La fin des Rolling Stones ?

La tournée de stade A Bigger Bang, des Rolling Stones.

La tournée du 50e anniversaire de fondation des Rolling Stones aura finalement lieu en 2013, nous apprenait la semaine dernière le magazine du même nom, à la suite d’entrevues distinctes faites avec Mick Jagger et Keith Richards. Le guitariste résume ainsi la situation : « En définitive, nous ne sommes pas prêts. » Pardon ? On adore Keith, mais là, il se fiche de nous. Pas de doute. Il y a anguille sous les cailloux.

Par Philippe Rezzonico

Cela fait 50 ans que l’on sait que les Stones auront 50 ans en 2012. O.K. Rien n’était moins sûr après le décès de Brian Jones en 1969, l’arrestation de Keith pour possession de drogue dans les années 1970 et le schisme entre lui et Jagger dans les années 1980.

Mais depuis le grand retour sur les rails avec la tournée Steel Wheels en 1989 et les virées chaque fois plus lucratives que les précédentes dans les deux décennies suivantes, disons que l’année 2012 était encerclée sur le calendrier bien avant que la ville de Londres n’obtienne l’organisation des Jeux olympiques d’été.

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Jutra: Cochez oui, cochez pas

La plupart des personnes qui ont voté pour les lauréats n’ont pas vu les films, mais c’est pas grave. J’anime le gala et j’ai pas vu les films moi non plus…. On ne serait pas surpris d’entendre une blague de ce genre de la part de Yves P. Pelletier, co-animateur de la soirée des Jutra, dimanche, dans la foulée de la controverse qui a secoué l’organisation, mercredi. Rien de tel que l’humour pour désamorcer une situation embarrassante, même si on présume que le RBO a probablement vu tous les films deux fois plutôt qu’une.

Par Philippe Rezzonico

Tel que rapporté par La Presse, les quelque 6000 bulletins de vote envoyés aux professionnels chargés de déterminer les lauréats des prix Jutra portaient la mention : « Il n’est pas nécessaire d’avoir vu tous les films pour voter. » C’est comme si un patron d’une entreprise de presse disait à son journaliste de faire la critique d’un disque sans l’avoir écouté, de commenter un film sans l’avoir vu. Ridicule.

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MEL 2012: Montréal en première

Catherine Major: deux soirs de première et un supplémentaire à venir cet été. Photo Courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

L’an dernier, je notais au terme de la 12e édition de Montréal en lumière que la quête identitaire du volet musical du festival était terminée après une longue période de montagnes russes. Au terme de la 13e présentation qui s’est conclue ce week-end, force est d’admettre que MEL a consolidé sa position en vue des années à venir par la présentation de premières.

Par Philippe Rezzonico

Des premières, il y en a dans tous les festivals, MEL inclus. Mais pas comme cette année. Coeur de pirate, Catherine Major, Diane Tell, Antoine Gratton, France D’Amour, Marie Denie Pelletier, Brigitte Boisjoli et Arthur H ont tous fait leur rentrée montréalaise. Certains, le même soir. Et on ne parle pas des artistes qui ont présenté du nouveau matériel lors de premières parties, comme Julien Sagot ou Karim Ouellet. Du jamais vu.

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Gary Carter ou la fureur de vaincre

C’était un lundi d’octobre 1981. Noir. Le fameux Black Monday. Ça faisait 30 minutes que les Dodgers venaient d’éliminer les Expos au terme de la série de championnat et j’étais toujours assis sur mon siège dans le niveau 103, des larmes perlant sur mes joues. Je n’ai plus jamais pleuré en public depuis lors. A 19 ans, faut croire qu’on est émotif et pas toujours sorti de l’adolescence… On venait de me voler ma Série mondiale. Je me disais que j’étais le gars le plus malheureux de la terre. Là, je me trompais lourdement. Il y en avait un qui était plus dévasté que quiconque sur la planète : Gary Carter.

Par Philippe Rezzonico

J’ai repensé à tout ça en un éclair, jeudi, quand les images de Carter défilaient sur tous les écrans à la suite de l’annonce de sa mort aux mains du cancer. On remontrait les images du « Kid », son visage enfoui dans ses mains dans l’abri des joueurs des Expos, quelques instants après cette défaite crève-cœur.

Est-ce que quelqu’un a déjà voulu gagner plus que Gary Carter au baseball ? Peut-être. Pete Rose, tiens…. Mais Rose trichait. Pas Gary. Jamais. Ni face aux fans, à ses coéquipiers ou à son sport. Une seule vitesse : à fond de train. Tout le temps.

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Whitney Houston : le culte de la mort, le réflexe du commerçant

Le phénomène n’est pas nouveau, mais chaque fois, il fascine. La disparition prématurée et brutale d’une icône de la musique mène obligatoirement à une sanctification de l’artiste et de l’oeuvre. Whitney Houston ne fait pas exception à la règle depuis quelques jours. Pourquoi ?

Par Philippe Rezzonico

La première fois que j’ai mesuré la chose de visu, c’était à l’adolescence, lors du décès d’Elvis. Au lendemain de sa mort, le16 août 1977, tous les magasins de disques – cette espèce en voie de disparition – alignaient ses albums, 45-tours, cassettes quatre et huit pistes, comme des soldats au défilé.

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54e Gala des Grammys : Adele et le buffet libre-service

 

Adele, que l'on voit lors de l'un de ses passages à Montréal, a dominé la 54e remise des prix Grammy. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

On attentait Adele et Adele a volé le show. Et raflé toutes les statuettes d’importance avec un record à la clé. Pour le reste, nous avons eu quelques solides performances mais encore plus de prestations à oublier. Et l’ombre de Whitney Houston, omniprésente, aura torpillé le gala plutôt que de lui insuffler une réelle émotion, hormis la performance de Jennifer Hudson. Au final, cette 54e remise des prix Grammy aura trop souvent été un gros buffet libre-service.

Par Philippe Rezzonico

Album par excellence et album de l’année catégorie pop vocal (21), chanson par excellence, enregistrement de l’année (remis au réalisateur du single) et meilleur clip (court) pour Rolling In the Deep, ainsi que meilleure performance vocale féminine individuelle (Someone Like You): La Britannique de Tottenham aura fait un carton plein, remportant six statuettes dans autant de catégories où elle était en lice et égalant la marque de Beyoncé, qui avait remporté six Grammys il y a trois ans.

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Whitney Houston et le sommet de l’Olympe

Photo promotionnelle du film The Bodyguard

Certains étaient éberlués, samedi, à l’annonce du décès de la chanteuse Whitney Houston à l’âge de 48 ans. D’autres n’étaient pas surpris une seconde, tant la dernière décennie de l’artiste avait été marquée par les problèmes familiaux et la toxicomanie. La réalité, c’est que Whitney Houston fut quelque part au tournant des années 1980 et 1990 la perfection vocale et féminine. Et qu’en dehors du sommet de l’Olympe, il n’y avait point de salut.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’univers pop/rock/soul/blues élargi, rayon interprètes féminines, tu as grosso modo trois catégories. Primo, les chanteuses au talent exceptionnel qui savent s’adapter à tous les courants, traverser toutes les modes et résister à l’usure du temps. Je pense ici à Barbra Streisand, Dionne Warwick, Petula Clark et Shirley Bassey.

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Musique: le pouvoir infini de la télévision

Vous connaissez sûrement ce slogan publicitaire d’un câblodistributeur bien connu : le pouvoir infini du câble. Cette semaine, l’univers de la musique pourrait pratiquement se résumer ainsi : le pouvoir infini de la télévision. Et rien ne l’illustre mieux que les événements liés au retour de Johnny Hallyday au Québec.

Par Philippe Rezzonico

Johnny Hallyday. « Djeunnnyyyyy !! », comme hurlent ses fans français. Dieu incontesté de l’Hexagone depuis cinq décennies, Johnny a longtemps fait figure de ringard ou de has been auprès de la population du Québec. Pourtant, cette semaine, Hallyday est également l’idole des jeunes et des moins jeunes face au public québécois. Tout ça à la suite d’une présence à la populaire émission Star Académie.

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Musée d’Orsay : toujours jeune, encore plus beau

PARIS – Un quart de siècle, c’est bien jeune pour se refaire une beauté. Mais lorsque l’exercice sert à mettre en valeur des collections plus que centenaires, le jeu en vaut la chandelle. Le musée d’Orsay a complété avec panache sa cure de rajeunissement en optimisant au maximum son espace, modifiant sa palette de couleurs et en portant un éclairage nouveau sur ses œuvres les plus célèbres. Visite d’un classique revisité.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait bien cinq minutes que j’étais immobile devant le Bal du moulin de la Galette, mais j’étais incapable d’en décrocher mon regard. J’avais pourtant déjà vu cette toile de légende de Renoir dans le passé, mais elle me faisait plus d’effet que jamais.

La vision harmonieuse de la scène peinte en partie à la Butte Montmartre, la brillance des couleurs, la complexité de l’ensemble, la gaieté qui en émane, la qualité de la patine… Le tableau me semblait même plus grand que ce que me rappelait ma mémoire. Et c’est là que j’ai compris que je ne l’avais jamais vu comme ça. Les rénovations du musée d’Orsay servent essentiellement à redécouvrir le patrimoine mondial sous un jour nouveau.

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L’avenir de Karkwa : les aléas de la vie

Martin Lamontagne, Julien Sagot, François Lafontaine, Stéphane Bergeron et Louis-Jean Cormier. Photo d'archives. Courtoisie Rogerio Barbosa.

Petite commotion la semaine dernière dans le cyberespace et les médias. La « pause » de Karkwa cacherait-elle la fin du groupe ? La rumeur alimentée par une manchette alarmiste a été démentie par Louis-Jean Cormier sur la page Facebook du groupe avec un statut qui a été salué par 1 258 « J’aime » depuis lors. Affaire classée ? Pas vraiment. Analyse.

Par Philippe Rezzonico

Lors de la remise de la plaque soulignant la certification Or de l’album primé Les Chemins de verre en décembre, Karkwa a annoncé la couleur : l’année 2012 serait celle d’une pause collective après 14 ans d’existence, quatre albums, des Félix, un Juno et un Prix Polaris qui leur a valu une reconnaissance au-delà des frontières du Québec.

Les boys ont  confirmé des projets amorcés en 2011 ou à venir : l’album solo de Julien Sagot (Piano mal) mis en marché aujourd’hui ; la réalisation de François Lafontaine du disque de sa conjointe Marie-Pierre Arthur (Aux Alentours) qui sort le 7 février, la production de Louis-Jean Cormier du compact de Lisa Leblanc, ainsi que la parution de son propre album solo, à venir plus tard en 2012. Pas de vagues. Tout baigne.

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