Dix ans de FME: un désir, du succès et un peu de chance

Lisa LeBlanc, à l'avant-plan, est l'une des têtes d'affiche de la 10e édition du FME. Photo d'archives Catherine lefebvre.

Le coup de fil est survenu en 2004, à l’approche de la deuxième présentation du Festival de musique émergente. Ariane Moffatt voulait absolument participer à l’édition annuelle, elle qui avait raté la première dont elle avait tellement entendu parler.  Sandy Boutin savait alors que le FME était un succès. Restait maintenant à en assurer la pérennité.

Par Philippe Rezzonico

L’anecdote racontée par Boutin, le gérant de Karkwa et président de l’étiquette de disque Simone, résume bien cette année folle que fut la deuxième édition. Celle qui s’amorce jeudi est la dixième du festival qui a pignon sur « rue » en Abitibi-Témiscamingue. Pour le président et l’un des cofondateurs du FME, si le festival de 2012 marque le 10e anniversaire de l’événement, en rétrospective, ce n’est pas la première présentation qui lui a donné des sueurs froides. Ce fut la deuxième…

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FrancoFolies: Marc Déry, d’hier à aujourd’hui

Marc Déry et sa guitare seront à L'Astral, jeudi soir. Photo courtoisie Maude Chauvin.

On l’a vu en tournée avec des tas de musiciens sur scène. On l’a vu de retour avec Zébulon. Là, on va voir Marc Déry de près. Pas aussi près que lors de sa tournée de chambres d’hôtel du printemps… Mais presque.

Par Philippe Rezzonico

Sur le programme des FrancoFolies, c’est inscrit « Marc Déry solo ». Comme dans « tout seul ». Curieusement, ce n’est pas à ce qu’on s’attendait à l’écoute de son plus récent disque (Numéro 4) paru en septembre 2011, album exultant des mélodies pop. Mais la vie nous réserve parfois des chemins sinueux.

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FrancoFolies: les belles Canailles

Photo courtoisie Felix Bowles.

Le groupe Canailles participait aux FrancoFolies 2011 sur la scène installée dans le pub situé au coin des rues de Bleury et Sainte-Catherine. Problème d’espace, il y a eu. Rien de moins qu’un débordement, en fait. Rien à craindre cette année. Le band se produira cette fois sur la grande scène sise à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance qui fait face à la PdA. Promotion.

Par Philippe Rezzonico

«Il y avait tellement de monde que les 300 places assises ne suffisaient pas, se souvient Erik Evans. Il y a des chaises et des tables qui ont revolé ce soir-là ! La rue était bondée jusqu’aux portes de L’Astral.»

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FrancoFolies: 25 bougies pour Groovy Aardvark

Groovy Aardvark: retrouvailles pour le 25e anniversaire. Photo courtoisie FrancoFolies.

Je me souviens, comme on dit. Groovy Aardvark : show d’adieu au Métropolis à 21 heures. Rien à craindre pour Plastic Bertrand au Spectrum passé minuit, me disais-je. Comme le proverbial mini-wheat, j’allais pouvoir assouvir mes côtés hard et sucré le même soir. Tu parles… La bande à Groovy a tenu le fort durant quatre heures et j’ai failli rater le début du show de Plastic.

Par Philippe Rezzonico

C’était lors du dernier soir des FrancoFolies de 2005. Le 6 août. L’adieu à la bande à Vincent Peake après deux décennies de loyaux sévices. Géant, ce show marathon. Surprise de taille, donc, de voir Groovy Aardvark qui s’apprête à investir la scène de la Place des festivals le samedi 10 juin, sept années après son apparente mais fausse dissolution.

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FrancoFolies : Bénabar, enfin !

Bénabar, un nouveau disque et un premier spectacle à Montréal. Photo courtoisie Levillain Kowalsky.

Bénabar arrive, me salue et s’installe dans un fauteuil de la salle Stevie Wonder, de l’Astral, où nous nous trouvons. J’ai beau avoir conversé au téléphone avec lui dans le passé, je me dis : « Oui, il existe. De façon concrète. Pour de vrai », comme on dit familièrement au Québec. Et après 15 ans de carrière, le Français offrira – enfin – un tout premier spectacle à Montréal vendredi, lors des FrancoFolies.

Par Philippe Rezzonico

Oui, 15 années passées depuis la parution de son premier disque sans nom qui a été baptisé ultérieurement, La P’tite monnaie. Cinq autres depuis, incluant Les bénéfices du doute, paru depuis l’hiver en Europe mais arrivé sur nos terres tout juste cette semaine. Entre les deux, des millions de disques vendus en France et des spectacles à guichets fermés dans toute l’Europe francophone.

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Dumas: Pas de temps à perdre

Dumas: encore de la fougue pour son nouvel album, L'heure et l'endroit. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

La dernière fois, il nous avait fait pénétrer dans le processus de création avec mini-albums et spectacles avant la parution de l’album Traces. Cette fois, hormis un extrait, nous avons découvert la totalité des nouvelles compositions de L’heure et l’endroit le jour du lancement. Deux façons de faire aux antipodes : un seul Dumas. Plus confiant que jamais d’être à l’heure à ses rendez-vous.

Par Philippe Rezzonico

«Au plan de la démarche, c’est évident que je ne voulais pas me répéter», explique l’artiste qui a lancé son disque lundi, à La Tulipe, en interprétant en totalité les nouvelles chansons dans l’ordre séquentiel du disque physique. « Mais au niveau de la musique, ça avait aussi toute son importance.»

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Chercher noise : le beau gros trouble de domlebo

De la simplicité à la complexité, du disque au cinéma, de la candeur à l’émotion et d’un projet solo à un collectif qui a toutes les allures d’une commune: Dominique Lebeau, alias domlebo, est passé d’un extrême à l’autre du spectre entre Grand naïf et Chercher noise. Et c’est l’amateur de culture qui en ressort gagnant, puisque que l’on a cette fois, un disque, un film et un documentaire tout en un.

Par Philippe Rezzonico

Chercher noise sera présenté mardi soir à la Cinquième salle de la Place des Arts en grande première au Festival international du film sur l’Art. Quand vous aurez vu cette co-production de domlebo et de Yellowtable vous allez réaliser que les limites de la création artistique sont éphémères.

Composer dix nouvelles chansons, c’est la norme minimale pour un artiste qui veut faire un disque de chansons. Greffer des invités à son projet, c’est courant. Filmer le tout, ce n’est pas si rare. Mais regrouper 37 artistes pour enregistrer dix titres dans autant de lieux distincts et capter le tout durant 1500 heures de tournage qui servent à immortaliser le projet dans un documentaire de 90 minutes, c’est presque surréaliste.

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PRIMEUR: Monique Giroux passera la nuit avec… Gréco et Aznavour

Juliette Gréco à Paris en février. Photo courtoisie Théâtre du Châtelet/Marie-Noëlle Robert.

Juliette Gréco et Charles Aznavour sont d’ordinaire généreux de leur temps avec les médias quand ils viennent au Québec, mais rien ne vaut une rencontre prolongée avec une animatrice chevronnée. Monique Giroux le sait et c’est la raison pour laquelle elle nous proposera rien de moins qu’une rencontre de cinq heures avec les deux monstres sacrés de la chanson française dans le cadre de son émission Monique passe la nuit avec…

Par Philippe Rezzonico

L’animatrice d’Espace musique de Radio-Canada a rencontré séparément les deux artistes lors de la première semaine du mois de mars, à Paris. Le contenu de ces entretiens sera diffusé au cours d’une seule et même émission durant la saison estivale à une date à être déterminée. Cette série de nuits blanches radiophoniques a notamment accueilli Paul Piché, Michel Rivard, Louise Forestier et André Gagnon au mois de décembre 2011.

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Mes Aïeux: le début d’un printemps nouveau

Mes Aïeux. Photo Jocelyn Michel.

Ils ont beau porter un nom de groupe qui fait d’emblée penser aux anciens, les membres de Mes Aïeux sont peut-être les vétérans les plus jeunes du moment. Il faut être jeune – ne fût-ce que dans sa tête – pour résister aux coups durs et tout simplement remettre en question sa raison d’être. Le résultat a pour nom A l’aube du printemps. Ça annonce un grand retour.

Par Philippe Rezzonico

C’est un scénario digne des Jutra qui ont été célébrés dimanche. Le nouveau disque de Mes Aïeux avec son titre lié au printemps voit le jour alors que Montréal est chauffée de mercures dans les deux chiffres au quotidien. Aucun relationniste n’aurait pensé à un truc pareil…

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Daniel Lavoie : Jours de plénitude

Photo courtoisie Valérie Paquette

Il nous arrive d’être interpellé par une chanson diffusée en sourdine dans un commerce où l’on cherche un kilo de sucre ou du liquide lave-glace. Elle nous rappelle notre jeunesse, une blonde, une brosse, notre mariage ou notre divorce. On l’adore ou on la déteste. Tout le monde vit ça. Daniel Lavoie aussi. Sauf que la chanson en question était l’une des siennes…

Par Philippe Rezzonico

Curieux, dans la vie, comment un événement précis dicte le chemin d’un projet à venir. Sans cet épisode de vie apparemment anodin, le disque J’écoute la radio n’aurait jamais vu le jour, pas plus que le spectacle du même nom qui sera présenté les 14 et 15 mars à la Cinquième salle de la Place des Arts.

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