FIJM: Rufus Wainwright, le roi de la ville

Rufus: rouge et intense. Photo courtoisie FIJM/Jean-François Leblanc.

Après s’être trémoussé sur Bitter Tears qui concluait une heure et demie de prestation sur la Place des festivals, Rufus Wainwright est revenu prendre place à son piano et a lancé que les gens de Montréal méritaient bien « ça ». « Ça », c’était Hallelujah, qui ne pouvait être une meilleure conclusion pour le couronnement du nouveau roi de la ville.

Par Philippe Rezzonico

Dans des conditions climatiques idéales, avec une sono impeccable – du moins, du côté gauche de la Place des festivals où nous nous trouvions -, Rufus aura affiché la superbe qu’on lui connaît face à un public qui ne connaissait pas tout de lui. C’est terminé. L’enfant chéri de Montréal aura fait corps et âme avec le plus imposant public à s’être déplacé pour le voir de toute sa carrière.

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FIJM, suggestion jour 1: Rufus dans toute sa splendeur

Rufus en performance pas intimiste du tout, ce soir. Photo courtoisie FIJM/Barry J. Holmes

Adulé à Londres et célébré à New York, Rufus Wainwright est peut-être plus populaire dans les grandes capitales du monde que dans sa propre ville. Il a une fichue de belle occasion de rétablir l’équilibre, jeudi, alors qu’il sera la tête d’affiche du Grand événement d’ouverture du Festival de jazz sur la Place des festivals.

Par Philippe Rezzonico

Il est vrai que Rufus a longtemps été un secret bien gardé de la communauté anglophone qui mettait l’enfant-chéri de Kate McGarrigle sur un piédestal. Et Rufus adore ça… Cela cadre si bien avec sa musique, son style flamboyant et son univers qui n’appartient à personne d’autre.

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FIJM, avant-première: l’ouragan Janelle en vase clos

L'ouragan Janelle en action, mercredi, au Métropolis. Photo courtoisie FIJM/Frédérique Ménard-Aubin.

«Oubliez vos attentes relativement à l’art, la race, le genre, la culture et la gravité». Ça, c’était le sixième des Dix commandements selon Janelle Monae, tel qu’inscrit sur des petits cartons déposés sur les comptoirs des bars du Métropolis, mercredi, en cette première soirée du Festival de jazz. En effet, la gravité, on l’a parfois oublié….

Par Philippe Rezzonico

Après avoir vu l’ouragan Janelle déferler l’été dernier au festival Osheaga, nous avions une bonne idée de ce qui nous attendait dans une salle de spectacle qui convenait mieux à l’armada qui accompagnait l’Américaine, à commencer par un band d’une douzaine de musiciens qui comprenait trio de cordes, cuivres et choristes. Et dans une salle close, Madame Monae, son univers théâtral et ses rythmes endiablés ont fait mouche.

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FIJM, suggestion avant-première : Janelle Monae

Photo courtoisie FIJM.

Toujours pareil. C’est inscrit du 28 juin au 7 juillet sur le programme, mais le Festival international de jazz de Montréal, gigantesque, commence toujours la veille. La 33e édition ne fait pas exception avec trois événements spéciaux dès ce soir.

Par Philippe Rezzonico

Au programme, Flamenco Hoy, de Carlos Saura, présenté au théâtre Maisonneuve jusqu’au 1er juillet ; James Taylor, lauréat du Spirit Award 2012, avec la première de ses deux représentations prévues à la salle Wilfrid-Pelletier ; et Janelle Monae, avec sa seule et unique performance au FIJM. C’est pour ça que ce soir, on prend la direction du Métropolis.

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Madame et messieurs, les Hives !

Il y a tellement de groupes formés de poseurs dans l’industrie de la musique que ça fait du bien d’en voir un qui n’a pas oublié ce que doit être un show de Rock n’ Roll : une explosion sonore conjuguée à une énergie frénétique qui balaie tout sur son passage. L’ironie, avec The Hives, c’est que leur chanteur est le type le plus poseur qui soit.

Par Philippe Rezzonico

Mais si Howlin’ Pelle Almqvist parle, jase, harangue et parfois nargue la foule avec un sourire en coin aussi cajoleur que moqueur, il n’oublie jamais l’essentiel : faire sauter le plafond de la salle dans laquelle The Hives se trouve. Et c’est ce qu’il a fait lundi soir, au Métropolis.

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Sarah McLachlan sublime sous les étoiles

Sarah McLachlan, que l'on voit ici au théâtre St-Denis en 2011, était au sommet de son air vocal, samedi, au Centre de la Nature. Photo d'archives. Courtoise Catherine Lefebvre.

LAVAL –  Écouter chanter Sarah McLachlan dans une salle de spectacle, c’est bien. L’entendre sous les étoiles, c’est mieux. Et quand elle est en voix comme elle l’était samedi soir au Centre de la Nature, ce n’est pas loin d’être un pur bonheur

Par Philippe Rezzonico

On avait bien hâte de revoir la belle Sarah, cette fois sans les relents de laryngite qui l’affligeaient lors de son passage au théâtre Saint-Denis en mars 2011. Non pas qu’elle n’avait pas offert un excellent spectacle, loin de là, mais on se disait que ça risquait d’être plus plaisant avec une artiste pétant de santé. Et qu’avec le soutien d’un orchestre symphonique et d’un chœur, ça pouvait approcher le grandiose.

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Neil Diamond : le Vegas singer

Toujours talentueux à 71 ans, Neil Diamond. Photo courtoisie Andreas Terlaak.

Un artiste change forcément de peau en 45 ans de carrière. Auteur-compositeur pour les autres, interprète de son propre chef, vedette à part entière : Neil Diamond aura présenté tous ses visages lors de son passage au Centre Bell jeudi soir. Mais c’est quand même l’entertainer et le Vegas singer qui auront eu le dessus.

Par Philippe Rezzonico

Dès que Diamond – pas assuré, gestes amples et poses qui faisaient tellement penser au Elvis du début des années 1970 – s’est pointé sur les planches, il était évident quel allait être son terrain de jeu. Remarquez, avec la dimension de la scène et le nombre de musiciens et choristes qui l’accompagnaient, le constat s’imposait de lui-même.

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Les Beach Boys : vague de chaleur au Centre Bell

Bruce Johnston, David Marks, Mike Love, Brian Wilson, Al Jardine et le gâteau d'anniversaire de Brian. Photo courtoisie envenko/Patrick Beaudry.

Record de chaleur sur Montréal pour un 20 juin, première journée de l’été, tournée 50e anniversaire des Beach Boys et 70e anniversaire de naissance de Brian Wilson. Vous avez dit : conditions gagnantes ? Et comment ! La vague de chaleur caniculaire a déferlé sur le Centre Bell mercredi et Surfin’ U.S.A. avait des allures de Surfin’ Montréal!

Par Philippe Rezzonico

Regardez cette photo prise une demi-heure avant que les Californiens ne montent sur les planches. Trois Beach Boys originaux des débuts du groupe en 1961 (les cousins Brian Wilson et Mike Love, le pote Al Jardine), le voisin d’à côté qui était là en 1962 et 1963 (David Marks) et le petit dernier (Bruce Johnston), arrivé au sein du groupe….en 1965.

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FrancoFolies 2012 : marées de monde, musique festive et casseroles

Une Place des festivals bondée en permanence chaque jour, en fin de soirée. Photo courtoisie FrancoFolies/Frédérique Ménard-Aubin.

Si un bilan de festival tient au pur plaisir procuré par son passage sur le site, les 24e FrancoFolies qui viennent de se conclure sont à ranger parmi les meilleures éditions de leur longue histoire.

Par Philippe Rezzonico

Non seulement ces Francos 2012 ont – enfin – profité d’un temps généralement exceptionnel depuis leur déménagement définitif en juin, mais c’était un charme de circuler sur le site tout neuf du Quartier des spectacles, maintenant que toute la zone de l’esplanade de la PdA est rénovée. Ajoutez à cela des rassemblements monstres sur la Place des festivals et le tour était joué.

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Francos, jour 10: un remplacement, une symphonie et des expulsions

Julien Clerc a toujours de grandes admiratrices au Québec. Un peu bruyantes pour un spectacle avec orchestre, peut-être... Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz Lamich.

Soirée faste en cette dernière journée des FrancoFolies : on a écouté la pop de Porcelaine et vu Vicky Martel reprendre du service en s’offrant deux duos – très colorés – avec Plastik Patrick. On a savouré le country-folk d’Éric Goulet et pris en pleine poire la puissance de frappe des Dales Hawerchuk qui étaient protégés par un soldat de l’Empire (Star Wars) affublé d’un carré rouge. Mais les vraies surprises, étonnamment, sont survenues au spectacle de Julien Clerc.

Par Philippe Rezzonico

La première – du moins, pour nombre des spectateurs qui n’étaient pas au courant -, fut la présence d’Amélie Veille en première partie de Clerc. Amélie a été appelée à la rescousse quelques heures avant son lancement de mercredi, pour remplacer à trois jours d’avis le Français Philippe Uminski, malade.

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