The Barr Brothers en mode consécration

Brad Barr, leader d'un groupe inventif et novateur. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Après La Sala Rossa en mars et la première partie d’Arcade Fire au Métropolis en septembre 2011, The Barr Brothers s’offraient un Club Soda plein à craquer, mercredi, au Festival Montréal en lumière. Certes, le passage à l’émission de David Letterman en janvier a créé un engouement supplémentaire, mais la vérité, c’est que la splendide musique du groupe atypique est en train de prendre de plein droit sa place au rang des plus belles réalisations musicales récentes.

Par Philippe Rezzonico

The Barr Brothers, c’est tout sauf votre band folk habituel. Brad Barr chante d’une voix grave et joue de la guitare, frérot Andrew se charge de la batterie, Andrés Vial tâte des claviers, de la basse et de divers instruments, tandis Sarah Pagé en impose – au sens propre et au sens figuré – avec son jeu cristallin à la harpe. Une harpe, au sein d’un orchestre symphonique de 65 musiciens, ça passe presque inaperçu. Mais dans un quatuor à prédominance folk, c’est massif.

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Antoine Gratton, la dynamo humaine

Antoine Gratton, survolté. Photo courtoisie Montréal en lumière/Valérie Jodoin-Keaton

Connaissez-vous Mr. Excitement ? C’était le surnom de Jackie Wilson, l’une des plus formidables bêtes de scène de l’histoire de la musique américaine. Mardi soir, on avait son équivalent québécois au Club Soda. Il a pour nom Antoine Gratton et quand il décide de faire la fête, rien n’y personne ne peut y résister.

Par Philippe Rezzonico

Vêtu de son costume or à paillettes qui se veut la version ajustée du costume d’Elvis des années 1950, dansant au parterre, martyrisant ses ivoires, debout sur des tabourets, couché sur la scène, accoudé au bar, virevoltant avec ses choristes, chantant à tu tête et calant des shooters, Gratton n’a pas offert un spectacle. Ni même livré une performance. Il a dynamité le Club Soda.

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Rideaux ouverts: Tell quelle

Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc

C’était la rentrée du disque Rideaux ouverts. On ne pouvait trouver mieux. On avait déjà vu Diane Tell dans un contexte de performance intimiste, mais rarement voit-on une artiste se présenter devant public avec le désir d’être à ce point sans fard. Rideaux ouverts ? Fenêtre toute grande ouverte, oui… En fait, lundi soir, Diane Tell été un véritable livre ouvert en mode acoustique et en formation électrique, souvent, longtemps et énormément.

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps que la Québécoise immigrée en France avait mis en marché un disque au Québec avant qu’il ne soit disponible dans l’Hexagone, d’où cette première à L’Astral pour le festival Montréal en lumière. Une seule performance unique. Pas de redite. C’est pour ça que les spectateurs ont remarqué plein de gens filmer la prestation. En vue d’un DVD à venir ? Non. Archives personnelles de l’artiste qui voulait en garder un souvenir impérissable.

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Vagabondages en lumière

Le site de Montréal en lumière 2012. A des années-lumières des débuts. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

The Lady is a Tramp, chantait le Rat Pack dans le temps. Hommes, femmes, enfants, Belges, musique, frites et chocolat : le week-end, en effet, était propice aux vagabondages de toutes sortes lors du festival Montréal en lumière. État des lieux.

Par Philippe Rezzonico

Je suis bien resté immobile deux minutes, vendredi, histoire de prendre le temps d’admirer le site extérieur du festival MEL et de faire le lien avec le passé. Il y a 13 ans, lors de la première édition, il y avait une grosse boule qui ne servait pas à grand-chose sur l’esplanade de la PdA, une glissade faite de neige naturelle, un froid de canard et 37 personnes se demandant ce qu’elles faisaient là.

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Philippe B et ses somptueux fantômes

Philippe B et le Quatuor Molinari pour l'intégrale de Variations fantômes. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

 

Si tu espères voir des fantômes, aussi bien sortir à l’heure où ils pourraient être pris d’une envie d’aller prendre l’air. Le deuxième spectacle offert vendredi soir sur le coup de 23 heures par Philippe B et le Quatuor Molinari au Conservatoire de musique était donc tout indiqué : L’intégrale de Variations fantômes en chair, en os et en musique. Somptueux fantômes, en vérité.

Par Philippe Rezzonico

Quelque part, durant l’enchaînement de Reprise et Ma photographe, je me suis dit «  Non mais, qu’est-ce que c’est magnifique ! », évidemment en pensée, pour respecter le silence absolu qui régnait dans la salle de concert où Philippe B, le Quatuor Molinari et leurs neuf collègues musiciens nous transportaient dans un univers d’une beauté musicale renversante.

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Tous les visages de Catherine Major

Catherine Major a offert une performance digne de son intensité proverbiale lors de sa rentrée montréalaise. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Pour une artiste dont le plus récent album se nomme Le désert des solitudes, Catherine Major était remarquablement entourée sur la scène du Club Soda, jeudi soir. Entourée des Mommies on the run (son quatuor à cordes), de ses princesses (ses musiciens masculins) et d’une foule attentive qui a pu goûter toutes les nuances de ses riches compositions, l’artiste la plus stressée qui soit a offert une performance à son image : intense, éclatée, lumineuse… et absolument pas linéaire.

Par Philippe Rezzonico

Parfois, on présume avant d’entrer dans une salle. Ce fut mon cas, jeudi. Je me disais qu’on allait avoir droit à des tas de chansons du nouvel et excellent disque de Major paru en octobre, album à la charpente classique et un tantinet atmosphérique s’il en est un. Avec présomption que nous allions avoir droit à un spectacle « d’écoute ». Imaginez, quand j’ai vu la sélection de chansons remises aux médias que la grande Catherine allait interpréter toutes les pièces de son disque…

Sauf que la scène, ce n’est pas le studio. C’est là que les artistes vivent avec les nuances, les éclats, les dérapages, bref, tout ce qui fait qu’un spectacle est une performance humaine. Major a bien compris ça.

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Bon anniversaire Madame Gréco !

Juliette Gréco en spectacle à Paris. Le triomphe de la légende. Photo Marie-Noëlle Robert-Théâtre du Châtelet.

PARIS – Ça se traverse et c’est beau. C’est le titre du tout nouveau disque de Juliette Gréco qui atteindra nos rives dans deux semaines. Le concept ? Un disque dont les chansons sont liées aux ponts de Paris. Le pont, cela fait des années que Juliette Gréco le fait entre les générations qui n’ont pu entendre en personne tous les géants dont elle interprète les immortelles. Mardi soir, au théâtre du Châtelet, c’est ce qu’elle a encore fait le soir de son 85e anniversaire de naissance. Moment d’émotion pure.

Par Philippe Rezzonico

Un théâtre. Un vrai de vrai théâtre d’Europe avec ses loges et ses balcons étagés en demi-cercle comme il s’en faisait il y a quelques siècles. Ça change drôlement la perspective avant d’assister à une performance de Juliette Gréco. L’important, bien sûr, sera toujours le contenu, à savoir la performance, mais quand le contenant est aussi beau, ça rehausse le plaisir.

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Les Cowboys à L’Olympia, acte 2: en Français dans le show

Les Cowboys à L'Olympia: fougue, énergie et foule survoltée. Photo Étienne Chaput.

PARIS – « Une autre ! Une autre ! Une autre ! » Cette façon tout à fait française de demander des rappels est un classique en son genre. Et d’entendre le public parisien hurler sa joie aux Coboy fringants lundi soir, était l’une des nombreuses variantes en regard des spectacles vus au Québec au cours des ans.

Par Philippe Rezzonico

En passant, il n’y a pas de coquille dans le premier paragraphe : Coboy, c’est voulu. Les Français ne prononcent pas Cowboys (Kaw-boys) à l’anglaise, mais bien à la française (Co-boy). Cela noté, à ceux qui doutent encore que la bande de québécois n’est qu’un phénomène de curiosité en Europe, on vous confirme que le doute n’est pas permis.

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Les Cowboys à L’Olympia, acte 1: le rituel perfectionniste

PARIS – Pas d’équivoque. Les Cowboys sont bel et bien entrés dans Paris. Pacifiquement, cela va de soi… Les lettres géantes qui ornent la marquise de L’Olympia sont là pour le confirmer, sauf que l’on entre pas par le 28 boulevard des Capucines. On contourne le coin gauche pour tourner sur la rue Caumartin et pousser la porte du 18, celle de l’entrée des artistes.

Par Philippe Rezzonico

Entrée côté jardin, donc, pour assister au test de son des Cowboys fringants qui s’offraient lundi soir le premier de trois spectacles en huit jours à la mythique salle. Pas le choix de passer par là en fin d’après-midi, d’autant plus qu’il y a déjà des fans du groupe qui font la queue pour s’assurer d’être les premiers dans la fosse afin d’être collés sur la grille qui protège la scène. Cinq heures avant le début de la performance… Ça aussi, cela va de soi.

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Indochine : la célébration explosive de la renaissance

Indochine a incendié le Zénith, jeudi soir à Paris. Photo Marc Tabouret.

PARIS – Que peut-on faire après s’être offert le Stade de France ? On se souvient de ce qui nous a mené là. Et pour Indochine, ce fut l’album Paradize, lancé en 2002, qui symbolise cette renaissance. Renaissance soulignée cette semaine par l’entremise de deux concerts exclusifs au Zénith de Paris pour célébrer le 10e anniversaire de la parution du disque qui a relancé la carrière d’un groupe qui aura fait l’histoire. Rue Rezzonico a assisté au deuxième spectacle. Compte rendu d’une soirée unique.

Par Philippe Rezzonico

Une heure et demie d’attente dans le vent glacial et sous un mercure inférieur au point de congélation.  Détail pour un Canadien errant fraîchement débarqué du Québec, mais situation exceptionnelle pour les Parisiens qui ont fait la queue sans sourcilier dès jeudi après-midi en vue de la deuxième performance d’Indochine au Zénith.

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