Ariane Moffatt: femme orchestre comblée et assumée

Ariane Moffatt, sans filtre, avec les nouvelles chansons de MA. Photo Catherine Lefebvre

Quiconque ayant assisté à l’un ou l’autre des spectacles d’Ariane Moffatt cette semaine au Rialto est arrivé à la même conclusion. En langage imagé de hockey, on dirait qu’Ariane avait le goût de «manger les bandes» si l’on se fie à son enthousiasme sur les planches qui ressemblait à une délivrance. Ce qui n’est pas loin de la vérité, en définitive, quand on sait comment MA a vu le jour.

Par Philippe Rezzonico

«Manger les bandes ? Oui, ça serait une bonne façon de décrire mon état d’esprit, rigole Ariane en éclatant de son rire caractéristique. Disons que j’avais faim », ajoute-elle, quelques heures avant son passage de samedi à l’émission Belle & Bum.

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Daran: liberté québécoise

Daran, que l'on voit ici lors des FrancoFolies 2011, nous revient avec son premier disque fait au Québec. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

A mi-chemin du très joli recueil de photos, Daran, Aller simple pour Montréal, on voit un cliché de Daran sur lequel est inscrit : « Made in Québec ». On ne pourrait trouver mieux pour résumer l’intention, le désir et le processus de création du plus récent disque du Français désormais installé chez nous en permanence.

Par Philippe Rezzonico

De notre point de vue, on se dit que c’est un peu dingue, finalement, de venir immigrer au Québec. Surtout à Montréal où le temps froid et maussade, des milliers de cônes, des artères bloquées et des infrastructures qui s’effondrent sont notre lot au quotidien. Daran affiche pourtant le même enthousiasme qu’en 2010, quand il avait fait le grand saut de notre côté de la flaque.

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Cœur de pirate : la petite ira loin

Radieuse, nerveuse, heureuse et émue, Coeur de pirate a passé son baptême de feu au Métropolis. Photo courtoisie Montréal en lumière/Frédérique Ménard-Aubin.

Durer. C’est le désir de tout artiste. Impossible, toutefois, de savoir si l’on peut espérer la longévité avant la parution d’un deuxième album, même si le premier t’a révélé sur la scène internationale. En fait, surtout si le premier a obtenu un succès monstre… Après avoir assisté à la rentrée montréalaise de l’album Blonde, vendredi, au Métropolis, le verdict est limpide : Cœur de pirate est là pour rester.

Par Philippe Rezzonico

Dieu, que l’on était loin de cette présence en première partie de Benjamin Biolay dans le cadre des FrancoFolies il y a quatre ans, et même, du spectacle présenté à L’Astral, en 2009. Au plan vocal, à la diction, à la composition musicale et à la présence scénique, Béatrice Martin ne cesse de s’affiner, et ce, même dans des contextes de pression considérable.

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Coeur de Pirate: Jusqu’au bout de l’horizon

Photo courtoisie Montréal en lumière

NOTE: Publiée initialement sur Rue Rezzonico le 24 janvier, nous trouvons pertinent de remettre en lumière – comme le festival du même nom – cette entrevue avec Coeur de Pirate, à 24 heures de sa rentrée montréalaise.

Pour n’importe quel artiste ayant obtenu un succès phénoménal avec un premier disque, rien de plus dangereux que le second. La page blanche, la pression du milieu, le verdict implacable des ventes, les attentes démesurées : tout peut se transformer en guigne du deuxième album. Pas pour Cœur de pirate.

Par Philippe Rezzonico

Deux mois après la parution de Blonde et quatre semaines avant sa rentrée montréalaise au festival Montréal en lumière, le succès est déjà confirmé. Une question demeure : jusqu’où peut-elle aller ? La réponse tient peut-être dans le titre de la première chanson de son album, Lève les voiles : Jusqu’au bout de l’horizon.

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Le Colectivo : pour la fougue, la fête et l’engagement

Montez dans le bus du Colectivo. Photo courtoisie Martin Aubertin.

L’union fait la force, dit-on. Ça se mesure à plusieurs facteurs. La longévité est du nombre. Et celle du Colectivo le démontre sans contredit. Fidèle à son habitude, le collectif risque d’incendier Le National, vendredi, lors de sa participation au festival Montréal en lumière. Mais pour la bande de Shantal Arroyo, le Colectivo n’est pas qu’un groupe ou qu’un véhicule pour faire de la musique. C’est un mode de vie.

Par Philippe Rezzonico

Ça fait combien de temps ? En regard de la discographie, une décennie. Mais les membres du collectif se connaissent depuis bien plus longtemps que ça, en vérité. Il y a eu trois disques officiels chemin faisant, incluant celui de l’an dernier, Tropical Trash, qui a remporté le prix du meilleur album world au GAMIQ 2011. Mais cette virée musicale est surtout une aventure humaine et de vie.

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Marie Denise Pelletier : de retour pour durer

Photo courtoisie Montréal en lumière/Reine Mattera

La dernière fois que Marie Denise Pelletier a fait une rentrée montréalaise avec de nouvelles compositions originales, nous étions dans un univers sans Twitter, sans traumatisme post-911 et sans gouvernement conservateur majoritaire. C’était dans l’autre siècle. Mercredi, elle nous présentera ses plus récents titres à L’Astral et elle piaffe déjà d’impatience. Normal. La scène, c’est son refuge.

Par Philippe Rezzonico

Dire que Marie Denise Pelletier a hâte à sa rentrée offerte dans le cadre du festival Montréal en lumière tient de l’euphémisme. On perçoit dans le timbre de sa voix toute l’excitation du moment, comme si elle était une jeune débutante.

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Antoine Gratton prêt à sauter dans l’arène

Antoine Gratton: ça va chauffer. Photo courtoisie Montréal en lumière/Valérie-Jodoin Keaton

Antoine Gratton a tout juste pris mon appel qu’il me dit qu’il me rappelle dans un instant. En voiture, qu’il est. Pas de problème. Deux, trois, cinq minutes s’écoulent… Pas de retour. Je signale de nouveau. Dès qu’il répond, je lui demande dans quel coin de Montréal peut-il bien être pour ne pas pouvoir se garer à l’instant. « Je suis à South Beach, dit-il. Il n’a pas vraiment de place pour se garer dans le coin. »

Par Philippe Rezzonico

Il y en a qui ne s’en font pas dans la vie. South Beach… A moins d’une semaine d’une rentrée montréalaise. Il y a des artistes qui ressentent visiblement moins de pression que d’autres avant les grands soirs. Comme les boxeurs qui vont s’entraîner en Floride avant des combats d’importance, le créateur de l’album La défense du titre fourbit ses armes loin de l’arène montréalaise.

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Diane Tell: la belle dame chanceuse

Diane Tell: 30 ans de carrière...et un peu de chance. Photo courtoisie Montréal en lumière.

Ça faisait bien 20 minutes que l’entrevue était amorcée quand j’ai réalisé à quel point Diane Tell répétait souvent qu’elle était chanceuse, comme si cette carrière qui dure maintenant depuis plus de trois décennies était presque uniquement le fruit du hasard et du timing. J’en doute. N’empêche, il est vrai que dans la vie, on fait sa chance. Et sur ce plan, la Québécoise originaire de Val-d’Or n’est pas en reste.

Par Philippe Rezzonico

Faire sa chance, c’est parfois tourner à droite plutôt qu’à gauche, reculer pour mieux sauter, ou foncer en avant. En 2010, Diane Tell a fait un retour dans sa ville natale pour les célébrations du 75e anniversaire de la municipalité. Sa dernière présence là-bas datait d’une ou deux éternités.

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Philippe B: alchimiste des temps modernes

Philippe B et le Quatuor Molinari présenteront l'intégrale des Variations fantômes, vendredi, au Conservatoire. Photo courtoisie Montréal en lumière.

C’était à L’Astral, en novembre. Philippe B se produisait en programme double avec la Française L dans le cadre du Coup de cœur francophone. En toute franchise, des tas de gens étaient là surtout pour lui et pour entendre une poignée de compositions de Variations fantômes. J’en ai assez entendu pour me dire que l’interprétation intégrale du disque avec le Quatuor Mollinari prévue au festival Montréal en lumière risquait d’être du tonnerre. Je ne dois pas être le seul. Philippe B et ses amis proposent deux concerts, vendredi, au Conservatoire.

Par Philippe Rezzonico

Variations fantômes, c’est le cas classique du disque encensé par la critique, mais méconnu du grand public. Pas si rare, en vérité. Sauf qu’il est rarissime qu’un disque plébiscité par les journalistes spécialisés se retrouve au sommet de presque toutes les listes de meilleurs disques de fin d’année. Pas en sixième ou en huitième position. Non. Toujours, parmi les trois premiers de 2011. Partout.

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Catherine Major : instinct maternel et musical

Catherine Major. A fleur de peau. Photo Catherine Lefebvre

L’instinct. On peut tous en avoir dans nos vies, mais pour un artiste, c’est pratiquement un élément essentiel. Tel mot ou telle note ? Tel instrument ou tel arrangement ? On n’en sort pas. Au-delà de l’expérience, de l’expertise et du talent, à un moment, tu dois te fier à ton instinct et espérer qu’il te guide dans la bonne direction. Rien à craindre pour Catherine Major.

Par Philippe Rezzonico

Le désert des solitudes, paru en octobre, aura confirmé dès sa sortie que la démarche artistique de l’auteure-compositrice et interprète fut la bonne. A un moment, se mettre à nu, c’est risqué. D’autant plus vrai quand c’est ta réelle famille et ta famille rapprochée qui sont mises à contribution. Mais le pari est gagné. Deux Club Soda à guichets fermés attendent Major cette semaine, dans le cadre du festival Montréal en lumière.

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