Radiohead: transe, plaisir et grands frissons

Radiohead dispose d'une production exceptionnelle pour son actuelle tournée. Photo Wikipedia Commons.

La dernière fois que Radiohead est venu jouer dans l’amphithéâtre du Canadien, le Centre Molson accueillait un groupe de rock indie qui venait de lancer le disque (OK Computer) qui allait le faire rayonner sur la planète. Quatorze ans plus tard dans ce même aréna nommé désormais Centre Bell, la bande à Thom Yorke a rappelé à tous que l’avant-gardisme qu’elle affichait déjà dans les années 1990 a atteint des sommets à peu près inégalés par tous ses contemporains aujourd’hui.

Par Philippe Rezzonico

Ça ne faisait pas une minute que le groupe anglais s’était lancé dans une version endiablée de There There que je me disais que peu d’artistes peuvent rafraîchir à ce point leur proposition artistique. La There There en question était propulsée par l’habituelle batterie de Phil Selway à laquelle s’ajoutait celle de Clive Deamer, batteur invité pour cette tournée reposant principalement sur le disque The Kings of Limbs. Les amateurs de Karkwa étaient en terrain connu.

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Francos, jour 9: Loco Locass, la politique et la rue

Loco Locass en rouge et en feu. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin.

Vendredi soir, 20h10. Des gens portant le carré rouge, casserole à la main, arrivent de partout. La place des Festivals se remplit assez rapidement à sa pleine capacité. Comme le dira Chafiik un peu plus tard: «Jamais autant de gens se sont déplacés pour nous voir et nous entendre.»

Par Richard Bousquet

Une foule des plus participatives pour une soirée véritablement manifestive. Les gars de Loco Locass ont tenu parole durant leur prestation à ciel ouvert lors des FrancoFolies de Montréal.

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Francos, jour 8: Soirée de gars

Rock, blues, bière et jurons: Plume a pleinement profité de sa présence sur la Place des festivals. Photo courtoisie FrancoFolies/Jean-François Leblanc

Après avoir croisé le chemin de Catherine Major, Ariane Moffatt, GiedRé, Cœur de pirate, Lisa LeBlanc, Claire Denamur, Marie-Pierre Arthur et Aurélie Cabrel depuis le début des FrancoFolies, il fallait s’attendre à un retour de balancier. Ce fut le cas jeudi. Que des messieurs au programme.

Par Philippe Rezzonico

Première escale : L’Astral où Marc Déry proposait son spectacle «Libre». Liberté de mouvement, sans aucun doute, puisque l’ami Marc était bien seul sur scène. Sauf que la perception d’une performance solo dans le genre de celles qu’offraient Georges Brassens ou Félix Leclerc a bien changé au cours des ans.

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Francos, jour 7: Marie-Pierre Arthur, une fille et des guitares

Marie-Pierre Arthur était déchaînée au Club Soda. Photo courtoisie FrancoFolies/Jean-François Leblanc.

Nous étions tout juste à la fin de la deuxième chanson et Marie-Pierre Arthur lançait pour la deuxième fois un retentissant «  Oh Yeah ! » au micro. Fougueuse, enjouée et exubérante comme on ne l’avait jamais vue, la bassiste a transformé le Club Soda en fournaise mercredi soir.

Par Philippe Rezzonico

A l’écoute du disque, on avait déjà compris que les compositions de Aux alentours allaient donner plus de tonus à cette nouvelle tournée de la bassiste. Mais à ce point ? Vraiment pas. Ça ne faisait pas 20 secondes que la jeune femme avait amorcé Fil de soie dans un mode pop dissonant que la foule qui remplissait à ras bord la salle du boulevard St-Laurent battait la mesure. Premier cri de Marie-Pierre.

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Francos, jour 4: Histoires du quotidien, de coeur et de cul

GiedRé aux Katacombes. Attention, l'habit ne fait pas le moine. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin.

Un plaisir récurrent des FrancoFolies, c’est de changer d’ambiance et d’univers d’une salle à l’autre. C’est parfois déroutant au possible. Ce fut le cas dimanche, soirée durant laquelle notre parcours musical a été aussi diversifié que les prises de position du gouvernement et des associations étudiantes dans un conflit bien documenté dont les soubresauts du week-end se sont fait sentir ailleurs que sur le site des Francos.

Par Philippe Rezzonico

Premier arrêt, L’Astral, où Domlebo présentait la version scénique de Chercher noise, projet musical amorcé pour le studio et le cinéma qui vivait sur les planches sans le proverbial filet de sécurité.

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Francos, jour 3 : le feu nourri de Groovy Aardvark

Vincent Peake et ses collègues étaient en feu. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich

D’ordinaire, un spectacle livré par un groupe pour souligner son 25e anniversaire et des plus rassembleurs, mais pas nécessairement des plus percutants. Comprendre, les gars sont 25 ans moins jeunes… Pas avec Groovy Aardvark…

Par Philippe Rezzonico

Pour ce retour après sept ans d’absence, la bande à Vincent Peake a offert une prestation intense et dynamitée sur une Place des Festivals bondée qui vibrait au son des salves de guitares dignes d’un feu nourri.

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Francos, jour 2 : la bombe Bénabar et la reine Catherine

Bénabar: des cuivres, des guitares et une énergie folle. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich.

J’en avais glissé un mot durant l’entrevue réalisée face-à-face deux jours plus tôt : je n’avais vu aucune de ses performances sur YouTube et je n’avais pas recherché la sélection de chansons de sa tournée européenne (Anyway, les journalistes n’en ont pas reçu vendredi…) Je voulais que cette première présence sur scène de Bénabar à Montréal soit pour moi une découverte absolue. Plaisir décuplé et électrochoc total, faut admettre.

Par Philippe Rezzonico

Les chansons, ça oui, je connaissais. Ça fait des années que j’écoute ses disques en maudissant sa phobie de l’avion qui nous a privé de sa présence chez nous à maintes reprises au cours des ans. Et il y a deux ou trois titres que j’espérais entendre impérativement.

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Francos, jour 1 : rock carré, carrés rouges, flotte, manif et casseroles

Mathias Malzieu, de Dionysos, porté par la foule. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich.

C’était un soir de première où, paradoxe, on ne savait trop ce qui allait se passer, mais où tout pouvait se produire. Ce fut exactement ça. Le grand spectacle d’ouverture des 24es FrancoFolies de Montréal aura duré cinq heures et tenu ses promesses sur la scène….et dans la rue.

Par Philippe Rezzonico

Rock devait être Pierre Lapointe. Rock il fut. Flanqué de sa bande habituelle qui comprend notamment Philippe B., Philippe Brault, Josiane Hébert et Guido Del Fabbro, la tête d’affiche de ce rendez-vous extérieur a revisité comme rarement son catalogue, lui insufflant une forte dose de vitamines.

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Neil Young & Crazy Horse : à bride abattue

Neil Young de retour à Montréal avec ses collègues de Crazy Horse. Photo courtoisie Danny Clinch.

Neil Young & Crazy Horse. Que de bons souvenirs. Normal, quand une collaboration se calcule en nombre de décennies. Et comme Neil et ses potes lancent le premier nouveau disque en neuf ans, on aura droit au spectre complet lors de leur passage au Centre Bell, le 23 novembre.

Par Philippe Rezzonico

La tournée étant nommée The Past, The Present, The Future, with Neil Young & Crazy Horse, nul doute que l’on entendra des titres du nouveau disque AMERICANA – qui contient une collection de classiques du répertoire américain -, mais probablement des titres de Everybody Knows This Is Nowhere, Sleeping with Angels, de Re-ac-tor, etc.Tout est possible.

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Véronique Sanson: amoureuse de la scène

Photo courtoisie, Robert Ferron.

Proche, tellement proche, étais-je, de Véronique Sanson, vendredi au théâtre St-Denis, que je peux vous dire que la couture extérieure des jambes de son pantalon de cuir noir est double, que ses bottes sont cloutées, je peux vous dessiner le motif de sa bague et vous dire à quel point la pupille de ses yeux brille comme un diamant.

Par Philippe Rezzonico

Ça arrive une fois par tranche de 150, 175 shows. Un billet de couverture dans la rangée BB… La deuxième du St-Denis. Siège numéro 1. Rien que ça. J’ai eu le CC 1 pour Heart à Wilfrid-Pelletier, l’an dernier. Encore mieux cette fois. J’ai bien été appuyé sur le pied de micro de B.B. King au Spectrum en 1992, mais cette fois, j’avais payé mon billet.

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