Le charme indéniable d’Ingrid St-Pierre

Ingrid St-Pierre a subjugué son auditoire, mercredi, à La Tulipe. Photo courtoisie.

Elle est haute comme trois pommes, possède une voix de petite fille et un sourire à faire chavirer les montages. Mais ne vous y trompez pas. Si les chansons d’Ingrid St-Pierre peuvent parfois être à l’image de sa personnalité enjouée, elle sait aussi toucher l’âme avec des compositions et des textes émouvants.

Par Philippe Rezzonico

Nous avons constamment oscillé entre ces deux pôles, mercredi, à La Tulipe, pour la rentrée montréalaise de la jeune chanteuse et pianiste. Mine de rien, la blonde artiste a bien plus de métier qu’elle n’en laisse paraître.

Elle nous raconte des anecdotes rigolotes et rocambolesques touchant sa nouvelle voiture qu’elle pensait vandalisée, sa « maladresse maladive » et sa collection de bibittes qu’elle « insère maintenant dans ses chansons », mais on réalise rapidement que toutes ses histoires débitées avec aplomb servent avantageusement la mise en scène.

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Esperanza Spalding: de retour au Festival de jazz 2012

Esperanza Spalding, qui a charmé le public lors de son passage au FIJM l'été dernier, sera de retour en 2012 pour présenter les pièces de son nouvel album. Photo d'archives.

Tous, encerclez la date au calendrier : 29 juin 2012. C’est ce soir-là que Esperanza Spalding fera son retour à Montréal dans le cadre du 33e Festival international de jazz de Montréal. Must, il va s’en dire.

Par Philippe Rezzonico

D’autant plus que cette fois, la jeune musicienne américaine nous proposera une virée funk qui reposera sur les compositions de son nouveau disque à paraître en 2012, Radio Music Society.

Tous ceux qui étaient au théâtre Maisonneuve l’été dernier sont encore sous le choc de la rencontre avec la musicienne et sa Chamber Music Society. Dans la catégorie spectacle novateur, riche et goûteux, celui-là valait son pesant d’or. Là, funk oblige, c’est au Métropolis (29 juin) qu’aura lieu la rencontre. Pourquoi ai-je l’impression que l’on va sérieusement trépigner ?

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Tous les visages: le clip cadeau de Pierre Lapointe

Pierre Lapointe offre une nouvelle version audio et vidéo de Tous les visages pour ses dix ans de carrière. Photo d’archives. Courtoisie Catherine Lefebvre

Petit cadeau de Pierre Lapointe à son public qui le soutient depuis ses débuts, il y a dix ans de cela : un nouveau clip pour la chanson Tous les visages.

Par Philippe Rezzonico

Initialement parue sur le disque La forêt des mal-aimés, cette chanson fortement symbolique de la carrière caméléon de Lapointe a connue une autre vie sous une forme modifiée pour les besoins de Pierre Lapointe seul au piano. C’est finalement à une nouvelle prise de son que l’on a droit pour ce nouveau clip.

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Bob Seger : Old Time performance

Bob Seger et son avalanche de succès ont fait vibrer la foule à Ottawa, mardi soir. Photo d'archives.

OTTAWA – Montréal a beau être une des dix villes les plus hip de la planète, dixit le New York Times, elle a parfois la fâcheuse habitude de battre froid certains grands du passé. Bob Seger, tiens.

Par Philippe Rezzonico

Plus de 50 millions de disques vendus et une douzaine de monuments qui tournent en rotation sur toutes les stations de rock classique de la planète n’y font rien. Bob, son dernier passage à Montréal remonte à une trentaine d’années. Dans un Forum pas plein.

Il n’est pas le seul, remarquez. Tom Petty et ses Heartbreakers ainsi que The Pretenders comptent parmi les oubliés de notre mémoire locale. Pas assez populaires auprès du public francophone et dont la masse critique d’amateurs anglophones n’est pas suffisante pour justifier une présence en aréna.

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Bon Iver: le moment de grâce

L'album éponyme de Bon Iver, paru cette année, qui fut le plat de résistance d'un spectacle mémorable, lundi, au Métropolis.

« C’est vraiment renversant », a lancé Justin Vernon, leader du groupe Bon Iver (prononcez bon hiver en français), au deux-tiers de sa performance, lundi, au Métropolis. De notre point de vue, on avait envie de répondre : « En effet ».

Par Philippe Rezzonico

Il s’est passé quelque chose d’exceptionnel dans la salle de la rue Sainte-Catherine : ce moment rarissime où un groupe n’est pas loin d’être touché par la grâce face à un public qui écoute sa musique avec une attention presque inimaginable de nos jours.

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Madonna au Super Bowl

Le réseau américain NBC a confirmé dimanche soir ce qui était une rumeur digne d’un secret de polichinelle depuis des semaines : Madonna offrira le spectacle de la demie du XLVIe Super Bowl, le 5 février prochain, à Indianapolis.

Par Philippe Rezzonico

L’animateur Bob Costas en a fait l’annonce grand public à l’entracte du match entre les Saints de La Nouvelle-Orléans et les Lions de Detroit. Ça tombait bien, l’affrontement n’était pas des plus palpitants à ce moment.

Peu importe l’identité des équipes qui participeront à la grande classique l’an prochain, NBC s’assure d’une fichue de belle côte d’écoute pour son spectacle traditionnel qui a mis en vedette les Rolling Stones, U2, Prince, Bruce Springsteen, Paul McCartney, Aerosmith, Black Eyed Peas et consorts au cours des dernières années.

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Le triomphe du Pop Art

Deux millions cent soixante et un mille dollars. Non, ce n’est pas le salaire annuel d’un joueur défensif du Canadien de Montréal, mais le prix de vente atteint cette semaine d’un illustré imprimé sur du papier journal il y a 73 ans. Bien sûr, on parle ici du premier exemplaire d’Actions Comics dans lequel Superman est né.

Par Philippe Rezzonico

Ce n’est pas d’hier que les comics books d’antan se vendent pour des petites fortunes aux enchères. Mais on vient de franchir un seuil psychologique avec la première revente de l’histoire supérieure à deux millions.

En fait, c’est la progression des prix de rachat qui étonne depuis quelque temps. Cela a pris plus de 70 ans après la naissance de Superman avant qu’un exemplaire franchisse la barrière du million de dollars. Le 22 février 2010, un Action Comics # 1 (condition 8.0) se vendait pour un million $ ferme.

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Prince: sensationnel, mais pas légendaire

Prince, que l'on voit ici au Métropolis cet été, a offert une formidable performance au Centre Bell à laquelle il manquait le grain de folie et l'abandon vécu six mois plus tôt. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Nous n’avions aucune attente, l’été denier, en vue du programme double de Prince au Métropolis, lors du Festival de jazz. A l’arrivée : nous avons eu droit à des shows légendaires de quatre et trois heures et demie. Forcément, les attentes étaient colossales, vendredi, pour le retour de Prince au Centre Bell. Cette fois, le compteur s’est arrêté à deux heures et 20 minutes. Moins bon show ? Même pas. Partiellement notre faute. Cette fois, nous n’avons pas mérité le marathon.

Par Philippe Rezzonico

Il est comme ça, le prince. C’est un trippeux de musique. Il peut jouer jusqu’aux petites heures si ça lui chante – ce qu’il a fait les 25 et 26 juin en quittant la scène à 3h30 du matin chaque fois -, mais il faut qu’il sente que l’on vibre autant que lui. C’est de l’ordre du détail, je vous le concède. Mais ce sont ces nuances qui font qu’une performance dure trois heures plutôt que deux, qu’un artiste joue tel succès plutôt que tel autre. C’est donnant-donnant. Et vendredi, Prince a donné plus qu’il n’a reçu.

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Il joue de la guitare…comme un dieu

Steve Hill et ses musiciens ont mis L'Astral sans dessus dessous, jeudi soir. Photo courtoisie.

Rock, Rock n’ Roll, hard rock, heavy rock, blues rock, boogie, shuffle… Peu importe. Quand vient le temps de transcender les genres pour lesquels la guitare demeure l’instrument de prédilection, Steve Hill demeure le « guitar hero » québécois de sa génération.

Par Philippe Rezzonico

L’exceptionnel guitariste a montré toutes les facettes de son jeu, jeudi, quand il est venu présenter les chansons de son plus récent compact, Whiplash Love, à L’Astral.

Comme je n’avais pas encore écouté ledit disque, je me suis dit pendant un instant qu’on allait avoir droit à un show plus modéré que d’ordinaire. L’ami Steve a tellement évolué depuis son premier disque que c’était bien possible. Blues pour Steve Hill, presque rockabilly pour Call it What You Will, très lourd pour Devil at My Heels, etc. Mais cette fois, c’est tout simplement la configuration tables et chaises qui m’a induit en erreur.

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La communauté de Laurence Hélie

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Je venais à peine de franchir la double porte vitrée qui donne accès à la Sala Rossa que je suis tombé sur Laurence Hélie. Pull sur le dos, souriante, verre de bière à la main, elle avait tout de la spectatrice décontractée qui écoutait avec attention une première partie plutôt que la tête d’affiche qui allait suivre dans 30 minutes. Convivial, cette entrée en matière, me disais-je.

Par Philippe Rezzonico

Cette perception ne s’est jamais démentie du reste de la soirée. Bien sûr, nous étions tous sur place mercredi pour la rentrée montréalaise de celle qui a remporté le Félix remis à l’album country par excellence en 2011, mais nous avons eu droit à plus que ça. Cette soirée était une véritable communauté d’esprit d’artistes et de musiciens fidèles à un idiome.

Par moments, on avait la splendide impression de vivre le genre de spectacle collectif auquel les McGarrigle et les Wainwright nous ont habitués. Comme elle nous le précisait elle-même la semaine dernière, Hélie avait doublé son nombre d’accompagnateurs sur scène.

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