Bryan Ferry: le manque d’amour

Bryan Ferry. Photo promotionnelle.

Love Is the Drug, comme on dit. L’amour, c’est l’essence, la passion, la drogue de la vie. Il manquait quelques-uns de ces éléments, vendredi, lors du spectacle de Bryan Ferry au théâtre St-Denis, où le catalogue de titres émérites de Roxy Music n’a pas toujours eu droit au traitement royal qu’il méritait.

Par Philippe Rezzonico

Bryan Ferry n’est pas d’une grande assiduité à Montréal. Il n’en était qu’à son troisième passage depuis deux décennies et à son premier en 12 ans. Vu sous cet angle, la perspective d’assister à un spectacle où plus de 80 pour cent des chansons sont tirées des albums classiques de Roxy Music faisait saliver.

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Beyond the Beehive: le triomphe définitif de Ronnie Spector

Ronnie Spector au Rialto. Photo courtoisie Pop Montréal/Dominick Mastrangelo.

Qui est Ronnie Spector, née Veronica Bennett? Des rues de Spanish Harlem où elle a passé son enfance jusqu’à son passage vendredi soir au Rialto pour le festival Pop Montréal, la chanteuse emblématique des girls groups des années 1960 nous a tout dit, tout chanté, tout expliqué, tout nuancé, dans ce qui fut probablement le meilleur survol jamais vu dans une production du genre.

Par Philippe Rezzonico

Film documentaire, musicographie pour la télé, équivalent des VH1 de MTV, Beyond the Beehive est tout ça et sert à montrer la vie, les triomphes et les tragédies de l’interprète des Ronettes dont l’héritage et l’influence auront survécu à toutes les saloperies infligées par son ex-mari, Phil Spector.

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Aznavour : la machine à remonter le temps

Charles Aznavour. Photo d'Archives/Alain Décarie.

Charles Aznavour a réalisé un joli coup double, mercredi, au Centre Bell, pour ce spectacle unique au Québec depuis qu’il a atteint l’âge vénérable de 90 ans. Ce tour de chant devant 7000 personnes aura permis aux spectateurs ainsi qu’à l’auteur-compositeur de remonter le temps.

Par Philippe Rezzonico

Le temps, c’est l’élément central d’un tas de chansons d’Aznavour. Et ce n’est pas d’hier que ses immortelles téléportent l’auditeur dans son passé.

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Tom Petty & the Heartbreakers: le grand retour de l’American Boy

Tom Petty & the Heartbreakers. Photo promotionnelle.

Aviez-vous déjà vu Tom Petty sur scène avant son spectacle de jeudi soir au Centre Bell? Si oui, vous l’avez vu – comme moi – dans une autre ville… ou au Forum de Montréal en 1981. Non, je n’y étais pas. Je n’avais pas 20 ans à l’époque et la carrière de Petty et de ses Heartbreakers était jeune.

Par Philippe Rezzonico

Aujourd’hui, Petty est une légende. Peut-être pas pour une large frange du public montréalais – il n’y avait que 8 200 spectateurs au Centre Bell, quand même -, mais assurément aux États-Unis et au Canada anglais. Pas convaincus? En 2010, Petty et ses boys s’offraient un Centre Air Canada bondé avec… Crosby, Stills & Nash en première partie.

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Steely Dan : désormais amoureux des planches

Donal Fagen de Steely Dan. Photo d'archives/Catherine Lefebvre.

Pour un groupe qui a évité la scène durant des décennies, Steely Dan fait du rattrapage depuis quelques années. Son passage mercredi soir au Théâtre St-Denis était son troisième à Montréal depuis 2008 et Walter Brecker n’a peut-être pas tort quand il dit qu’il s’agit peut-être du meilleur band de Steely Dan à avoir jamais foulé les planches.

Tout coulait de source dans la salle de la rue Saint-Denis. Respectant une tradition établie, ce sont les huit musiciens qui accompagnent Brecker et Donald Fagen qui sont venus amorcer le spectacle avec Cubano Chant, ce qui a permis de mesurer le spectre musical de ce groupe qui compte une section de cuivres.

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Le roi lion : plus pour les yeux que pour les oreilles

Le roi lion: spectaculaire...pour les yeux.

Il ne faut pas dix minutes à quiconque n’ayant vu Le roi Lion sur une scène pour comprendre pourquoi le produit dérivé du film d’animation de Disney est devenu le musical le plus populaire qui soit à Broadway, avec plus d’un milliard des dollars de recettes depuis sa création en 1997.

Par Philippe Rezzonico

Mais si l’histoire du jeune Simba qui revient reconquérir son trône des années après la mort de son père Mufasa dont il se croit responsable plait autant aux enfants qu’aux adultes, c’est nettement plus la production spectaculaire que la musique qui retient l’attention.

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Heavy Montreal 2014 : de bruit, de fureur et de succès

James Hetfield et ses collègues de Metallica ont mis le feu. Photo courtoisie evenko/Tim Snow

Metallica était en train de livrer For Whom the Bells Tolls, samedi soir, quand je me suis retourné pour voir l’ensemble du site du festival Heavy Montréal. À perte de vue, on voyait des spectateurs. Pas un pouce de libre. Nulle part. Pas moins de 45 000 spectateurs étaient rassemblés en un seul et même endroit pour le summum de cette messe métalloïde qui aura finalement duré deux jours.

Par Philippe Rezzonico

Heavy Montréal aura enregistré 75 000 entrées samedi et dimanche, pulvérisant du double le record de Heavy MTL dont la première présentation avait eu lieu en 2008. Outre diverses prestations homériques et un succès tant critique que populaire, plusieurs éléments fournissent des pistes de réponses sur ce que devra être ce festival dans les prochaines années afin qu’il poursuive sur sa lancée afin de s’imposer comme l’incontournable qu’est devenu Osheaga.

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Osheaga, jour 3: Lorde, Arctic Monkeys, The Replacements et Billie Joe

Lorde: le triomphe. Photo courtoisie evenko/Pat Beaudry

Outkast, Jack White, Arctic Monkeys, Skrillex, Lorde, The Replacements, Nick Cave & the Bad Seeds, Foster the People, Modest Mouse, J. Cole, Half Moon Run, Chvrches, Pusha T, The Kooks, Awolnation, Portugal the Man, Old Crew Medecine Show, London Grammar, Hospitality, Alex Nevsky, Temples, Mahaut Modino, Von Pariahs et Royal Blood.

Par Philippe Rezzonico

Présenté comme l’affiche annuelle du festival Osheaga (des plus grosses têtes d’affiches en ordre décroissant), mon parcours des trois derniers jours se décline ainsi. Seulement 24 shows, dont une bonne partie vus à moitié. Paresseux, je sais.

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Osheaga, jour 2 : Jack, Nick… et Elvis

Nick Cave: l'intensité à son meilleur. Photo courtoisie evenko/Pat Beaudry

Après une première journée qui faisait la part belle au hip-hop et aux DJ, les guitares revenaient à l’avant-scène en soirée dans les cases horaires des scènes de la Rivière et de la Montagne au Festival Osheaga, samedi.

Par Philippe Rezzonico

Le ciel lourd et couvert ne nous est pas tombé sur la tête, mais il faut admettre de certains artistes ont travaillé fort afin de crever les nuages. Pour le chroniqueur, cette – plus courte – journée de couverture a été l’occasion de constater que l’on n’a pas besoin d’un « vaisseau spatial » pour satisfaire musicalement le festivalier…

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Osheaga, jour 1: le marathon du boulimique

Andre 3000 et Big Boi, Outkast à Osheaga. Photo Catherine Lefebvre

Il y a plusieurs façons de couvrir un festival de l’envergure de celui d’Osheaga. Mais comme cela fait – déjà – trois semaines que le Festival de jazz est terminé, il y avait comme un manque dans le sang du journaliste. La musique crée une dépendance, vous savez. Donc, l’approche boulimique a été privilégiée.

Par Philippe Rezzonico

Approche boulimique, comme dans « combien de spectacles peut-on voir dans une journée presque complète ? ». Si j’ai bien compté, j’ai dû voir 11 prestations complètes, partielles ou sommaires, vendredi. Suivez le guide.

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