FIJM, Jour 11: last call et abandon

The Specials: trois décennies d'attente qui en valaient la peine. Photo courtoisie FIJM

Après avoir vu 68 groupes ou artistes en performance aux FrancoFolies, au Festival folk sur le canal, au Festival international de jazz de Montréal, au Mondial Loto-Québec et même hors-festival (au Centre Bell) depuis le 7 juin, à un moment donné, il faut lâcher prise.

Par Philippe Rezzonico

Lâcher prise comme dans « ne pas prendre de notes », ne fut-ce que pour te rappeler l’une des raisons pour laquelle tu fais ce métier-là, à savoir, un amour pas mal inconditionnel de la musique. Et aussi pour te laisser porter par les derniers spectacles de ce mois absolument mémorable. C’est ce qui s’est produit dimanche, lors de cette ultime soirée au FIJM. Last call, comme on dit.

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FIJM, Jour 10: le dernier droit

DJ champion, chef d'orchestre. Photo Victor Diaz Lamich/Courtoisie FIJM

Comme je me plais à le dire presque chaque année depuis ma première couverture du Festival international de jazz de Montréal en 1997, le festival achève…. et nous aussi.

Par Philippe Rezzonico

Pourtant, la soirée de samedi soir fut tout sauf une virée minimaliste. C’est ça, la beauté des festivals. On ne sait jamais ce qui va se produire, ni où on va s’arrêter.

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Le Top 50 de Frank (31): la rédemption du mauvais garçon

Janvier 1964. Les Beatles, les Supremes et Bobby Vinton dominent le palmarès tous azimuts du Billboard. Et, ô surprise, apparaît au 81e rang, un jeune trompettiste qui vient plus ou moins de sortir de «l’enfer de la drogue». A quand la Musicographie ?

Par François Vézina

Le jeune trompettiste se nomme Lee Morgan, un musicien qui a fait ses armes chez Dizzy Gillespie et Art Blakey. L’album s’intitule The Sidewinder.

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FIJM, Jour 8 : God Bless America

Wanda Jackson, la première voix féminine de l’Amérique rock. Photo d’archives. Annik MH De Carufel.

En cette journée de l’indépendance américaine, il était normal d’aller applaudir des représentants du pays de l’Oncle Sam. Ça tombait bien, il y en avait tout plein dans les salles au Festival de jazz.

Par Philippe Rezzonico

De fait, deux programmes doubles : Lyle Lovett et Chris Isaac à la salle Wilfrid-Pelletier, ainsi que Bettye Lavette et Wanda Jackson au Métropolis. Au menu : folk, country, pop, soul et rockabilly.

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FIJM, Jour 7: Dr. John et Leon Russell, on divise les honneurs

Dr. John. Photo Victor Diaz Lamich/Courtoisie FIJM

Vous vous souvenez des Expos de Montréal? Ils jouaient au baseball. Parfois, deux matchs le même jour. On appelait ça un programme double. En musique, on fait la même chose. Deux artistes se produisent le même soir, mais le premier ne fait pas la « première partie » de l’autre. Les deux prestations sont d’une durée équivalente.

Par Philippe Rezzonico

Il y a plusieurs programmes doubles cette année au FIJM. Mercredi, les vieux routiers que sont le Dr. John et Leon Russell se partageaient l’affiche au théâtre Maisonneuve. Et c’est bien la seule chose qu’ils ont partagé…

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FIJM, Jour 6: cire chaude

Wax Tailor. Attention, chaud devant. Photo Victor Diaz Lamich/Courtoisie FIJM

J’étais sceptique. Et cela n’a rien à voir avec le talent de Wax Tailor. Sceptique parce que si les DJ sont rois et maîtres dans des clubs surchauffés, c’est une autre histoire que de maintenir le niveau d’intérêt en plein air durant 90 minutes face à des dizaines de milliers de personnes. D’autant plus vrai quand le grand public n’a à peu près aucune idée du genre de musique que tu proposes.

Par Philippe Rezzonico

Je devais aller voir le nouveau quartette du guitariste Kurt Rosenwinkel au théâtre Jean-Duceppe quand je me suis dit que j’allais partager la soirée, comme je l’ai fait vendredi dernier avec Ravi Coltrane et Feist. Sauf que j’allais cette fois amorcer le parcours sur la place des Festivals à 21h30 plutôt qu’au théâtre Jean-Duceppe. Finalement, Rosenwinkel m’attend encore…

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FIJM, Jour 5 : au pays des géants

David Murray, géant contemporain du jazz. Photo Denis Alix/Courtoisie FIJM

Gregory Porter est un chanteur soul – dans le sens noble du terme – qui se produit néanmoins avec un quartette jazz taillé sur mesure pour des puristes. David Murray est l’un des saxophonistes les plus free qui soient, ce qui n’est pas exactement la tasse de thé de la chanteuse Macy Gray. Tout ce beau monde s’était pourtant donné rendez-vous lundi soir pour l’une des virées les plus singulières au FIJM.

Par Philippe Rezzonico

Dans un Club Soda bondé sur le coup de 19 heures, Gregory Porter avait l’air d’un Gulliver devant ses Lilliputiens. Le géant américain à la voix de baryton en impose de sa voix – grave comme celle de Lou Rawls – et de sa stature qui n’est pas sans nous rappeler Marvin Gaye, en plus massif.

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FIJM, Jour 4: de Memphis à Paris, rappels inclus

Boz Scaggs: en forme, en voix et généreux en plus. Photo ULB/Courtoisie FIJM

Après les pointures jazz vues lors des trois premiers jours du FIJM, une petite incartade était permise vers d’autres pâturages sonores dimanche soir et Boz Scaggs était tout désigné.

Par Philippe Rezzonico

C’est qu’il est excellent, Memphis, le récent disque de Scaggs, un album farci de reprises d’une autre époque qui conviennent parfaitement à la voix de l’Américain. D’autant plus que Scaggs était dans une forme supérieure à ce qu’il avait affiché dans le théâtre Maisonneuve il y a trois ans.

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FIJM, Jour 3: les souffleurs en vedette

Danilo Perez et Wayne Shorter. Photo ULB/Courtoisie FIJM

Il y a de ces soirs au FIJM où ce n’est pas tant un genre musical qui tient le haut du pavé, mais un instrument, ou une famille d’instruments. Parfois, un genre d’instrumentiste. Samedi soir, les souffleurs étaient à l’honneur.

Par Philippe Rezzonico

Normal, me direz-vous, avec la présence des saxophonistes Wayne Shorter, Joshua Redman et Joe Lovano ainsi que du trompettiste Dave Douglas dans deux salles de la Place des Arts, et parfois, au même programme.

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Le Top 50 de Frank (32): la danse du saint et de la pécheresse

Charles Mingus, révolté perpétuel, n’a pas toujours su contrôler son caractère colérique, voire brutal. Mais quand il parvenait à catalyser sa violence dans sa musique, il tutoyait le Génie.

Par François Vézina

D’entrée de jeu, Mingus annonce ses couleurs. Après une courte introduction où son vieux compagnon de route, Dannie Richmond, entremêle les rythmes, l’orchestre tonne comme une insurrection bien contrôlée.

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