ce, pour quelques raisons. La première, c’est bien sûr la formule plutôt répétitive. Quand tu as couvert deux ou trois spectacles d’importance à Montréal, Québec ou Laval, tu as un peu beaucoup fait le tour du jardin.

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Sylvain Cormier : Notre maître à tous

Photo FB de Sylvain Cormier

Photo FB de Sylvain Cormier

La première rencontre est survenue en 1993, dans le sous-sol de l’église Immaculée-Conception où se tenait l’un des Rockabilly Jam mis sur pied par Nathalie Lavergne. Ça tombait sous le sens, pour deux fanas de rock n’ roll des racines comme nous.

Par Philippe Rezzonico

Mais encore fallait-il le repérer, Sylvain Cormier, dans cette faune de types au look « T-Birds » et de filles vêtues comme nos mères, quand elles étaient jeunes. Je ne l’avais encore jamais vu en personne ou en photo. Le Devoir était chiche, rayon photos, de ses collaborateurs. Aujourd’hui encore…

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Le perpétuel sentiment d’affirmation de Melissa Etheridge

Melissa Etheridge Photo site officiel

Melissa Etheridge Photo site officiel

Pas de doute, ça doit être la faute du fuseau horaire de mes vacances. Je rate le métro d’une minute, j’en attends cinq pour le suivant qui reste finalement en plan sur le quai durant cinq autres minutes avant de repartir, comme le RER A (ligne rouge) m’a fait le coup plusieurs fois à La Défense, la semaine dernière à Paris. Pour les transports en commun, Montréal ou la ville-lumière, même combat.

Par Philippe Rezzonico

Ce petit délai m’a fait arriver à 19h33 à la station Place des Arts. Pas grave, me disais-je. Melissa Etheridge ne va pas amorcer à 19h35 un spectacle où l’heure officielle sur le billet est de 19h30. Surtout qu’il n’y a pas de première partie. Euh… Oui.

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Trente moments pour 30 ans (29) : Spectacle pour un homme – presque – seul (2004)

Gary U.S. Bonds/Photo promotionnelle

Gary U.S. Bonds/Photo promotionnelle

Quand on songe à la musique festive du début des années 1960, le nom de Gary U.S. Bonds vient d’emblée à l’esprit avec les Quarter To Three, New Orleans, School Is Out et autre Twist Twist Senora. Balayé comme tant d’autres par l’invasion britannique, Bonds s’était offert un joli retour au début des années 1980.

Par Philippe Rezzonico

Coproduit par Bruce Springsteen et Steven Van Zandt qui le vénèrent, l’album Dedication (1981) avait ramené Bonds à l’avant-plan avec la chanson-titre, l’excellente This Little Girl – écrite par Springsteen – et autres Jole Blon. On a de bons souvenirs d’un spectacle au défunt Club Soda à cette époque, d’ailleurs.

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