Coeur de Pirate: Jusqu’au bout de l’horizon

Photo courtoisie Montréal en lumière

NOTE: Publiée initialement sur Rue Rezzonico le 24 janvier, nous trouvons pertinent de remettre en lumière – comme le festival du même nom – cette entrevue avec Coeur de Pirate, à 24 heures de sa rentrée montréalaise.

Pour n’importe quel artiste ayant obtenu un succès phénoménal avec un premier disque, rien de plus dangereux que le second. La page blanche, la pression du milieu, le verdict implacable des ventes, les attentes démesurées : tout peut se transformer en guigne du deuxième album. Pas pour Cœur de pirate.

Par Philippe Rezzonico

Deux mois après la parution de Blonde et quatre semaines avant sa rentrée montréalaise au festival Montréal en lumière, le succès est déjà confirmé. Une question demeure : jusqu’où peut-elle aller ? La réponse tient peut-être dans le titre de la première chanson de son album, Lève les voiles : Jusqu’au bout de l’horizon.

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The Barr Brothers en mode consécration

Brad Barr, leader d'un groupe inventif et novateur. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Après La Sala Rossa en mars et la première partie d’Arcade Fire au Métropolis en septembre 2011, The Barr Brothers s’offraient un Club Soda plein à craquer, mercredi, au Festival Montréal en lumière. Certes, le passage à l’émission de David Letterman en janvier a créé un engouement supplémentaire, mais la vérité, c’est que la splendide musique du groupe atypique est en train de prendre de plein droit sa place au rang des plus belles réalisations musicales récentes.

Par Philippe Rezzonico

The Barr Brothers, c’est tout sauf votre band folk habituel. Brad Barr chante d’une voix grave et joue de la guitare, frérot Andrew se charge de la batterie, Andrés Vial tâte des claviers, de la basse et de divers instruments, tandis Sarah Pagé en impose – au sens propre et au sens figuré – avec son jeu cristallin à la harpe. Une harpe, au sein d’un orchestre symphonique de 65 musiciens, ça passe presque inaperçu. Mais dans un quatuor à prédominance folk, c’est massif.

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Le Colectivo : pour la fougue, la fête et l’engagement

Montez dans le bus du Colectivo. Photo courtoisie Martin Aubertin.

L’union fait la force, dit-on. Ça se mesure à plusieurs facteurs. La longévité est du nombre. Et celle du Colectivo le démontre sans contredit. Fidèle à son habitude, le collectif risque d’incendier Le National, vendredi, lors de sa participation au festival Montréal en lumière. Mais pour la bande de Shantal Arroyo, le Colectivo n’est pas qu’un groupe ou qu’un véhicule pour faire de la musique. C’est un mode de vie.

Par Philippe Rezzonico

Ça fait combien de temps ? En regard de la discographie, une décennie. Mais les membres du collectif se connaissent depuis bien plus longtemps que ça, en vérité. Il y a eu trois disques officiels chemin faisant, incluant celui de l’an dernier, Tropical Trash, qui a remporté le prix du meilleur album world au GAMIQ 2011. Mais cette virée musicale est surtout une aventure humaine et de vie.

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Rideaux ouverts: Tell quelle

Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc

C’était la rentrée du disque Rideaux ouverts. On ne pouvait trouver mieux. On avait déjà vu Diane Tell dans un contexte de performance intimiste, mais rarement voit-on une artiste se présenter devant public avec le désir d’être à ce point sans fard. Rideaux ouverts ? Fenêtre toute grande ouverte, oui… En fait, lundi soir, Diane Tell été un véritable livre ouvert en mode acoustique et en formation électrique, souvent, longtemps et énormément.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps que la Québécoise immigrée en France avait mis en marché un disque au Québec avant qu’il ne soit disponible dans l’Hexagone, d’où cette première à L’Astral pour le festival Montréal en lumière. Une seule performance unique. Pas de redite. C’est pour ça que les spectateurs ont remarqué plein de gens filmer la prestation. En vue d’un DVD à venir ? Non. Archives personnelles de l’artiste qui voulait en garder un souvenir impérissable.

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Marie Denise Pelletier : de retour pour durer

Photo courtoisie Montréal en lumière/Reine Mattera

La dernière fois que Marie Denise Pelletier a fait une rentrée montréalaise avec de nouvelles compositions originales, nous étions dans un univers sans Twitter, sans traumatisme post-911 et sans gouvernement conservateur majoritaire. C’était dans l’autre siècle. Mercredi, elle nous présentera ses plus récents titres à L’Astral et elle piaffe déjà d’impatience. Normal. La scène, c’est son refuge.

Par Philippe Rezzonico

Dire que Marie Denise Pelletier a hâte à sa rentrée offerte dans le cadre du festival Montréal en lumière tient de l’euphémisme. On perçoit dans le timbre de sa voix toute l’excitation du moment, comme si elle était une jeune débutante.

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Vagabondages en lumière

Le site de Montréal en lumière 2012. A des années-lumières des débuts. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

The Lady is a Tramp, chantait le Rat Pack dans le temps. Hommes, femmes, enfants, Belges, musique, frites et chocolat : le week-end, en effet, était propice aux vagabondages de toutes sortes lors du festival Montréal en lumière. État des lieux.

Par Philippe Rezzonico

Je suis bien resté immobile deux minutes, vendredi, histoire de prendre le temps d’admirer le site extérieur du festival MEL et de faire le lien avec le passé. Il y a 13 ans, lors de la première édition, il y avait une grosse boule qui ne servait pas à grand-chose sur l’esplanade de la PdA, une glissade faite de neige naturelle, un froid de canard et 37 personnes se demandant ce qu’elles faisaient là.

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Diane Tell: la belle dame chanceuse

Diane Tell: 30 ans de carrière...et un peu de chance. Photo courtoisie Montréal en lumière.

Ça faisait bien 20 minutes que l’entrevue était amorcée quand j’ai réalisé à quel point Diane Tell répétait souvent qu’elle était chanceuse, comme si cette carrière qui dure maintenant depuis plus de trois décennies était presque uniquement le fruit du hasard et du timing. J’en doute. N’empêche, il est vrai que dans la vie, on fait sa chance. Et sur ce plan, la Québécoise originaire de Val-d’Or n’est pas en reste.

Par Philippe Rezzonico

Faire sa chance, c’est parfois tourner à droite plutôt qu’à gauche, reculer pour mieux sauter, ou foncer en avant. En 2010, Diane Tell a fait un retour dans sa ville natale pour les célébrations du 75e anniversaire de la municipalité. Sa dernière présence là-bas datait d’une ou deux éternités.

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Philippe B: alchimiste des temps modernes

Philippe B et le Quatuor Molinari présenteront l'intégrale des Variations fantômes, vendredi, au Conservatoire. Photo courtoisie Montréal en lumière.

C’était à L’Astral, en novembre. Philippe B se produisait en programme double avec la Française L dans le cadre du Coup de cœur francophone. En toute franchise, des tas de gens étaient là surtout pour lui et pour entendre une poignée de compositions de Variations fantômes. J’en ai assez entendu pour me dire que l’interprétation intégrale du disque avec le Quatuor Mollinari prévue au festival Montréal en lumière risquait d’être du tonnerre. Je ne dois pas être le seul. Philippe B et ses amis proposent deux concerts, vendredi, au Conservatoire.

Par Philippe Rezzonico

Variations fantômes, c’est le cas classique du disque encensé par la critique, mais méconnu du grand public. Pas si rare, en vérité. Sauf qu’il est rarissime qu’un disque plébiscité par les journalistes spécialisés se retrouve au sommet de presque toutes les listes de meilleurs disques de fin d’année. Pas en sixième ou en huitième position. Non. Toujours, parmi les trois premiers de 2011. Partout.

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Catherine Major : instinct maternel et musical

Catherine Major. A fleur de peau. Photo Catherine Lefebvre

L’instinct. On peut tous en avoir dans nos vies, mais pour un artiste, c’est pratiquement un élément essentiel. Tel mot ou telle note ? Tel instrument ou tel arrangement ? On n’en sort pas. Au-delà de l’expérience, de l’expertise et du talent, à un moment, tu dois te fier à ton instinct et espérer qu’il te guide dans la bonne direction. Rien à craindre pour Catherine Major.

Par Philippe Rezzonico

Le désert des solitudes, paru en octobre, aura confirmé dès sa sortie que la démarche artistique de l’auteure-compositrice et interprète fut la bonne. A un moment, se mettre à nu, c’est risqué. D’autant plus vrai quand c’est ta réelle famille et ta famille rapprochée qui sont mises à contribution. Mais le pari est gagné. Deux Club Soda à guichets fermés attendent Major cette semaine, dans le cadre du festival Montréal en lumière.

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MEL 2012: un festival qui s’annonce éclatant

Coeur de pirate est la tête d'affiche d'une édition 2012 du Festival Montréal en lumière qui fera une large place aux artistes féminines. Photo courtoisie.

Aux Cœur de pirate, Catherine Major et Brigitte Boisjoli déjà confirmées, le Festival Montréal en lumière a confirmé, mardi, pour l’édition de 2012, la présence des Arthur H, Stromae, Toots Thielemans, Luc De Larochellière, Philippe B, Marie Denise Pelletier, The Barr Brothers, Jorane, France D’Amour, Antoine Gratton, Diane Tell, ainsi que l’OSM et l’Orchestre Métropolitain, pour ne nommer que ceux-là. Difficile de ne pas y trouver son compte, faut avouer.

Par Philippe Rezzonico

Cette 13e édition sera fortement axée sur les artistes féminines. Les annonces des spectacles et premières montréalaises de Cœur de pirate (24 février, Métropolis), Major (16 et 17 février, Club Soda) et Boisjoli (23 février, Club Soda) étaient les premières salves d’une cascade de rentrées.

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