Trente moments pour 30 ans (27): Freddy est un fieffé imbécile (2001)

Tom Green dans Freddy Got Fingered. Photo de production

Tom Green dans Freddy Got Fingered. Photo de production

J’aime rigoler. J’ai un rire assez particulier, dit-on. Les collègues de La Presse canadienne sont probablement ceux qui l’ont entendu le plus souvent en 30 ans. Et j’adore pas mal tous les genres d’humour. Mais parfois, certaines comédies provoquent l’effet inverse de celui escompté. Freddy Got Fingered est du nombre.

Par Philippe Rezzonico

La « comédie » hollywoodienne a été produite, scénarisée et réalisée par Tom Green en 2001, quand il était en couple avec Drew Barrymore, qui avait d’ailleurs un rôle dans le film. Green s’était décerné le rôle-titre, celui de Freddy, un jeune homme dont le quotient intellectuel est inférieur à celui du taux d’alcoolémie (0,05) toléré sur nos routes. On imagine que personne d’autre que lui n’aurait voulu le camper.

Lire la suite

Trente moments pour 30 ans (28) : bordel à la Fête nationale (1999)

André Fortin et Les Colocs. Source YouTube

André Fortin et Les Colocs. Source YouTube

Les célébrations de la Fête nationale du Québec sont toujours une source de fierté et de plaisir pour des millions de Québécois. Pour la majorité d’entre eux, le spectacle musical d’importance proposé le soir de la Saint-Jean dans leur région est le point culminant de la journée de festivités.

Par Philippe Rezzonico

D’un point de vue journalistique, la perspective est différente. Et ce, pour quelques raisons. La première, c’est bien sûr la formule plutôt répétitive. Quand tu as couvert deux ou trois spectacles d’importance à Montréal, Québec ou Laval, tu as un peu beaucoup fait le tour du jardin.

Lire la suite

Sylvain Cormier : Notre maître à tous

Photo FB de Sylvain Cormier

Photo FB de Sylvain Cormier

La première rencontre est survenue en 1993, dans le sous-sol de l’église Immaculée-Conception où se tenait l’un des Rockabilly Jam mis sur pied par Nathalie Lavergne. Ça tombait sous le sens, pour deux fanas de rock n’ roll des racines comme nous.

Par Philippe Rezzonico

Mais encore fallait-il le repérer, Sylvain Cormier, dans cette faune de types au look « T-Birds » et de filles vêtues comme nos mères, quand elles étaient jeunes. Je ne l’avais encore jamais vu en personne ou en photo. Le Devoir était chiche, rayon photos, de ses collaborateurs. Aujourd’hui encore…

Lire la suite

Le perpétuel sentiment d’affirmation de Melissa Etheridge

Melissa Etheridge Photo site officiel

Melissa Etheridge Photo site officiel

Pas de doute, ça doit être la faute du fuseau horaire de mes vacances. Je rate le métro d’une minute, j’en attends cinq pour le suivant qui reste finalement en plan sur le quai durant cinq autres minutes avant de repartir, comme le RER A (ligne rouge) m’a fait le coup plusieurs fois à La Défense, la semaine dernière à Paris. Pour les transports en commun, Montréal ou la ville-lumière, même combat.

Par Philippe Rezzonico

Ce petit délai m’a fait arriver à 19h33 à la station Place des Arts. Pas grave, me disais-je. Melissa Etheridge ne va pas amorcer à 19h35 un spectacle où l’heure officielle sur le billet est de 19h30. Surtout qu’il n’y a pas de première partie. Euh… Oui.

Lire la suite

Trente moments pour 30 ans (29) : Spectacle pour un homme – presque – seul (2004)

Gary U.S. Bonds/Photo promotionnelle

Gary U.S. Bonds/Photo promotionnelle

Quand on songe à la musique festive du début des années 1960, le nom de Gary U.S. Bonds vient d’emblée à l’esprit avec les Quarter To Three, New Orleans, School Is Out et autre Twist Twist Senora. Balayé comme tant d’autres par l’invasion britannique, Bonds s’était offert un joli retour au début des années 1980.

Par Philippe Rezzonico

Coproduit par Bruce Springsteen et Steven Van Zandt qui le vénèrent, l’album Dedication (1981) avait ramené Bonds à l’avant-plan avec la chanson-titre, l’excellente This Little Girl – écrite par Springsteen – et autres Jole Blon. On a de bons souvenirs d’un spectacle au défunt Club Soda à cette époque, d’ailleurs.

Lire la suite

Le festival des morts-vivants

MotleycrueFinalLes amateurs de musique de Montréal ont été gâtés rayon festivals, cet été, avec les FrancoFolies, le FIJM, Osheaga, Heavy Montréal et île Soniq, pour ne nommer que ceux-là. Lundi soir, ils l’ignoraient peut-être, mais il y en avait un autre au Centre Bell : le festival des morts-vivants.

Par Philippe Rezzonico

Le programme triple mettait en vedette Mötley Crüe, dans son ultime tournée, Alice Cooper, dans son éternel cirque théâtral, et The Cringe.

Lire la suite

Stevie Wonder vient présenter son chef-d’oeuvre

Stevie Wonder lors de son passage au FIJM en 2009. Photos d'archives Olivier Jean

Dans l’histoire de la musique, certains disques ont une notoriété plus grande que d’autres. Ça devient encore plus vrai quand, à l’origine, le disque était un double vinyle. Encore plus difficile pour un artiste d’être génial durant quatre faces, il faut admettre.

Par Philippe Rezzonico

Ce fut pourtant le cas pour Songs In the Key of Life, de Stevie Wonder, paru en 1976, qui est le fait saillant de l’actuelle tournée que l’artiste viendra présenter au Centre Bell le 30 septembre.

Lire la suite

Heavy Montréal, jour 2 : Ne jamais présumer de rien

Iggy Pop, toujours le feu. Photo courtoisie Evenko/Tim Snow

Ce qu’il y a de merveilleux durant un festival, c’est que l’on ne peut jamais complètement présumer de ce qui nous attend, et ce, peu importe la notoriété – ou l’absence de… – des artistes ou groupes présents.

Par Philippe Rezzonico

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles on va toujours avec assiduité aux différents festivals de Montréal. On ne sait jamais quelle surprise – bonne ou mauvaise – nous attend.

Lire la suite

Osheaga, jour 2: encore des filles, de la flotte et Weezer

Rivers Cuomo de Weezer: le juke box à succès. Photo courtoisie evenko/Vanessa Leclair

Deuxième journée de musique au Festival Osheaga. Après le marathon de la veille qui a laissé quelques séquelles physiques – la position debout durant plus de dix heures, ce n’est pas une bonne idée -, on voulait prendre ça plus relaxe. Un peu raté.

Par Philippe Rezzonico

En définitive, notre parcours aura quand même croisé celle de neuf groupes ou artistes. Un peu moins que les 13 bands de la veille, mais quand même… Amorcée sous un soleil de plomb, cette prise deux n’aura pas été épargnée par les éléments.

Lire la suite

Festival Osheaga (2012 à 2014) : les années fastes

Habitée, Florence Welch. Photo courtoisie evenko/Nick Leger

Le Festival Osheaga, qui célèbre son 10e anniversaire ce week-end, est né à un moment où Montréal était déjà surnommée « la ville des festivals ». Était-il nécessaire? Indiscutablement. N’importe quel amateur sérieux de musique voyait ce qui se passait ailleurs (Angleterre, Europe, États-Unis) et souhaitait l’apparition d’un festival de musique du même genre où, justement, bien des genres y seraient représentés.

Par Philippe Rezzonico

On le sait, l’aventure n’était pas gagnée d’avance. Mais l’édition 2015 sera la quatrième à afficher salle comble depuis 2012. Retour exhaustif, mise en contexte et survol des coups d’éclats et des ratés des trois dernières années, les années fastes.

Lire la suite