Rideaux ouverts: Tell quelle

Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc

C’était la rentrée du disque Rideaux ouverts. On ne pouvait trouver mieux. On avait déjà vu Diane Tell dans un contexte de performance intimiste, mais rarement voit-on une artiste se présenter devant public avec le désir d’être à ce point sans fard. Rideaux ouverts ? Fenêtre toute grande ouverte, oui… En fait, lundi soir, Diane Tell été un véritable livre ouvert en mode acoustique et en formation électrique, souvent, longtemps et énormément.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps que la Québécoise immigrée en France avait mis en marché un disque au Québec avant qu’il ne soit disponible dans l’Hexagone, d’où cette première à L’Astral pour le festival Montréal en lumière. Une seule performance unique. Pas de redite. C’est pour ça que les spectateurs ont remarqué plein de gens filmer la prestation. En vue d’un DVD à venir ? Non. Archives personnelles de l’artiste qui voulait en garder un souvenir impérissable.

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Marie Denise Pelletier : de retour pour durer

Photo courtoisie Montréal en lumière/Reine Mattera

La dernière fois que Marie Denise Pelletier a fait une rentrée montréalaise avec de nouvelles compositions originales, nous étions dans un univers sans Twitter, sans traumatisme post-911 et sans gouvernement conservateur majoritaire. C’était dans l’autre siècle. Mercredi, elle nous présentera ses plus récents titres à L’Astral et elle piaffe déjà d’impatience. Normal. La scène, c’est son refuge.

Par Philippe Rezzonico

Dire que Marie Denise Pelletier a hâte à sa rentrée offerte dans le cadre du festival Montréal en lumière tient de l’euphémisme. On perçoit dans le timbre de sa voix toute l’excitation du moment, comme si elle était une jeune débutante.

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Vagabondages en lumière

Le site de Montréal en lumière 2012. A des années-lumières des débuts. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

The Lady is a Tramp, chantait le Rat Pack dans le temps. Hommes, femmes, enfants, Belges, musique, frites et chocolat : le week-end, en effet, était propice aux vagabondages de toutes sortes lors du festival Montréal en lumière. État des lieux.

Par Philippe Rezzonico

Je suis bien resté immobile deux minutes, vendredi, histoire de prendre le temps d’admirer le site extérieur du festival MEL et de faire le lien avec le passé. Il y a 13 ans, lors de la première édition, il y avait une grosse boule qui ne servait pas à grand-chose sur l’esplanade de la PdA, une glissade faite de neige naturelle, un froid de canard et 37 personnes se demandant ce qu’elles faisaient là.

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Antoine Gratton prêt à sauter dans l’arène

Antoine Gratton: ça va chauffer. Photo courtoisie Montréal en lumière/Valérie-Jodoin Keaton

Antoine Gratton a tout juste pris mon appel qu’il me dit qu’il me rappelle dans un instant. En voiture, qu’il est. Pas de problème. Deux, trois, cinq minutes s’écoulent… Pas de retour. Je signale de nouveau. Dès qu’il répond, je lui demande dans quel coin de Montréal peut-il bien être pour ne pas pouvoir se garer à l’instant. « Je suis à South Beach, dit-il. Il n’a pas vraiment de place pour se garer dans le coin. »

Par Philippe Rezzonico

Il y en a qui ne s’en font pas dans la vie. South Beach… A moins d’une semaine d’une rentrée montréalaise. Il y a des artistes qui ressentent visiblement moins de pression que d’autres avant les grands soirs. Comme les boxeurs qui vont s’entraîner en Floride avant des combats d’importance, le créateur de l’album La défense du titre fourbit ses armes loin de l’arène montréalaise.

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Diane Tell: la belle dame chanceuse

Diane Tell: 30 ans de carrière...et un peu de chance. Photo courtoisie Montréal en lumière.

Ça faisait bien 20 minutes que l’entrevue était amorcée quand j’ai réalisé à quel point Diane Tell répétait souvent qu’elle était chanceuse, comme si cette carrière qui dure maintenant depuis plus de trois décennies était presque uniquement le fruit du hasard et du timing. J’en doute. N’empêche, il est vrai que dans la vie, on fait sa chance. Et sur ce plan, la Québécoise originaire de Val-d’Or n’est pas en reste.

Par Philippe Rezzonico

Faire sa chance, c’est parfois tourner à droite plutôt qu’à gauche, reculer pour mieux sauter, ou foncer en avant. En 2010, Diane Tell a fait un retour dans sa ville natale pour les célébrations du 75e anniversaire de la municipalité. Sa dernière présence là-bas datait d’une ou deux éternités.

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Philippe B et ses somptueux fantômes

Philippe B et le Quatuor Molinari pour l'intégrale de Variations fantômes. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

 

Si tu espères voir des fantômes, aussi bien sortir à l’heure où ils pourraient être pris d’une envie d’aller prendre l’air. Le deuxième spectacle offert vendredi soir sur le coup de 23 heures par Philippe B et le Quatuor Molinari au Conservatoire de musique était donc tout indiqué : L’intégrale de Variations fantômes en chair, en os et en musique. Somptueux fantômes, en vérité.

Par Philippe Rezzonico

Quelque part, durant l’enchaînement de Reprise et Ma photographe, je me suis dit «  Non mais, qu’est-ce que c’est magnifique ! », évidemment en pensée, pour respecter le silence absolu qui régnait dans la salle de concert où Philippe B, le Quatuor Molinari et leurs neuf collègues musiciens nous transportaient dans un univers d’une beauté musicale renversante.

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Tous les visages de Catherine Major

Catherine Major a offert une performance digne de son intensité proverbiale lors de sa rentrée montréalaise. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Pour une artiste dont le plus récent album se nomme Le désert des solitudes, Catherine Major était remarquablement entourée sur la scène du Club Soda, jeudi soir. Entourée des Mommies on the run (son quatuor à cordes), de ses princesses (ses musiciens masculins) et d’une foule attentive qui a pu goûter toutes les nuances de ses riches compositions, l’artiste la plus stressée qui soit a offert une performance à son image : intense, éclatée, lumineuse… et absolument pas linéaire.

Par Philippe Rezzonico

Parfois, on présume avant d’entrer dans une salle. Ce fut mon cas, jeudi. Je me disais qu’on allait avoir droit à des tas de chansons du nouvel et excellent disque de Major paru en octobre, album à la charpente classique et un tantinet atmosphérique s’il en est un. Avec présomption que nous allions avoir droit à un spectacle « d’écoute ». Imaginez, quand j’ai vu la sélection de chansons remises aux médias que la grande Catherine allait interpréter toutes les pièces de son disque…

Sauf que la scène, ce n’est pas le studio. C’est là que les artistes vivent avec les nuances, les éclats, les dérapages, bref, tout ce qui fait qu’un spectacle est une performance humaine. Major a bien compris ça.

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Gary Carter ou la fureur de vaincre

C’était un lundi d’octobre 1981. Noir. Le fameux Black Monday. Ça faisait 30 minutes que les Dodgers venaient d’éliminer les Expos au terme de la série de championnat et j’étais toujours assis sur mon siège dans le niveau 103, des larmes perlant sur mes joues. Je n’ai plus jamais pleuré en public depuis lors. A 19 ans, faut croire qu’on est émotif et pas toujours sorti de l’adolescence… On venait de me voler ma Série mondiale. Je me disais que j’étais le gars le plus malheureux de la terre. Là, je me trompais lourdement. Il y en avait un qui était plus dévasté que quiconque sur la planète : Gary Carter.

Par Philippe Rezzonico

J’ai repensé à tout ça en un éclair, jeudi, quand les images de Carter défilaient sur tous les écrans à la suite de l’annonce de sa mort aux mains du cancer. On remontrait les images du « Kid », son visage enfoui dans ses mains dans l’abri des joueurs des Expos, quelques instants après cette défaite crève-cœur.

Est-ce que quelqu’un a déjà voulu gagner plus que Gary Carter au baseball ? Peut-être. Pete Rose, tiens…. Mais Rose trichait. Pas Gary. Jamais. Ni face aux fans, à ses coéquipiers ou à son sport. Une seule vitesse : à fond de train. Tout le temps.

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Philippe B: alchimiste des temps modernes

Philippe B et le Quatuor Molinari présenteront l'intégrale des Variations fantômes, vendredi, au Conservatoire. Photo courtoisie Montréal en lumière.

C’était à L’Astral, en novembre. Philippe B se produisait en programme double avec la Française L dans le cadre du Coup de cœur francophone. En toute franchise, des tas de gens étaient là surtout pour lui et pour entendre une poignée de compositions de Variations fantômes. J’en ai assez entendu pour me dire que l’interprétation intégrale du disque avec le Quatuor Mollinari prévue au festival Montréal en lumière risquait d’être du tonnerre. Je ne dois pas être le seul. Philippe B et ses amis proposent deux concerts, vendredi, au Conservatoire.

Par Philippe Rezzonico

Variations fantômes, c’est le cas classique du disque encensé par la critique, mais méconnu du grand public. Pas si rare, en vérité. Sauf qu’il est rarissime qu’un disque plébiscité par les journalistes spécialisés se retrouve au sommet de presque toutes les listes de meilleurs disques de fin d’année. Pas en sixième ou en huitième position. Non. Toujours, parmi les trois premiers de 2011. Partout.

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Fun, Fun, Fun avec les Beach Boys

Bruce Johnston, Al Jardine, Brian Wilson, Mike Love et David Marks: les Beach Boys, cuvée 2012. Photo courtoisie.

Depuis que l’on a vu les Beach Boys réunis, dimanche soir, au gala de remise des prix Grammy, on sait que les papys du surf possèdent encore des harmonies vocales à faire pâlir à peu près tous les groupes de la planète. Raison de plus de se réjouir de leur retour à Montréal, le 20 juin prochain au Centre Bell. Incidemment, le 20 juin sera le premier jour de l’été 2012 et la date du 70e anniversaire de naissance de Brian Wilson. Les astres sont alignés pour nous. Surfin’ Montréal…

Par Philippe Rezzonico

Brian Wilson, génie musical des Beach Boys, le chanteur Mike Love et Al Jardine – tous membres fondateurs du groupe en 1961 – ainsi que David Marks – guitariste en 1962 et 1963 – et Bruce Johnston, membre permanent depuis 1965, seront donc réunis dans cette tournée visant à souligner cinq décennies d’activités.

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