Stars Wars : renaissance éclatante ou catastrophe appréhendée ?

La vente de Lucas Films à Disney survenue cette semaine a frappé l’imagination, tant par la somme colossale impliquée que par le symbolisme liée à celle-ci : Mickey achète Darth Vader pour 4,5 milliards de dollars! Rien que ça… L’empire n’a pas eu besoin de contre-attaquer. Ici, un empire en a acheté un autre, tout simplement.

Par Philippe Rezzonico

Après la surprise initiale, les premières réactions ont été les mêmes, épidermiques, pour la plupart, quand on a appris qu’une nouvelle trilogie de Stars Wars allait voir le jour, avec ce qu’il convient de nommer pour l’instant Star Wars VII, quelque part en 2015. Je ne suis pas convaincu que ça soit une mauvaise nouvelle, même s’il est justifié d’avoir des craintes.

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The Dark Knight Rises : la fin d’une trilogie qui aura fait époque

Christian Bale porte le masque et la cape pour la finale de la trilogie. Photo promotionnelle Warner Bros./Legendary Pictures.

Dense, intense, complexe, explosif et pas loin d’être grandiose par moments, The Dark Knight Rises (L’ascension du Chevalier noir) boucle avec panache la trilogie de Christopher Nolan portant sur le gardien légendaire de Gotham City dans ce qu’il conviendra de désigner comme la meilleure adaptation d’un illustré de super-héros au cinéma. Et quelque chose nous dit que si Nolan en était à son dernier tour de piste en qualité de réalisateur, ce n’est pas le cas de la franchise.

Par Philippe Rezzonico

Ce dernier épisode de la renaissance de la chauve-souris personnifiée par Christian Bale se distingue une fois de plus par la vision du réalisateur qui a voulu depuis Batman Begins (Batman : le commencement) que son univers soit sombre et adulte, comme la vraie vie et les tragédies peuvent l’être.

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The Avengers: rassemblement épique

Thor (Chris Hemsworth), Iron Man (Robert Downey jr.) et Captain America (Chris Evans). Photo de production.

En 1963, les lecteurs de Marvel écrivaient à Stan Lee pour lui demander de réunir certains super héros déjà existants dans une même série. C’est ainsi que l’illustré The Avengers est né. Cinq décennies plus tard, le cinéma réunit au grand écran Iron Man, Thor, Hulk et Captain America qui ont déjà eu droit à un ou deux films individuels. Le résultat est à la hauteur de la démesure du risque : Ensemble, The Avengers sont plus forts que la somme de leurs parties.

Par Philippe Rezzonico

Il y a un moment dans le film de Joss Whedon (Buffy the Vampire Slayer, Glee, Firefly) où les quatre légendes flanquées de Hawkeye (Jeremy Renner, sombre) et Black Widow (Scarlett Johansson, sournoise) se regroupent dans un New York dévasté avant de reprendre le combat. Petite pause dans l’action et pose générale des héros les besoins de la caméra. Tout est là…

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Qui sauvera le cinéma hollywodien cet été?

Photo promotionnelle de Warner Bros.

C’est l’été. Du moins, rayon cinéma. Ce n’est pas un hasard que la troisième et toute nouvelle bande annonce de The Dark Knight Rises, dernier volet de la trilogie de Batman du réalisateur Christopher Nolan, ait été dévoilée lundi, à quelques jours des débuts en salle en Amérique du nord du long-métrage The Avengers. C’est dit. Les super héros sauveront le cinéma commercial hollywoodien cet été. Ou pas du tout.

Par Philippe Rezzonico

A chaque printemps, c’est la même histoire. Quels gros canons (blockbusters) du septième art amerloque vont rafler la mise durant la – longue – saison cinématographique estivale ? Depuis quelques années, la réponse n’est pas celle que les studios espèrent. Le nombre de bides est carrément colossal.

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La spectaculaire bande d’animation de Tintin

Le Tintin d'Hergé revu par Spielberg: comme si les bandes dessinées prenaient vie devant nos yeux. Photo courtoisie.

Un ami m’a déjà demandé pourquoi je m’intéressais aux films de super-héros. J’avais répondu qu’ils me permettaient de voir en chair et en os tout le mouvement que j’imaginais en lisant les Batman et Spider-man de mon enfance. Imaginez avec Tintin…

Par Philippe Rezzonico

Tintin, ce fut le premier héros grandeur nature et humaine, créé bien avant la bande de costumés américains.  Pour les petits gars nés au début des années 1960, lire Tintin était une évidence et un accès obligatoire vers le neuvième art. Tous les parents et amis en achetaient pour leur progéniture. Mon premier fut L’oreille cassée – pas le plus facile d’accès à l’âge de cinq ans -, mais déjà, j’étais fasciné par le mouvement implicite des vignettes.

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J. Edgar Hoover: le mégalomane

Leonardo DiCaprio endosse le personnage de J. Edgar Hoover avec conviction. Photo courtoisie.

Quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’histoire de la politique américaine connaît le personnage public qu’est J. Edgar Hoover, chef tout puissant du FBI qui aura survécu à huit administrations. Mais le portrait de l’homme brossé dans le film de Clint Eastwood nous apprend que l’organisme chien de garde de la justice américaine a été dirigé pendant près de cinq décennies par un individu dont la psychose rivalisait avec celle de certains extrémistes d’aujourd’hui.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, J. Edgar repose de façon à peu près égale entre l’homme public et l’homme privé. Le premier aura modifié le visage de la criminologie moderne durant sa férule à la tête du bureau fédéral (1924-1972) qu’il a fondé. Tous les CSI de la terre doivent en partie leur mode de fonctionnement actuel aux procédés mis en place par Hoover (Leonardo DiCaprio).

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