Whitney Houston : le culte de la mort, le réflexe du commerçant

Le phénomène n’est pas nouveau, mais chaque fois, il fascine. La disparition prématurée et brutale d’une icône de la musique mène obligatoirement à une sanctification de l’artiste et de l’oeuvre. Whitney Houston ne fait pas exception à la règle depuis quelques jours. Pourquoi ?

Par Philippe Rezzonico

La première fois que j’ai mesuré la chose de visu, c’était à l’adolescence, lors du décès d’Elvis. Au lendemain de sa mort, le16 août 1977, tous les magasins de disques – cette espèce en voie de disparition – alignaient ses albums, 45-tours, cassettes quatre et huit pistes, comme des soldats au défilé.

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Catherine Major : instinct maternel et musical

Catherine Major. A fleur de peau. Photo Catherine Lefebvre

L’instinct. On peut tous en avoir dans nos vies, mais pour un artiste, c’est pratiquement un élément essentiel. Tel mot ou telle note ? Tel instrument ou tel arrangement ? On n’en sort pas. Au-delà de l’expérience, de l’expertise et du talent, à un moment, tu dois te fier à ton instinct et espérer qu’il te guide dans la bonne direction. Rien à craindre pour Catherine Major.

Par Philippe Rezzonico

Le désert des solitudes, paru en octobre, aura confirmé dès sa sortie que la démarche artistique de l’auteure-compositrice et interprète fut la bonne. A un moment, se mettre à nu, c’est risqué. D’autant plus vrai quand c’est ta réelle famille et ta famille rapprochée qui sont mises à contribution. Mais le pari est gagné. Deux Club Soda à guichets fermés attendent Major cette semaine, dans le cadre du festival Montréal en lumière.

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54e Gala des Grammys : Adele et le buffet libre-service

 

Adele, que l'on voit lors de l'un de ses passages à Montréal, a dominé la 54e remise des prix Grammy. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

On attentait Adele et Adele a volé le show. Et raflé toutes les statuettes d’importance avec un record à la clé. Pour le reste, nous avons eu quelques solides performances mais encore plus de prestations à oublier. Et l’ombre de Whitney Houston, omniprésente, aura torpillé le gala plutôt que de lui insuffler une réelle émotion, hormis la performance de Jennifer Hudson. Au final, cette 54e remise des prix Grammy aura trop souvent été un gros buffet libre-service.

Par Philippe Rezzonico

Album par excellence et album de l’année catégorie pop vocal (21), chanson par excellence, enregistrement de l’année (remis au réalisateur du single) et meilleur clip (court) pour Rolling In the Deep, ainsi que meilleure performance vocale féminine individuelle (Someone Like You): La Britannique de Tottenham aura fait un carton plein, remportant six statuettes dans autant de catégories où elle était en lice et égalant la marque de Beyoncé, qui avait remporté six Grammys il y a trois ans.

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On se croise et on s’aime

« Il n’en faut pas plus pour avoir du plaisir. » Mmm… Argent ? Sexe ? Non. Consentement. « Il regarde chez les voisins avec convoitise. » Ah… Voyeur ? Non plus. Échangiste. « Elles mettent en scène beaucoup de bouches et de mains. » Mmm… Partouze ? Oui ! C’est ça.

Par Philippe Rezzonico

Je n’ai jamais été trop bon dans les mots croisés traditionnels. Trop souvent, j’ai l’impression que les définitions sont plus subjectives que concrètes et cherchent à nous égarer. Point de vue personnel s’il en est un. Mais il faut croire que je ne suis guère plus doué pour résoudre les grilles du livre Mots croisés érotico-humoristiques – 50 grilles pour amants de la langue, de Frédérique Tiéfry. Sauf qu’à l’arrivée, on s’amuse ferme.

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Whitney Houston et le sommet de l’Olympe

Photo promotionnelle du film The Bodyguard

Certains étaient éberlués, samedi, à l’annonce du décès de la chanteuse Whitney Houston à l’âge de 48 ans. D’autres n’étaient pas surpris une seconde, tant la dernière décennie de l’artiste avait été marquée par les problèmes familiaux et la toxicomanie. La réalité, c’est que Whitney Houston fut quelque part au tournant des années 1980 et 1990 la perfection vocale et féminine. Et qu’en dehors du sommet de l’Olympe, il n’y avait point de salut.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’univers pop/rock/soul/blues élargi, rayon interprètes féminines, tu as grosso modo trois catégories. Primo, les chanteuses au talent exceptionnel qui savent s’adapter à tous les courants, traverser toutes les modes et résister à l’usure du temps. Je pense ici à Barbra Streisand, Dionne Warwick, Petula Clark et Shirley Bassey.

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Musique: le pouvoir infini de la télévision

Vous connaissez sûrement ce slogan publicitaire d’un câblodistributeur bien connu : le pouvoir infini du câble. Cette semaine, l’univers de la musique pourrait pratiquement se résumer ainsi : le pouvoir infini de la télévision. Et rien ne l’illustre mieux que les événements liés au retour de Johnny Hallyday au Québec.

Par Philippe Rezzonico

Johnny Hallyday. « Djeunnnyyyyy !! », comme hurlent ses fans français. Dieu incontesté de l’Hexagone depuis cinq décennies, Johnny a longtemps fait figure de ringard ou de has been auprès de la population du Québec. Pourtant, cette semaine, Hallyday est également l’idole des jeunes et des moins jeunes face au public québécois. Tout ça à la suite d’une présence à la populaire émission Star Académie.

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Bon anniversaire Madame Gréco !

Juliette Gréco en spectacle à Paris. Le triomphe de la légende. Photo Marie-Noëlle Robert-Théâtre du Châtelet.

PARIS – Ça se traverse et c’est beau. C’est le titre du tout nouveau disque de Juliette Gréco qui atteindra nos rives dans deux semaines. Le concept ? Un disque dont les chansons sont liées aux ponts de Paris. Le pont, cela fait des années que Juliette Gréco le fait entre les générations qui n’ont pu entendre en personne tous les géants dont elle interprète les immortelles. Mardi soir, au théâtre du Châtelet, c’est ce qu’elle a encore fait le soir de son 85e anniversaire de naissance. Moment d’émotion pure.

Par Philippe Rezzonico

Un théâtre. Un vrai de vrai théâtre d’Europe avec ses loges et ses balcons étagés en demi-cercle comme il s’en faisait il y a quelques siècles. Ça change drôlement la perspective avant d’assister à une performance de Juliette Gréco. L’important, bien sûr, sera toujours le contenu, à savoir la performance, mais quand le contenant est aussi beau, ça rehausse le plaisir.

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Les Cowboys à L’Olympia, acte 2: en Français dans le show

Les Cowboys à L'Olympia: fougue, énergie et foule survoltée. Photo Étienne Chaput.

PARIS – « Une autre ! Une autre ! Une autre ! » Cette façon tout à fait française de demander des rappels est un classique en son genre. Et d’entendre le public parisien hurler sa joie aux Coboy fringants lundi soir, était l’une des nombreuses variantes en regard des spectacles vus au Québec au cours des ans.

Par Philippe Rezzonico

En passant, il n’y a pas de coquille dans le premier paragraphe : Coboy, c’est voulu. Les Français ne prononcent pas Cowboys (Kaw-boys) à l’anglaise, mais bien à la française (Co-boy). Cela noté, à ceux qui doutent encore que la bande de québécois n’est qu’un phénomène de curiosité en Europe, on vous confirme que le doute n’est pas permis.

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Les Cowboys à L’Olympia, acte 1: le rituel perfectionniste

PARIS – Pas d’équivoque. Les Cowboys sont bel et bien entrés dans Paris. Pacifiquement, cela va de soi… Les lettres géantes qui ornent la marquise de L’Olympia sont là pour le confirmer, sauf que l’on entre pas par le 28 boulevard des Capucines. On contourne le coin gauche pour tourner sur la rue Caumartin et pousser la porte du 18, celle de l’entrée des artistes.

Par Philippe Rezzonico

Entrée côté jardin, donc, pour assister au test de son des Cowboys fringants qui s’offraient lundi soir le premier de trois spectacles en huit jours à la mythique salle. Pas le choix de passer par là en fin d’après-midi, d’autant plus qu’il y a déjà des fans du groupe qui font la queue pour s’assurer d’être les premiers dans la fosse afin d’être collés sur la grille qui protège la scène. Cinq heures avant le début de la performance… Ça aussi, cela va de soi.

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Musée d’Orsay : toujours jeune, encore plus beau

PARIS – Un quart de siècle, c’est bien jeune pour se refaire une beauté. Mais lorsque l’exercice sert à mettre en valeur des collections plus que centenaires, le jeu en vaut la chandelle. Le musée d’Orsay a complété avec panache sa cure de rajeunissement en optimisant au maximum son espace, modifiant sa palette de couleurs et en portant un éclairage nouveau sur ses œuvres les plus célèbres. Visite d’un classique revisité.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait bien cinq minutes que j’étais immobile devant le Bal du moulin de la Galette, mais j’étais incapable d’en décrocher mon regard. J’avais pourtant déjà vu cette toile de légende de Renoir dans le passé, mais elle me faisait plus d’effet que jamais.

La vision harmonieuse de la scène peinte en partie à la Butte Montmartre, la brillance des couleurs, la complexité de l’ensemble, la gaieté qui en émane, la qualité de la patine… Le tableau me semblait même plus grand que ce que me rappelait ma mémoire. Et c’est là que j’ai compris que je ne l’avais jamais vu comme ça. Les rénovations du musée d’Orsay servent essentiellement à redécouvrir le patrimoine mondial sous un jour nouveau.

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