FIJM, jour 6 : soirée de protestation

Billy Bragg a livré son plaidoyer politique mardi soir au Métropolis. Photo courtoisie FIJM/Frédérique Ménard-Aubin

Billy Bragg a livré son plaidoyer politique mardi soir au Métropolis. Photo courtoisie FIJM/Frédérique Ménard-Aubin.

C’était soirée de protestation mardi au Festival international de jazz de Montréal. Mais non, les étudiants n’ont pas envahi la scène, le Britannique Billy Bragg et la Suissesse Sophie Hunger s’en sont chargés comme des grands.

Par Richard Bousquet

Billy Bragg n’est pas le plus assidu à Montréal, mais il a jasé avec son public comme s’ils étaient de vieux chums. Son discours politique a déridé l’assistance à maintes reprises. Un peu trop à mon goût. L’activiste était en verve, si bien que le conteur a pris le dessus sur le chanteur. Pour le rythme, on repassera.

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FIJM, jour 4: la consécration – définitive – des Barr Brothers

Sarah Pagé et sa harpe apportent une personnalité propre aux Barr Brothers. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

On l’a vu aux Francos avec Catherine Major, Philippe B, Ariane Moffatt et Cœur de pirate. Leurs spectacles présentés plus tôt dans l’année ont tous été plus convaincants durant le récent festival de musique francophone. Ce fut la même chose pour The Barr Brothers qui a confirmé dimanche son statut de groupe majeur de la scène anglo-saxonne au Métropolis.

Par Philippe Rezzonico

A quelques variantes négligeables, The Barr Brothers a présenté essentiellement le même spectacle que celui offert en février au Club Soda, lors du Festival Montréal en lumière. J’avais titré alors que leur groupe était en mode consécration. C’est maintenant chose faite…

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FIJM, le concert surprise: Moriarty

Moriarty en performance au Savoy. Photo courtoisie FIJM/Jean-François Leblanc.

C’est une tradition. Tous les ans, un artiste ou un groupe qui est programmé uniquement en salle lors du Festival international de jazz de Montréal apparaît sur une scène extérieure. Cette année, c’est Moriarty.

Par Philippe Rezzonico

Après avoir donné deux spectacles dans l’intimité du Savoy vendredi et samedi soir, le band se retrouvera deux fois en vedette dimanche – à 20 heures et 22 heures – sur la scène située au coin de l’intersection Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, face à l’esplanade de la Place des Arts.

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FIJM, jour 2: le marathon du vendredi soir

Melody Gardot. Photo courtoisie FIJM/Jean-François Leblanc.

C’est un classique. Un soir où l’on veut tout voir au FIJM. Une soirée où l’on fait des choix déchirants. Une virée où le scribe joue contre la montre. Ce fut le cas vendredi soir. Le premier vendredi du FIJM est historiquement chargé. Bilan d’un marathon de six heures.

Par Philippe Rezzonico

Premier arrêt, le Club Soda, à 18 heures, où le vibraphoniste Stefon Harris, le saxophoniste David Sanchez et le trompettiste Nicholas Payton se produisent pour la présentation de Ninety Miles, disque réalisé à Cuba par Harris, Sanchez et le trompettiste Christian Scott qui a cédé sa place à Payton pour la tournée.

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FIJM: notre ami James Taylor

James Taylor: l'ami des Montréalais auprès desquels il s'exprime en français. Photo courtoisie FIJM/Denis Alix.

Quand il est revenu sur scène après l’entracte, jeudi soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, James Taylor a signé le disque que lui tendait une admiratrice au devant de la scène. Puis, celui d’une autre. Et les billets des autres fans qui se sont agglutinés instantanément auprès de lui. Tellement d’autographes, finalement, que les quelque 2990 autres spectateurs assis dans la salle ont commencé à applaudir pour que le spectacle reprenne.

Par Philippe Rezzonico

Il est comme ça, le grand James. Il aurait pu autographier 100 autres billets. Les amis, c’est comme ça. Ils font plaisir aux amis, surtout quand quelques milliers d’entre eux se déplacent pour venir te voir. Contrairement à la veille (en avant-première) où il était apparu plus réservé qu’à son spectacle du Centre Bell il y a quatre ans, James Taylor était en verve.

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FIJM: Rufus Wainwright, le roi de la ville

Rufus: rouge et intense. Photo courtoisie FIJM/Jean-François Leblanc.

Après s’être trémoussé sur Bitter Tears qui concluait une heure et demie de prestation sur la Place des festivals, Rufus Wainwright est revenu prendre place à son piano et a lancé que les gens de Montréal méritaient bien « ça ». « Ça », c’était Hallelujah, qui ne pouvait être une meilleure conclusion pour le couronnement du nouveau roi de la ville.

Par Philippe Rezzonico

Dans des conditions climatiques idéales, avec une sono impeccable – du moins, du côté gauche de la Place des festivals où nous nous trouvions -, Rufus aura affiché la superbe qu’on lui connaît face à un public qui ne connaissait pas tout de lui. C’est terminé. L’enfant chéri de Montréal aura fait corps et âme avec le plus imposant public à s’être déplacé pour le voir de toute sa carrière.

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FIJM, suggestion jour 1: Rufus dans toute sa splendeur

Rufus en performance pas intimiste du tout, ce soir. Photo courtoisie FIJM/Barry J. Holmes

Adulé à Londres et célébré à New York, Rufus Wainwright est peut-être plus populaire dans les grandes capitales du monde que dans sa propre ville. Il a une fichue de belle occasion de rétablir l’équilibre, jeudi, alors qu’il sera la tête d’affiche du Grand événement d’ouverture du Festival de jazz sur la Place des festivals.

Par Philippe Rezzonico

Il est vrai que Rufus a longtemps été un secret bien gardé de la communauté anglophone qui mettait l’enfant-chéri de Kate McGarrigle sur un piédestal. Et Rufus adore ça… Cela cadre si bien avec sa musique, son style flamboyant et son univers qui n’appartient à personne d’autre.

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FIJM, avant-première: l’ouragan Janelle en vase clos

L'ouragan Janelle en action, mercredi, au Métropolis. Photo courtoisie FIJM/Frédérique Ménard-Aubin.

«Oubliez vos attentes relativement à l’art, la race, le genre, la culture et la gravité». Ça, c’était le sixième des Dix commandements selon Janelle Monae, tel qu’inscrit sur des petits cartons déposés sur les comptoirs des bars du Métropolis, mercredi, en cette première soirée du Festival de jazz. En effet, la gravité, on l’a parfois oublié….

Par Philippe Rezzonico

Après avoir vu l’ouragan Janelle déferler l’été dernier au festival Osheaga, nous avions une bonne idée de ce qui nous attendait dans une salle de spectacle qui convenait mieux à l’armada qui accompagnait l’Américaine, à commencer par un band d’une douzaine de musiciens qui comprenait trio de cordes, cuivres et choristes. Et dans une salle close, Madame Monae, son univers théâtral et ses rythmes endiablés ont fait mouche.

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FIJM, suggestion avant-première : Janelle Monae

Photo courtoisie FIJM.

Toujours pareil. C’est inscrit du 28 juin au 7 juillet sur le programme, mais le Festival international de jazz de Montréal, gigantesque, commence toujours la veille. La 33e édition ne fait pas exception avec trois événements spéciaux dès ce soir.

Par Philippe Rezzonico

Au programme, Flamenco Hoy, de Carlos Saura, présenté au théâtre Maisonneuve jusqu’au 1er juillet ; James Taylor, lauréat du Spirit Award 2012, avec la première de ses deux représentations prévues à la salle Wilfrid-Pelletier ; et Janelle Monae, avec sa seule et unique performance au FIJM. C’est pour ça que ce soir, on prend la direction du Métropolis.

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