Bryan Adams: comme dans le bon vieux temps… ou presque

Bryan Adams et Keith Scott en pleine action. Photo Creative Commons.

La mélodie imparable. Le refrain qui tue. Le chant fédérateur : tout ce qui a fait la renommée de Bryan Adams depuis trois décennies était réuni, mardi, au Centre Bell, pour l’un des plus rassembleurs concerts du Canadien en aréna.

Par Philippe Rezzonico

Présentée comme sa première tournée pan canadienne depuis deux décennies – même si Bryan vient à Montréal environ tous les quatre ans -, cette virée était aussi celle qui soulignait les 20 ans de parution de l’album Waking Up the Neighbours. Coup double, donc.

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Aznavour: passé, présent et avenir

Immortelles, raretés et nouveautés avec Aznavour. Photo Alain Décarie.

Un producteur de spectacles m’a dit il y a quelques années qu’il adorait les shows d’Aznavour, mais que l’artiste présentait, grosso modo, toujours le même spectacle. Ce n’était certes pas le cas, mardi, à la Maison symphonique, lorsque le légendaire Charles a livré une performance où passé, présent et avenir se sont conjugués en mode renouveau.

Par Philippe Rezzonico

Aznavour offre toujours des nouvelles chansons dans ses programmes. Jamais n’en a-t-il autant livré dans une tournée depuis deux décennies. Même pas lors de La dernière tournée, présentée en 2002 au Québec. Pas moins de sept nouvelles compositions de l’album Toujours offertes dans les premières 45 minutes du programme. Le moment présent, c’est sa manière, à Aznavour.

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Caracol: chaud mardi

Caracol, sa guitare et son catalogue de chansons bilingues à L'Astral. Photo Alain Décarie.

Carole Facal, alias Caracol, l’a souligné elle-même avant d’interpréter Blanc mercredi. Une chanson portant sur l’hiver quand tous les flocons de neige ont été anéantis par un mercure de 25 degrés au centre-ville, ça torpille ton concept. Un mal pour un bien. Le spectacle que présentait Caracol à L’Astral convenait finalement mieux à une soirée chaude.

Par Philippe Rezzonico

Peut-être bien parce que cette performance n’était pas exactement ce à quoi on s’attendait, ce qui n’est jamais une mauvaise idée en définitive. La scène est là pour surprendre. Les chansons de Blanc mercredi, forcément, étaient attendues. Et l’intégralité de l’album (dix titres) était au menu.

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Van Halen: succès souvenirs du FM

Van Halen. Photo promotionnelle.

Ça faisait bien une demi-heure que Van Halen avait amorcé son spectacle au Centre Bell, jeudi, quand je me suis demandé pourquoi plus de la moitié des gens qui avaient des sièges dans les gradins restaient assis. Pourtant, les trois Van Halen (Eddie, Alex, Wolfgang) et David Lee Roth y mettaient vraiment du cœur. Et l’évidence s’est imposée d’elle-même : nous écoutions tous la radio.

Par Philippe Rezzonico

Forcément, tout le parterre était debout, mais dans un show rock, tout le parterre est debout, par définition. Dans certaines sections – dont la mienne placée à 75 pieds de la scène -, il y avait plus de gens assis que debout. Tout le temps.

Et on avait déjà eu droit à des bombes comme Unchained, des classiques style Running with the Devil, des titres vitaminés tels Everyone Wants Some et des riffs béton comme celui de Somebody Get Me a Doctor.

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En voiture avec The Black Keys

Pat Carney et Dan Auerbach. Attention, duo explosif. Photo courtoisie.

Ce show-là était encerclé au calendrier depuis une mèche. The Black Keys au Centre Bell, cette fois dans le cadre de la tournée de El Camino, avec Arctic Monkeys en première partie. Pour ceux qui seraient moins familiers avec ces groupes américains et anglais, ça annonçait une sacrée claque de rock brut, décapant, bluesé, festif et abrasif. Personne n’a demandé de remboursement.

Par Philippe Rezzonico

Depuis leurs débuts respectifs, The Black Keys et les Arctic Monkeys – solides, mais moins fiévreux que naguère – sont passés une dizaine de fois (total combiné) dans la métropole québécoise. Des assidus. Ça permet de mesurer leur évolution. Celle de la dernière décennie de Dan Auerbach (guitare) et Pat Carney (batterie) leur a permis de se pointer deux fois en autant années dans l’amphithéâtre du Canadien.

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Isabelle Boulay : Entre Paris et Baton Rouge

Isabelle Boulay lors de sa rentrée à L'Olympia. Photo Richard Champagne.

Ça fait un certain temps qu’Isabelle Boulay a pris le virage country qui lui sied si bien, tant au plan vocal que pour l’esthétisme musical. Depuis De retour à la source, en fait. Jeudi, pour sa rentrée, la rousse a fait un détour plus large que ne l’indique sa chanson à succès Entre Matane et Baton Rouge, puisque la tournée de l’album Les Grands Espaces a pris forme dans l’Hexagone.

Par Philippe Rezzonico

On avait justement droit à une Isabelle tripartite : la Québécoise passionnée d’effluves country, de grands classiques américains et de chanson française. Peut-être bien la plus internationale Isabelle que l’on ait vue depuis longtemps.

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Les Cowboys fringants : rentrée locale, fête universelle

Marie-Annick Lépine, Karl Tremblay et Jérôme Dupras en feu. Photo Catherine Lefevbre.

Amorcée à Saint-Lazare, présentée à Québec et de passage à Paris, Genève et Bruxelles, la chevauchée internationale des Cowboys fringants atteignait finalement Montréal jeudi soir, pour le premier de deux spectacles à La Tulipe. Deux évidences sautaient au yeux : cette virée ne cesse d’évoluer et son impact est aussi jubilatoire d’un continent à l’autre.

Par Philippe Rezzonico

Tout amateur du groupe de souche qui était présent dans l’ancien Théâtre des variétés pour cette généreuse performance de deux heures et quart avait de quoi être comblé. Que ce soit en raison des nouvelles compositions de l’album Que du vent ou de la fournée de classiques des Cowboys, le menu était copieux.

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Ariane Moffatt : Crevée avec éclat, la bulle!

Ariane Moffat, rayonnante, a livré son disque MA en totalité. Photo Catherine Lefebvre.

MA : titre du nouveau disque d’Ariane Moffatt, représente «une expérience sensorielle du vide en tant que substance, l’intervalle, la durée, la distance, non pas celle qui sépare, mais celle qui relie.» Ce n’est pas moi qui le dis. C’est écrit à l’intérieur de la pochette de l’album. Croyez-nous sur parole, mercredi, au théâtre Rialto, il n’y avait pas d’espace ni aucun vide à combler.

Par Philippe Rezzonico

Il y a des lancements d’album et il y a des mises en orbite. Celui d’Ariane Moffatt entrait dans la deuxième catégorie. Zéro distance entre le voisin à ta droite ou à ta gauche sur le parterre, tant le vieux théâtre rénové de l’avenue du Parc était bondé.

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Hommage à Jacques Brel: le ton juste

Pierre Flynn, fraternel dans La bière. Benoit Sarrasin au piano. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Brel. Un nom qui résume à lui seul une œuvre gigantesque et les fondements de la chanson d’expression française. Pas pour rien que plus de trois décennies après son départ et 45 années après sa dernière performance de scène, on le chante encore. Faut-il encore bien le chanter. Et le spectacle hommage Ne me quitte pas qui clôturait le festival Montréal en lumière a trouvé le ton juste.

Par Philippe Rezzonico

Je suis de ceux qui estiment qu’une grande chanson tient debout toute seule dans sa forme la plus épurée. Et des immortelles, Brel en a écrit et composé assez pour remplir des tas de boîtes de chocolat. Pour ce spectacle hommage qui allait de soi dans le cadre du festival qui faisait honneur à la Belgique, on pouvait difficilement être plus à fleur de peau. Un piano (celui de Benoît Sarrasin) et des voix.

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Simple Plan : frénésie et fans à vie

Simple Plan: un plan simple, mais d'une efficacité redoutable. Photo Rogerio Barbosa.

Comme des tas de groupes punk, Simple Plan devait durer le temps de deux ou trois disques. Treize ans après leur formation, une décennie après leur premier album et des millions de disques écoulés de par le monde depuis lors, le groupe est plus populaire et rassembleur que jamais comme on l’a constaté, jeudi, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Pourquoi ? S’il fallait tenter de trouver une raison au succès mondial du groupe francophone qui a décidé de faire carrière en anglais, c’est au parterre et dans les gradins qui accueillaient près de 12, 000 spectateurs que l’on trouverait l’explication.

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