33e FIJM: Toute la place au jazz

Ron Carter, au nombre des grands noms du jazz présents au FIJM 2012. Photo courtoisie FIJM.

Pas de Prince, de Robert Plant, de Sade, comme l’an dernier. Pas de Moody Blues, Doobie Brothers, Smokey Robinson, Boz Scaggs, Ben E. King, Wanda Jackson et Eric Burdon, tous présents en 2010. Absence de Brian Setzer, Jeff Beck, Joe Cocker et Jackson Browne, qui étaient en ville en 2009. Et pas non plus d’Aretha Franklin, d’Al Green et de Steely Dan, vedettes de 2008. Pour la programmation en salle de sa 33e édition qui aura lieu du 28 juin au 7 juillet, le Festival international de jazz de Montréal a laissé toute la place au jazz et aux autres musiques.

Par Philippe Rezzonico

Ce qui ne veut pas dire qu’il y avait moins de jazz au menu lors des années durant lesquelles toutes ces vedettes de la pop, du rock et de la soul étaient présentes. Que non. Et ça ne veut pas dire qu’il y a absence de vedettes grand public cette année, puisque Norah Jones, James Taylor, Lisa Minnelli, Seal, Al Stewart et Ziggy Marley, notamment, sont sur l’affiche.

Mais globalement, il y a un certain temps que l’on a vu une programmation en salle du FIJM où la présence de vedettes de la musique dite populaire ne risque nullement de porter ombrage à l’armada jazz, ne fut-ce qu’au plan de la couverture journalistique. Disons que le doublé de Prince au Métropolis et que la présence de Plant à la PdA avaient éclipsé pas mal tout le monde au plan médiatique l’an dernier, en tout début de festival.

Lire la suite

Bryan Adams: comme dans le bon vieux temps… ou presque

Bryan Adams et Keith Scott en pleine action. Photo Creative Commons.

La mélodie imparable. Le refrain qui tue. Le chant fédérateur : tout ce qui a fait la renommée de Bryan Adams depuis trois décennies était réuni, mardi, au Centre Bell, pour l’un des plus rassembleurs concerts du Canadien en aréna.

Par Philippe Rezzonico

Présentée comme sa première tournée pan canadienne depuis deux décennies – même si Bryan vient à Montréal environ tous les quatre ans -, cette virée était aussi celle qui soulignait les 20 ans de parution de l’album Waking Up the Neighbours. Coup double, donc.

Lire la suite

Aznavour: passé, présent et avenir

Immortelles, raretés et nouveautés avec Aznavour. Photo Alain Décarie.

Un producteur de spectacles m’a dit il y a quelques années qu’il adorait les shows d’Aznavour, mais que l’artiste présentait, grosso modo, toujours le même spectacle. Ce n’était certes pas le cas, mardi, à la Maison symphonique, lorsque le légendaire Charles a livré une performance où passé, présent et avenir se sont conjugués en mode renouveau.

Par Philippe Rezzonico

Aznavour offre toujours des nouvelles chansons dans ses programmes. Jamais n’en a-t-il autant livré dans une tournée depuis deux décennies. Même pas lors de La dernière tournée, présentée en 2002 au Québec. Pas moins de sept nouvelles compositions de l’album Toujours offertes dans les premières 45 minutes du programme. Le moment présent, c’est sa manière, à Aznavour.

Lire la suite

La nouveauté d’Amélie Veille

Amélie Veille nous revient avec la chanson et le clip de Mon coeur pour te garder. Photo Patrick Lamarche.

Depuis l’an dernier, les Veillées d’Amélie O Patro Vys sont un succès, comme l’étaient les soirées de Luc De Larochellière au Verre bouteille il y a de cela plusieurs années. Au-delà des rencontres et des instants magiques vécus lors de ces spectacles conviviaux au possible, Amélie Veille prépare son prochain disque.

Par Philippe Rezzonico

Voilà donc le clip de Mon cœur pour te garder, premier extrait du prochain disque de l’auteure-compositrice à paraître plus tard cette année.

Lire la suite

Sinead O’Connor… et personne d’autre

Sinead O'Connor en spectacle. Photo courtoisie.

Je ne sais pas pour vous, mais j’avais vraiment – mais alors là vraiment – perdu la trace de Sinead O’Connor. D’apprendre qu’elle sera de retour à Montréal cet été, ça fait tout drôle. Parfois, tu perds le fil créatif d’un artiste simplement parce que l’artiste en question est inactif. Ce n’est pourtant pas le cas avec l’Irlandaise.

Par Philippe Rezzonico

Dans les faits, Sinead O’Connor n’a jamais ralenti sa production depuis ses débuts en 1987 avec The Lion and the Cobra. Pas moins de cinq disques depuis 2012, dont le tout récent How About I Be Me (And You Be You) ?

Lire la suite

Madonna: à la remorque de son passé et des jeunes

MDNA. Le titre définit bien le contenu du 12e disque studio de la carrière de Madonna qui parait mondialement lundi. Nombre de chansons sont représentatives de l’ADN musicale de l’artiste, mais quelques constats s’imposent: la Madone sacrifie l’originalité au profit de la redite et de l’impact. Et elle refuse de vieillir. Pas nécessairement dans cet ordre…

Par Philippe Rezzonico

Que le premier extrait (Give Me All Your Luvin’) qui était le cheval de Troie du spectacle du Super Bowl en février soit une bombe pop-dance tombait sous le sens. Tu ne dévoiles pas une ballade dans un contexte festif. Mais les trois-quarts des titres de MDNA sont de cette eau, peu importe les enveloppes musicales qui vont de la pop à l’électro en passant par le dance ou le rap.

Lire la suite

Dumas: Pas de temps à perdre

Dumas: encore de la fougue pour son nouvel album, L'heure et l'endroit. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

La dernière fois, il nous avait fait pénétrer dans le processus de création avec mini-albums et spectacles avant la parution de l’album Traces. Cette fois, hormis un extrait, nous avons découvert la totalité des nouvelles compositions de L’heure et l’endroit le jour du lancement. Deux façons de faire aux antipodes : un seul Dumas. Plus confiant que jamais d’être à l’heure à ses rendez-vous.

Par Philippe Rezzonico

«Au plan de la démarche, c’est évident que je ne voulais pas me répéter», explique l’artiste qui a lancé son disque lundi, à La Tulipe, en interprétant en totalité les nouvelles chansons dans l’ordre séquentiel du disque physique. « Mais au niveau de la musique, ça avait aussi toute son importance.»

Lire la suite

Caracol: chaud mardi

Caracol, sa guitare et son catalogue de chansons bilingues à L'Astral. Photo Alain Décarie.

Carole Facal, alias Caracol, l’a souligné elle-même avant d’interpréter Blanc mercredi. Une chanson portant sur l’hiver quand tous les flocons de neige ont été anéantis par un mercure de 25 degrés au centre-ville, ça torpille ton concept. Un mal pour un bien. Le spectacle que présentait Caracol à L’Astral convenait finalement mieux à une soirée chaude.

Par Philippe Rezzonico

Peut-être bien parce que cette performance n’était pas exactement ce à quoi on s’attendait, ce qui n’est jamais une mauvaise idée en définitive. La scène est là pour surprendre. Les chansons de Blanc mercredi, forcément, étaient attendues. Et l’intégralité de l’album (dix titres) était au menu.

Lire la suite

Chercher noise : le beau gros trouble de domlebo

De la simplicité à la complexité, du disque au cinéma, de la candeur à l’émotion et d’un projet solo à un collectif qui a toutes les allures d’une commune: Dominique Lebeau, alias domlebo, est passé d’un extrême à l’autre du spectre entre Grand naïf et Chercher noise. Et c’est l’amateur de culture qui en ressort gagnant, puisque que l’on a cette fois, un disque, un film et un documentaire tout en un.

Par Philippe Rezzonico

Chercher noise sera présenté mardi soir à la Cinquième salle de la Place des Arts en grande première au Festival international du film sur l’Art. Quand vous aurez vu cette co-production de domlebo et de Yellowtable vous allez réaliser que les limites de la création artistique sont éphémères.

Composer dix nouvelles chansons, c’est la norme minimale pour un artiste qui veut faire un disque de chansons. Greffer des invités à son projet, c’est courant. Filmer le tout, ce n’est pas si rare. Mais regrouper 37 artistes pour enregistrer dix titres dans autant de lieux distincts et capter le tout durant 1500 heures de tournage qui servent à immortaliser le projet dans un documentaire de 90 minutes, c’est presque surréaliste.

Lire la suite

Van Halen: succès souvenirs du FM

Van Halen. Photo promotionnelle.

Ça faisait bien une demi-heure que Van Halen avait amorcé son spectacle au Centre Bell, jeudi, quand je me suis demandé pourquoi plus de la moitié des gens qui avaient des sièges dans les gradins restaient assis. Pourtant, les trois Van Halen (Eddie, Alex, Wolfgang) et David Lee Roth y mettaient vraiment du cœur. Et l’évidence s’est imposée d’elle-même : nous écoutions tous la radio.

Par Philippe Rezzonico

Forcément, tout le parterre était debout, mais dans un show rock, tout le parterre est debout, par définition. Dans certaines sections – dont la mienne placée à 75 pieds de la scène -, il y avait plus de gens assis que debout. Tout le temps.

Et on avait déjà eu droit à des bombes comme Unchained, des classiques style Running with the Devil, des titres vitaminés tels Everyone Wants Some et des riffs béton comme celui de Somebody Get Me a Doctor.

Lire la suite